‹ La philosophie pratique de Kant [microform]Chapitre 99 sur 345 · Lose Hlàttev ans Kants Nachlass, n» 0, I, p. lyiO · texte numérisé non relu

Lose Hlàttev ans Kants Nachlass, n» 0, I, p. lyiO

Kant a esquissé une théorie morale fondée sur une relation de la liberté et du bonheur, analogue à la relation que la Critique établira entre le moi de l'aperception et l'expérience. Cependant les termes de l'analogie qui sont empruntés à la doctrine de la Cr/Z/Vyw^? ne sont pas assez nettement définis pour que l'on puisse supposer cette doctrme même complètement achevée: en outre la doctrine achevée paraît avoir exclu, comme cadrant mal définitivement avec elle, r ébauche de système moral que kant a ici tracée. 11 y a donc tout lieu de croire que ce fragment est antérieur à 1781 '. Voici ce qu'il contient essentiellement :

Les plaisirs qui alfectent notre sensibihté sont relatifs à

I Reicke, en publiant le fragment, l'avait reporté aux années postérieures k 1-80, même à 1790. Interrogé par HolTVling sur les motifs qui lui avaient fait fixer ces dates, Reicke a reconnu dans une lettre particulière du 10 novembre 1802 qu'il excluait décidément les années postérieures a 1790, que pour des raisons d'écriture il préférerait les annécsqui ont suivi 1780, mais que rien toutefois n'empêchait absolument d'accepter les années immédiatement antérieures à 1780. Huflding conclut pour son compte que le Iragment a eto écrit quelcpie temps avant la .lornière rédaction de la Cntu/ue de la liaison pure V l'article cité de llolVding dans VArc/in^ fur Geschichte der Philosouhie VU p 461. — D'après Rielil (Compte rendu de VArclus' fur i.eschichtc der Philosophie) le fragment constitue un document important pour la connaissance de l'évolution de la morale de Kant et doit avoir été compose au plus tard vers le milieu de la période 1770- 1780. 1\ . p. 720. --Fôrster(/;er EnUvicklungsgang der kantischen Ethik, p. Sy) place le fragment aux environs de 177^. — Adickes, dans le compte rendu du travail de borslcr (Deutsche LiUeraiurzeitung, 21 avril 1894, p. ^87) le place aux environs de 1781, probablement avant 1781. - Menzer, dans l'étude deja ciUe {kantstudien, m, p. 70) le place avant la Critique - En revanche. Thon {Die Grundprinziuien der kantischen Moralphilosophie in ihrer tnt^;^'icke. lung, p. 35) le place entre 1781 et 1784, plus précisément en 178^; les raisons qu'il invoque se ramènent à celle-ci : la Critique de la Raison pure a insulViiamment défini les rapports du problème de la liberté et du problème moral • le fragment apporte une définition plus exacte de ces rapports, qui sera elle-même remplacée i-ar une nouvelle définition, celle-ci décisive, dans la Grundiegung zur Metaphysik der Sitten. — Il est vrai que la Critique de la Raison pure est loin d'avoir constitué définitivement, même les parties essentielles de la morale de Kant, et qu'elle n'est pas, dans les indications qu elle fournit là-dessus, pleinement cohérente ; mais la conception de la liberté, et incidemment de la moralité, qui est exposée dans la Dialectique, origine de la systématisation future, marque un progrès sur les idées du fragment^ lUon a invoqué surtout comme terme de comparaison le Canon de la Raison pure dlns la Méthodologie transcendantale ; mais outre que le rapprochement ainsi opéré ne serait pas aussi concluant qu'il le croit, il y a, comme nous le Nerrons (deuxième partie, chapitre premier), des motifs sérieux de penser

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