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ce sont les lois morales) leur nécessité intrinsèque suppose la nécessité de leur condition : « Puisqu'il y a des lois pratiques, qui sont absolument nécessaires (les lois morales), si ces lois supj)osent nécessairement quelque existence comme condition de la possibilité de leur force obligatoire, il faut que cette existence soit postulée, parce qu'en effet le conditionné dont part le raisonnement pour aboutira cette condition déterminée est lui-même connu a priori' comme absolument nécessaire. Nous montrerons plus tard au sujet des lois morales qu'elles ne supposent pas seulement l'existence d'un Etre suprême, mais qu'encore, comme elles sont absolument nécessaires à un autre point de vue, elles la postulent à juste titre : postulat, à vrai dire, seulement pratique'. » L'affirmation de Dieu est donc liée à nos facultés pratiques par une relation qu'énonce le terme encore imparfaitement défini de postulat. Mais nous sortons alors de cette théologie mixte qu'est la théologie naturelle pour entrer dans la théologie morale proprement dite ; nous passons de conceptions encore à demi théoriques, qui n'intéressent la moralité que par leur contact avec elle, à des conceptions exclusivement pratiques qui rattachent la moralité, comme une solution actuellement nécessaire pour nous, à sa condition suprême. Ce passage se fait parla notion d'un ordre des fins, selon que cet ordre des fins est admis comme réglant la spécification de la nature dans le contingent et le particulier, ou rpi'il est posé comme devant résulter de l'obéissance à la règle qui oblige notre volonté. Cependant s'il est de l'essence de la pensée criticiste d'opposer la théologie morale à la théologie spéculative, cette opposition ne suffit pas pour y satisfaire pleinement : il faut encore que la position primordiale de la loi morale par rapport à toutes les au 1res affirmations pratiques soil étal>lie. Or Kant pose ici encore la loi morale, si nécessaire qu'elle soit en elle-même, sous la condition d'un Etre