‹ La philosophie pratique de KantChapitre 287 sur 361 · I. Cf. IVas ist Auflduning, IV, p. i65-i · texte numérisé non relu

I. Cf. IVas ist Auflduning, IV, p. i65-i

3. VI, p. S.Ti-SSg. — Oïl trouvera rappelées plus loin, dans l'exposé de la Doctrine du droit [)ublic selon la Métaphysique des mœurs, certaines des thèses et des indications fournies ici par Kant.

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6q/i LA PHILOSOPHIE PRATIQUE DE RAÎST

En matière de droit des gens, ce qui tend à mettre la pratique en dehors la tliéocie, c'est par exemple une thèse comme celle de Mendelssohn (Jérusalem, 2* section, p. 44- 47), d'après laquelle la marche de l'humanité n'est qu'une simple oscillation, tout pas qu'elle foit en avant étant suivi d'un égal recul qui la remet au même point. Dans l'ensemhle de l'espèce humaine il y aurait donc toujours un même degré de vertu et de vice, de religion et d'irréligion, de honheur et de misère, sans qu'aucune amélioration certaine soit jamais à espérer. Thèse décourageante autant qu'inexacte. Si l'on peut dire que l'homme vertueux, aux prises avec le malheur et la tentation et ne cédant ni à l'un ni à l'autre, est un spectacle digne de Dieu, ce serait un spectacle indigné, non seulement de Dieu, mais du plus simple honnête homme, que celui de l'humanité ne montant quelque peu vers la vertu que pour retomber plus lourdement dans le vice. Puisqu'il y a un progrès de la culture, pourquoi n'y aurait-il pas un progrès moral ? Que ce progrès soit souvent interrompu, sans doute ; maisiln'estjamais arrêté. Il reste toujours la maxime obligatoire de notre conduite, ce dont on ne peut point par conséquent affirmer l'impossibilité. Et non seulement il n'est pas iuqiossible, mais encore il est trop étroitement lié à l'existence d'une disposition au bien dans la nature humaine pour que la réahlé n'en doive pas être supposée. Donc, bien que prise en pitié par les hommes d'Etat qui n'y voient qu'une chimère puérile et pédantesque mise au jour par l'école, bien que contredite en fait par ce besoin de conquête qui pousse les hommes les uns contre les autres, par ces armements continuels qui troublent même la paix momentanée avec des cauchemars de guerre, l'idée d'une cité universelle de tous les peuples n'en a pas moins la puissance d'une règle obligatoire, d'autant plus capable de se réaliser dans la pratique qu'elle sera davantage reconnue comme une vérité : et elle a aussi pour elle le concours providentiel de la nature qui aboutit toujours à faire prévaloir sur les linspar-

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