‹ La philosophie pratique de KantChapitre 246 sur 361 · Cf. Ueber Philosophie uberhaupt, VI, p · texte numérisé non relu

Cf. Ueber Philosophie uberhaupt, VI, p

non qu'il peut être, dans ce qu'il a de pur, sous la dépendance d'un concept ; de toute façon il ne peut y avoir de règle objective du goiit pour déterminer ce qui est beau ; il n'y a pas de fin matérielle à laquelle le beau se ramène ' . Au point de vue de la modalité, est beau ce qui est reconnu sans concept comme l'objet d'une satisfaction nécessaire. Il y a un rapport naturel entre le genre d'universalité et le genre de nécessité propres au jugement de goût. Le jugement de goût n'a ni l'universalité théorique objective du jugement de connaissance, ni l'universalité pratique objective du jugement moral: il a cette universalité subjective qui se traduit par la propriété qu'a le sentiment esthétique de devoir se communiquer, La nécessité qui correspond à cette sorte d'universalité n'est ni théorique, ni pratique, d'aucune façon, objective : elle est exemplaire. C'est la nécessité de l'assentiment de tous à un jugement considéré comme l'exemple d'une règle impossible à fournir. Cette nécessité resterait hypothétique, si nous ne pouvions pas affirmer qu'il y a un principe subjectif qui détermine par le sentiment seul et non par des concepts, d'une manière néanmoins universellement valable, ce qui plaît ou déplaît. Ce principe doit exister, du moment que l'universalité du jugement de goût n'est pas une illusion, et Kant le nomme sens commun (Gemeinsinn ' ; il est la faculté de se modeler sur le jugement de goût comme si ce jugement avait la valeur d'un principe objectif, sans que cependant il y trouve plus qu'un exemple^.

L'analyse du sublime s'adjoint naturellement à l'analyse du beau, bien que le sublime dépende moins d'une finalité de la nature que d'une disposition de notre esprit. Le

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