‹ La philosophie pratique de KantChapitre 48 sur 361 · CRITIOI E DES CONCEPTS MORAUX ICI · texte numérisé non relu

CRITIOI E DES CONCEPTS MORAUX ICI

que la faculté de discerner le bien n'est pas, au sens strict du mot, un savoir, ce n'est pas la raison qui la constitue, c'est le sentiment, a C'est de nos jours seulement qu'on a commencé à s'apercevoir que la l'acuité de représenter le vrai est la connaissance, qu'au contraire la faculté d'avoir conscience du JAen est le sentiment, et que les deux ne doivent pas être confondues. De même qu'il y a des concepts indécomposables du vrai, c'est-à-dire de ce qui se rencontre dans les objets de la comiaissance considérés en eux-mêmes, de même il y a aussi un sentiment indécomposable du bien (ce sentiment ne se trouve jamais dans une cliose prise absolument, mais est toujours relatif à un être qui sent) \ » Le concept du bien est complexe et obscur : le propre de l'entendement, c'est de l'analyser et de l'éclaicir, c'est-à-dire de le résoudre dans les sentiments irréductibles auxquels il emprunte son contenu. Toutes les fois qu'une action est représentée immédiatement comme bonne , sans qu'elle puisse être ramenée à quelque autre action qui en justiflerait la valeur, la nécessité de cette action constitue un principe matériel de la moralité. 11 y a donc autant de principes matériels de la moralité qu'il y a de sentiments irréductibles. Le propre de ces principes matériels, c'est de pouvoir être immédiatement subsumés sous la règle formelle et universelle de l'obligation ; mais il reste entendu que sans ces principes et avec cette seule règle rien ne pourrait être déterminé en morale : de telle sorte qu'en fm de compte c'est bien le sentiment qui nous fournit la révélation positive de nos devoirs".

Le mérite d'avoir inauguré les études qui doivent mettre en lumière ce rôle du sentiment revient, selon Kant, à Ilutcbesonetà quelques autres qui ont déjà présente là-dessus

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