‹ La philosophie pratique de KantChapitre 134 sur 361 · I. IV, p · texte numérisé non relu

I. IV, p

a. Cf. Benno Erdmanii, Prole^oniciia, Einleituii'

200 LA IMULOSOIMllE l'JlATlQLE DE KANT

peuvent nous instruire positivement, servent du moins à détruire les affirmations du matérialisme , du naturalisme et du fatalisme, affirmations téméraires et qui rétrécissent le champ de la raison, par là à ouvrir un espace libre aux idées morales en dehors du domaine de la spéculation ; et voilà, ce me semble, ce qui expliquerait dans une certaine mesure cette disposition naturelle '. »

Kant ne semble donc pas avoir encore exactement déterminé le rapport des idées qui doivent constituer le système de la morale, ni clairement aperçu la conception qui organisera le système. On peut suivre la trace de ses hésitations et de ses recherches à cette époque dans ses Leçons sur la doctrine philosophique de la Religion, qu'a publiées Pôlitz - : c'est dans le semestre d'hiver de 1783-178^ que Kant enseigna à part pour la première fois la théologie philosophique, devant un nombre étonnant d'auditeurs, selon ce que Hamann écrivait à llerderle 92 octobre 1788^ : c'est àcette date que se rapportent, pour des raisons internes ' et pour des raisons externes '\ avec la plus grande vraisemblance les Leçons qui nous ont été conservées.

Page 1