‹ La philosophie pratique de KantChapitre 14 sur 361 · LA PERSONNALITÉ DE RANT · texte numérisé non relu

LA PERSONNALITÉ DE RANT

lonlé et la conscience de cet effort, soumise à la même loi et tournée vers la même fm.

On sait quels exemples kant eut d'abord sous les yeux : un père de condition modeste, d'instruction brève, mais d'intelligence droite, d'activité laborieuse, d'honnêteté sévère, ennemi de tout compromis et de tout mensonge ; une mère de grand esprit naturel et de grande noblesse de sentiment, très pénétrée de sa foi piétiste, mais sans superstition et sans fanatisme'. Kant reconnaissait avec émotion tout ce qu'il devait à cette éducation du foyer. « Jamais, au grand jamais, disait-il, je n'ai rien eu à entendre de mes parents qui fût contre les convenances, rien à voir qui fût contre la dignité "». A sa mère surtout il fut toujours lié, non seulement par toute la tendresse et la gratitude de son cœur, mais encore par les dispositions morales profondes qu'en lui il sentait venir d'elle. Il laissait Borowski écrire que cette obligation de la raison pratique, selon laquelle nous devons travailler à notre sainteté, il en avait eu de bonne heure par sa mère la révélation typique ^ En con-

1. Borowski, Darstellung des Lehens iiiid Charakteis /niiiianiicl Kant' s, i8o4, p. 21-24. — Jachmann, Iminanuel Kant geschildert in Brie/en an einen Freiind, i8o4, p. 98-100. • — ■ ^^'asianski, Tmnianuel Kant in scinen letzten Lehensjoliren, i8o4, dans Hoffmann, Immanuel hant, Ein Lehenshild itach Darstellungeii seiner Zeitgenossen, 1902, p. 34 1-345. — Schubert, Immanuel Kant's Biographie, 1842, dans l'édition des OEuvres de Kant par Rosenkranz et Scliubert, XI, 2. p. i4-i7.

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