‹ La philosophie pratique de KantChapitre 28 sur 361 · Kritili der reiiien Vemunft, III, p · texte numérisé non relu

Kritili der reiiien Vemunft, III, p

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Outre les molifs du jugement, il semble qu'on ait les aveux. Certes il ne serait guère équitable de retourner contre Kant le fait que sa doctrine jirétend eti'c maîtresse, non seulement de science, mais de sagesse'. — car c'est là simple fidélité à ranti([ue idéal de la philosophie — ou le fait qu'elle établit la primauté de la raison pratique sur la raison spéculative ^ qu'elle érige l'homme comme être moral en lin de la création ^, — - car n priori on ne saurait décider que de telles conclusions doivent dépendre avant tout de dispositions subjectives et non de nécessités rationnelles. Mais à maintes reprises Kant paraît reconnaître que sa critique de la raison théorique n'est pas inspirée uniquement par des considérations intellectuelles, que si elle impose des limites à la science et si elle réserve des possibilités en dehors d'elle, c'est pour satisfaire aux besoins de la croyance ou aux conditions d'une doctrine morale à fonder. Il regarde comme l'une des lâches principales de la Dialectique transcendanlale (( de déblayer et d a lier mi r le sol pour le majestueux édifice de la morale ' ». Dans la Préface de la seconde édition de la Critique, il fait sa déclaration fameuse : « Je dus donc abolir le savoir afin d'obtenir une place pour la croyance \ » Vers la fin de sa vie, quand il pouvait le mieux se représenter, selon leur suite et selon leur importance, les pensées qui avaient engendré sa doctrine, ilnotaitceci : « L'origine de la philosophie critique est la morale, en considération de l'imputabibté des actions. Là-dessus conilit interminable. Toutes les philosophies ne sont pas dilférentes en substance jusqu'à la philosophie critique ^ » Parlant des deux théories qui

1. Kritih der roineii Vevnunft, III, p. 55i-552. — V. du reste ce que dit Kant un peu plus loin : « La philosophie rapporte tout à la sagesse, mais par la voie de la science, la seule qui, une fois Irayée, ne se rcl'crnie jamais cl ne permet pas que l'on s'égare. » III, p. 55g.

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