‹ La philosophie pratique de KantChapitre 135 sur 361 · I. IV, p. m · texte numérisé non relu

I. IV, p. m

a. Vorlesaiigen iiher die pitilosophische Feligloiislelire, i'"^' cdilion. 1817 ; 3« édition, i83o. — Nos renvois se réfèrent à la deuxième édition.

[\. Ed. Roth, W, p. 35/|. — Cf. Em. Arnoldl, Kritisc/ie /ixciirse, p. 591- 596.

h. V. Waltcr B. Watennan, Kant s Lectures on llie philosop/iical theory of Religion, Kantstudicn, lll, p. 3oi-3io.

f). Je m'étais adressé à M. le Prof. Ilcinze, charité de préparer une partie de l'édition nouvelle des œuvres de Kant, pour savoir s'il n'avait pas quelque manuscrit permettant de fixer par des signes externes la date des lierons sur la doctrine philosoplnqae de la h'eligion ; iM. le Prof, lleinze a bien voulu me répondre qu'un cahier qui a été conservé, et qui donne presque entière ment le même texte que les Leçons, indique comme date du commencement des Icf-ons, le i3 novembre 1783. Ce renseignement est confirmé dans la dernière édition (IX'') du Grundriss d'Ueberweg lleinze, III, i, p. 290. — A remarquer que ces Leçons contiennent quelques passages, p. 65-67, 70-71. littéralement reproduits de; la Critir/ue de la Raison pure, lll, [>. !\iù-'ai'.\,

LES LEÇONS SLR LA Df)CTKl>E PE LA RELIGION •JJ'j

Ces Leçons foites d'après Baumgarten et Eberhaidont de grandes afFiiiités avec la partie des Leçons sur la Métap/iysiijae comme avec la partie de la Critique de la Raison pure ([iii sont consacrées à la théologie rationnelle. Elles reproduisent les mêmes grandes divisions de cette théologie en théologie transcendantale, théologie naturelle et théologie morale. La théologie transcendantale, qui essaie de dériver d'un concept l'existence d'un Etre nécessaire', nous présente de Dieu une idée à coup sûr très épurée, mais très pauvre ; elle est surtout, par rapport aux autres sortes de théologie, propédeutique : par son caractère strictement rationnel, elle exclut lanthropomorphisme, mais au prix de toutes les déterminations de Dieu qui nous intéressent ; le déiste qui s en contente n'est guère en accord avec la conscience du genre humain". La théologie naturelle nour fournit, elle, au lieu d'une substance éternelle agissant aveuglément, un Dieu vivant, cause de toutes choses par son intelligence et sa liberté '. Elle ne peut d'ailleurs nous en présenter le concept que comme une hypothèse nécessaire de la raison, qui ne saurait sans danger se convertir en une explication directe des phénomènes de la nature. Elle doit se tenir en garde contre ce qui est son vice naturel, l'anthropomorphisme, non seulement contre l'anthropomorphisme grossier qui, en prêtant à Dieu une figure humaine, trahit trop visiblement son défaut, mais encore contre l'anthropomorphisme subtil, qui en rapportant à Dieu des attributs de l'homme, néglige d'affranchir ces derniers de leurs limites \ Ce n'est pas à dire cependant qu'il nous soit défendu de rien affirmer de Dieu qui nous intéresse : et, comme dans les Prolégomènes, Kant combat les objections de Hume contre le théisme. Ici, il les combat comme contradictoires avec la finalité de l'univers. Le monde en général, surtout

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