OBSERVATION II
(Cette observation qui fut l'objet d’une communication au Congrès de Montpellier (avril 1898) est due à l’obligeance de MM. Mowreux etLop). |
Jeune homme de 20 ans, sans antécédents rhumatismaux, contracte en mars 1897 une blennorrhagie qu’il ne traite pas ; il continue au contraire à faire usage de la bicyclette et de spiritueux.
Quinze jours après le début de l'écoulement uréthral, apparit une arthrite tibio-tarsienne droite qui, rebelle à tout traitement, dure plus de sept mois etse termine par une légère ankylose tibio-tarsienne.
Le soir du sixième jour de son arthrite, trois semaines par conséquent après le début de la blennorrhagie, le malade est pris de frissons, avec élévation de température, à 38%4 ; en mêmetemps il accuse une vive douleur dans la région inguinale droite : l’examen de la région ne révèle rien de particulier si ce n’est une sensibilité marquée, dans le triangle de Scarpa, pendant la nuit, malaise, douleurs BR le long du membre. \
Le lendemain matin, on constate un léger œdème de la jambe ; la pression dela région détermine de fortes douleurs le long de la veine saphène interne, qui se révèle par un cordon roulant sous le doigt.
Le seul diagnostic possible est celui de phlébite gonococcique et d’arthrite consécutives à une blennorrhagie concomitante.
Le soir un œdème blanc très accusé avait envahitout le mem bre : la palpation de la veine était alors impossible. Trois jours après l'apparition de cet œdème, se montrérent sur la face antérieure du membre de petites plaques bleuâtres, indices d’une circulation veineuse supplémentaire.
Cette phlébite mit environ cinq semaines pour disparaitre, la température ne resta élevée que pendanttrois jours, l'œædème resta slalionnaire pendant douze jours, pour décroître gradüellement ensuite et disparaître le vingt-sixième jour.
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L’induration veineuse peu accentuée, et une légère raideur au genou, furent les seuls reliquats de la maladie.