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l/ia l'A PHILOSOPHIE PRATIQUE DE K\NT
métaphysique en elle-même, — « la métaphysique, dit Kant, dont le sort a voulu que je fusse éjiris, quoique je ne puisse me flatter d'en avoir reçu que de rares faveurs* » — est si peu condamnée définitivement, que, malgré toutes les fausses prétentions élevées en son nom, elle accorde son titre à la discipline morne qui les censure ^ comme au\ œuvres en projet oii doivent être établies la philosophie de la nature et la philosophie pratique^, qu'elle reste en outre le suprême idéal de l'activité de l'esprit \ Une fois supprimée l'interposition de la didactique wolffienne, une double libération s'opère, qui rend à l'idée d'un monde intelligible ainsi qu'à l'expérience la plénitude de leurs significations respectives. Certes la faculté reste encore assez indéterminée, par laquelle nous pouvons avoir accès au monde intelligible, et c'est cette indétermination qui fait le crédit des visions d'un Swedenborg ; mais il semble que la vie morale, posée d'abord très résolument en dehors de la connaissance, plus directement approfondie en elle-même, plus étroitement rattachée au pouvoir interne dont elle dérive, soit l'immédiation la plus positive du monde intelligible et de nous-mêmes ; déjà le sentiment dont parle Rousseau, entendu sans doute comme il devait l'être, moins comme un mode de notre sensibilité individuelle que comme une aperception spontanée de la vérité pratique universelle, nous restitue le droit à l'afFirmation métaphysi((ue '. Ainsi la critique, délibérément conduite, de