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alors même que ces moyens impliqueraient des connaissances synthétiques, ils n'en resteraient pas moins reliés à la fin par un rapport purement analytique ; un rapport analytique, n'ajoutant rien à un concept, n'exige pas non plus d'éclaircissement particulier.
Il en est de même, au fond, des impératifs de la prudence; ils ne diffèrent de ceux de l'habileté qu'en ceci, qu'ils partent du concept d'une fin réelle, poursuivie par une inclination naturelle et irrésistible. Sans doute le bonheur, quoiqu'il soit universellement désiré, n'est pas l'objet d'une notion claire et déterminée, et il ne comporte souvent par suite que des moyens également peu précis et peu définis ; mais cette indétermination ne change pas la nature du lien par lequel la volonté rattache dans ce cas les moyens à sa fin ; si le bonheur ainsi que les moyens d'y arriver pouvaienl être exactement connus, il n'y aurait à cet égard aucune différence entre les impératifs de l'habileté et ceux de la prudence. La même explication vaut donc en principe pour les deux espèces ' .
Mais l'impéralif catégorique ne se borne pas à prescrire un acte logiquement présupposé dans un vouloir antérieur ; il lie véritablement la volonté à la loi, au lieu de lier simplement, sous l'apparence de la loi, la volonté à telle de ses déterminations matérielles; par conséquent aussi, il lie la volonté à la loi, non par les actions particulières que la volonté accomplit, mais par la maxime qui sert de principe à ses actions. Or cette liaison originale, qui n'est pas plus une donnée d'expérience qu'une relation analytique, comment en rendre compte?
Avant d'en poursuivre la raison, il faut en rajipeler le sens et en fixer la formule. Le concept de f impératif catégoiique ne suppose aucune condition extrinsèque mais il su])posc intrinsèijuement, outre la loi, la nécessité que la maxime, c'est-à-thrc le principe t^ubjectif de notre action,