IV, p
2. Voilà pourquoi elle est équivalente de l'idée même de liberté. Kritik der praktischen Verniinft, V, p. 91.
3. « L'idée de la loi morale est la personnalité même. » Die Beli^ion, VI, p. 122.
substances'. Dans son expression plus concrète, c'est à l'idée de l'humanité qu'elle se rattache, de l'humanité (( considérée tout ù fait intellectuellement' », conçue dans sa capacité de réaliser une sorte de volonté universelle, législatrice pour des fins objectives communes ^ En même temps, elle retient et développe les deux significations qu'elle tient de sa double origine, à la fois chrétienne et juridique. La personnalité, c'est l'homme en ce qu'il a de plus intérieur, l'homme dans sa plus intime union avec la loi morale qui est sainte : voilà pourquoi l'humanité est sainte en sa personne'. Cependant cette inviolabilité de la personne, mise au-dessus de tout, même des sentiments en apparence philanthropiques et généreux qui prétendent servir autrui sans son consentement, ne peut être garantie que dans un ordre où seule la loi gouverne, pour les affranchir de tout arbitraire, les mutuelles relations humaines : de là l'esprit a juridique » qui anime la doctrine kantienne, et qui comprend la moralité comme une légalité interne, assurant l'égalité réciproque des agents volontaires, et (( limitant toutes les fms subjectives' ».
1 . V. dans la Critique de la raison pure l'examen des paralogismes de la psychologie rationnelle, spécialement du troisième, III, p. ôgd 897.
On sait que la « personne » au point de vue théorique désigne pour Kant le sujet logique qui a conscience de son identité numérique dans la diversité des représentations, mais qui ne saurait être déterminé comme substance. Sur les divers sens du terme de personne, et leur rapport chez Ivant, v. Daniel Greiner, Der Be^riffder Persônlichkeit hei Kant, Archiv fur Geschichte der Philosophie, X, p. iio-84.