‹ La philosophie pratique de KantChapitre 29 sur 361 · Kritik der praktisclœn Vernunft, Y, p. I25 sq · texte numérisé non relu

Kritik der praktisclœn Vernunft, Y, p. I25 sq

3. Kritik der Urtheilskraft, V, p. /i48-4^9. 4- Kritik der reinen Veniunft, III, p. 260. h.. Kritik der reinen Vernunft, III, p. 25.

6. Reicke, Lose Blûtter ans Kants Nac/ilass, D i;i, i, I, p. 22^.

G'i I.V PFIILOSOPHIE PRATIQUE DK KA^T

sont, selon son expression, les deux pivots de son système , la théorie de l'idéalité de l'espace et du temps, et la théorie de la liberté, il laisse entendre que l'établissement de la première a été déterminé par l'établissement de la seconde : (( La réalité du concept de liberté cntranie comme conséquence inévitable la doctrine de l'idéalité des objets, comme objets de l'intuition dans l'espace et le temps". » Peut-être y a-t-il lieu d'abord de défendre Kant contre lui-même. La reconstitution de notre passé ne va jamais sans cette illusion de finalité qui nous porte à croire que nous avons voulu et préparé les choses selon l'ordre où nous nous les figurons aujourd'hui et selon le sens que nous leur attribuons actuellement. De plus en plus satisfait des garanties que sa philosophie donnait à la morale, Kant a pu estimer après coup que sa morale avait suscité les conceptions essentielles de sa philosophie. Nul doute qu'il n'ait ainsi refait son œuvre au lieu de la revoir. En ce qui concerne particulièrement l'ordre de dépendance des deux théories fondamentales du kantisme, il est bien certain que Kant la sur le tard interverti : la théorie de l'idéalité de l'espace et du temps a été établie historiquement avant la théorie de la liberté, et en a été la condition, non la conséquence. Sur quoi l'on peut assurément observer qu'une théorie ne fait souvent que parachever des tendances très anciennes, dont l'action antérieure, plus ou moins inconsciente, a pu être très elTicace et même déterminante. Mais on reconnaît alors, au bénéfice même de Kant, la nécessité qui s'impose à toute pensée humaine de se développer dans un milieu psychologique donné, l'impossibilité où elle est de philosopher d'emblée dans l'absolu. C'est à partir de dispositions sid)jectivcs, et c'est sur un contenu représenté par l'esprit subjectif que travaille l'intelligence philosophique la plus en quête d'objectivité: et sa tache consiste non pas à abolir ces doiuiées originelles, mais à empêcher qu'elles

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