‹ La philosophie pratique de KantChapitre 15 sur 361 · Borowski, p · texte numérisé non relu

Borowski, p

3. Borowski, p. 23. — « Ma mère, se plaisait à dire Kant, était une l'emmc affectueuse, riche de sentiment, pieuse et probe, une mère tendre qin par de pieux enseignements et l'exemple de la vertu conduisait ses enfants à la crainte de Dieu. Elle m'emmenait souvent hors de la ville, attirait mon attention sur les œuvres de Dieu, s'exprimait avec de pieux ravissements sur sa toute-[)uissance, sa sagesse, sa bonté, et gravait dans mon cœur un profond respect pour le Créateur de toutes choses, .le n'oublierai jamais ma mère; car elle a déposé et fait croître le premier germe du bien en moi ; elle ouvrait mon cœur aux impressions de la nature ; elle excitait et élargissait mes idées, et ses enseignements ont en sur ma vie une intlcnce salutaire toujours persistante. » Jachmann, p. 99-100.

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liant à Schultz, pour qui elle avait une vénération extrême, le soin de diriger l'éducation d'Emmanuel, la mère de Kant savait bien que Icnfance et la jeunesse de son fils seraient entretenues dans le respect des choses morales et religieuses. Au fait, Kant subit avec admiration l'ascendant de Schultz, et il garda de cette inlluence qui s'était prolongée du collège à l'Université un tel souvenir, que maintes fois dans ses dernières années il regretta de n'avoir pas. rendu à son maître quelque hommage solennel ^ Cependant il avait peu de goût pour ces pratiques de dévotion multipliées et minutieuses dont le piétisme avait composé pour une large part le régime du collège": il aurait dit plus lard à llippel qu" « il se sentait envahi par la terreur et l'angoisse toutes les fois qu'il se mettait à se rappeler cet esclavage de jeunesse ^ ». Ce qui paraît certain, c'est qu'il fut de plus en plus enclin ù dégager ses convictions rehgieuses et morales de tout formalisme extérieur '. A quel point même il fut disposé à réagir contre tout ce qui lui semblait dans les pratiques de la foi dénaturer, par surérogalion illusoire ou par corruption, le pur commandement de la moralilé, on peut le comprendre par la critique quà plusieurs reprises il a faite de la prière \

1. Borowski, p. i5o-i52. — Wasianski, loc. cit., p. 3'io-3'ii.

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