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de belles remarques '. Cette indication est complétée dans le Programme des leçons pour le semestre dliiver I765-I766^ (( J'exposerai pour le moment la Philosophie pratique générale el lu Théorie de la vertu, toutes deux d'après Baumgarten. Les Essais de Shaftesbury, d'IIutcheson et de Hume, cpii, bien (juiiicomplels et défectueux, ont cependant encore pénétré le plus avant dans la reclierclie des premiers principes de toute moralité, acquerront cette précision et cet aclièvement qui leur manquent ; et comme dans la doctrine de la vertu je rapporte toujours liistoriquement et pliilosopbiquement ce qui se fait avant d'indiquer ce qui doit se faire, je rendrai claire ainsi la métliode d'après laquelle il faut étudier l'homme, non pas seulement l'homme qui est dénaturé par la forme variable que lui imprime sa condition contingente, et qui comme tel est presque toujours méconnu même des philosophes, mais la nature de l'homme, qui reste toujours la même, et sa place propre dans la création, afin que l'on sache quelle perfection lui convient dans l'état de simplicité sans culture, quelle autre dans l'état de simplicité selon la sagesse ; ce qui est au contraire la règle de sa conduite lorsque, franchissant ces deux sortes de limites, il tache d'atteinch'e le plus haut degré de l'excellence physique et de l'excellence morale, mais est plus ou moins éloigné de toutes les deux. Cette méthode pour la recherche morale est une belle découverte de notre temps, et, si on la considère dans toute l'étendue de son plan, entièrement inconnue des anciens ' r>
D'une façon générale, cette méthode consiste à analyser les concepts moraux pour les réduire à des éléments impliqués dans l'expérience interne. L'observation psychologique est donc ici le plus précieux instrument de connaissance. Kant en emprunte le modèle aux philosophes anglais