I. Cf. V, p. /i3/i,p
9. Cf. V, p. 387. — Cf. Metaphysische Anfangsgrûnde der Naturwissenschaft, IV, p. 44o : « C'est sur la loi de l'inertie (jointe à la loi de la persistance de la substance) que la possibilité d'une science propre de la nature repose tout entière, h'hjlozoïsme, qui est le contraire de cette loi, est par là aussi la mort de toute science vraie de la nature. » — Cf. Heinze, Vorlcsungeii Kants, p. 208 [628].
puis juger de la possibilité de ces choses et de leur production qu'en concevant une telle Cause. Certes un jugement de cette sorte est nécessaire, puisque sans lui on ne peut étudier par une observation suivie les êtres organisés ; il comporte aussi une extension, sinon indispensable, du moins très utile, à l'ensemble de la nature, puisqu'il consiste à rechercher beaucoup de lois que nous négligerions, faute de pouvoir les rapporter au mécanisme; mais il reste toujours simplement régulateur. Ainsi il nous empêche de considérer les limites de nos explications mécanistes comme de simples bornes qu'un plus puissant effort du génie humain pourrait non seulement reculer, mais franchir, d'espérer la venue de quelque nouveau Newton que n'arrêterait plus, dans sa superbe tentative de tout ramener à des forces naturelles sans dessein et sans plan, la production d'un simple brin d'herbe. Mais ce serait aussi une erreur que de traiter dogmatiquement ce concept de fin de la nature de façon à en faire une loi objective des choses et à violer ainsi les droits du mécanisme '.
En réalité, la distinction nécessaire et l'accord possible de ces deux sortes de causalité repose sur l'existence d'un principe qui est en dehors de toutes les deux, d'un principe qui, n'étant pas donné dans une représentation empirique, est supra-sensible, qui, étant supra-sensible, reste inaccessible à toute connaissance déterminée. Ce principe, c'est le fondement ou le substratum de cette nature que nous ne saisissons, nous, que dans l'cusemble de ses phénomènes. Mais précisément parce que ce principe reste pour nous indéterminé, il ne peut permettre que le Jugement déterminant explique par lui le système où se concilient, sans confusion et sans restriction, les deux sortes de causalité ; et comme il est supra-sensible, il requiert que dans ce système ce soit le mécanisme qui se subordonne à la finalité. En effet, tandis que la suprématie du mécanisme rendrait