Y. plus haut, p. 174 sq
2. Von den verschiedenen liacen der Menschen (1775). — Bestimmun^ des Bei^nfjs einer Menschenrace (1785). — V. plus haut, p. 160-162.
3. Ueber den Gebrauch teleologischer Pi-ittcipien in der Philosophie 1-88. —Cf. Lose Blàtter, G 5, I, p. 187.
5l6 LA PHILOSOPHIE PRATIQUE DE KA^T
fondamentales que l'on lait ensuite agir mécaniquement. Or le concept d'un être organisé, impliquant l'idée d'une matière dans laquelle tout se lie réciproquement comme moyen et fin, ne peut être compris que comme un système de causes finales ; il exclut donc, au moins pour la raison humaine, la possibilité d'une explication purement physicomécanique. En juger autrement, c'est s'égarer dans les rêves de la métaphysique, ou plutôt, de l'hypermélaphysique. Car la métaphysique véritable connaît les limites de la raison humaine ; elle s'oppose donc à ce que l'on admette, sous quelque nom que ce soit, une force qui, chargée de rendre compte de la finalité manifeste des êtres organisés, y prétendrait en dehors du type sous lequel la finalité nous est connue, à savoir, la représentation, par une intelligence, d'idées produisant certains ciTets. Ni mécanisme se substituant par des concepts fictifs à la finalité, ni finalité inconsciente se projetant arbitrairement dans la nature : voilà ce que soutient expressément la philosophie critique '. (( Des fins, concluait Kant, ont un rapport direct à une raison, que cette raison soit une raison étrangère, ou qu'elle soit la nôtre propre. Mais pour admettre aussi des fins dans une raison étrangère, nous devons poser en principe la nôtre propre comme un analogue de l'autre, parce que des fins ne peuvent aucunement être représentées sans une raison. Or les fins sont de deux sortes, fins de la nature ou fins de la liberté. Qu'il doive nécessairement y avoir des fins dans la nature, aucun homme ne peut l'apercevoir a priori ; au contraire, un homme peut parfaitement apercevoir a priori qu'il doit y avoir nécessairement dans la nature un enchaînement des causes et des elfets. Par suite l'usage du principe téléologi(|ue par rapport à la nature est toujours empiriquement conditionné. 11 en serait de même des fins de la liberté, si les objets de la volonté devaient être préalablement donnés à celte dernière comme principes de détermi-