‹ La philosophie pratique de KantChapitre 87 sur 361 · IM · texte numérisé non relu

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I. P. 208-2 lo. Cf. Bcnno Erdniann, Reflexionen Kanls, II, ii» iii20. p. '|38. — Celle impuissance de iiolrn cnlcndonicnt à apercevoir la possibilité de la liberté est plus fortemeiil marcpi('e encore dans f(uelques-unes des Jié/Jexions que Benno Erdmann place dans celte période, v. u^'" i5ii. i52i. 102"), 1527, p. 43/(, .'139, f^f^Q.

LES LEÇONS SIU l.A AIKTVPIIYSlQt E 1 G()

tiiition qu'il faudrait pour la saisir '. D'ailleurs c'est plutôt le manque de cette intuition que le conflit de la liberté transcendantale avec la nécessité mécanique, que Kant invoque pour expliquer les doutes possibles. Trouvant dans l'expérience de la liberté pratique une sauvegarde suffisante pour les intérêts de la morale, il ne s'est représenté probablement ce conflit comme un conflit de la raison avec elle-même que le jour où il entrevoyait le moyen de le surmonter, le jour par conséquent où il commençait à deviner une distinction à étal)lir entre les antinomies mathématiques et les antinomies dynamiques ". Pour l'instant, il ne pose pas le problème de la liberté, dans sa Cosmologie, comme une antinomie, alors qu'il tend déjà assez visiblement à poser de la sorte les problèmes qui seront le fond de la première, de la seconde et de la quatrième antinomie dans la Critique de la Rdison pure \ Il ne paraît pas songer que la solution qui consiste à admettre, avec la série infinie des causes dans le monde, une cause première par delà la série', pourrait également justifier à la fois, autrement que par rapport à Dieu, la nécessité naturelle des événements et la spontanéité inconditionnée de la liberté. Il se borne à afllrmer que la nécessité aveugle contredit les lois de 1 entendement et de la raison; la nécessité est. comme le hasard, en opposition avec la nature et la liberté qui sont deux principes bien fondés d'explication \ C'est donc sous un autre aspect que ressort à ce moment, sur le problème de la liberté, la pensée de Kant: elle travaille à définir, en

I . Les [.econs sur la Métaphysique témoignent combien difficilement Kant a renoncé à la détermination des choses en soi; mais elles sont très nettes sur ceci, que nous n'avons pas d'intuition intellectuelle. V. p. 99; v. surtout p. loi-ioa la critique des conceptions mystiques d'un monde intelligible, qui supposent, comme chez Leibniz, une intuition intellectuelle des êtres pensants.

a. y. l'ébauche des formules qui serviront à établir cette distinction dans ((uelquesunes des Réflexions, il, n"^ i.'io,"'), IJ07, i5o8, p. 433.

3. 1\ 8't-87. — Cf. Adickes, Kaiits Systemaiik als systeminldcnder FacLor, p. 6^-68, lo.'t-ioq.

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