‹ La Phlebite BlennorrhagiqueChapitre 15 sur 20 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

(Hamonic, in thèse de STRATIGOPOULOS).

Adolphe R..., 24 ans, entre au dispensaire d'Hamonic, le 5 novembre 1886. Il est atteint, depuis huit jours, d’une blennorrhagie, avec douleurs vives, écoulement abondant ; pas de fièvre : état général satisfaisant.

Le pus est chargé de gonocoques. Pas d’antécédents héréditaires. Dans ses antécédents personnels on trouve une fièvre Scarlatine à l’âge de 5 ans, la fièvre typhoïde à 17. Pas de rhumatisme. — Traitement. Bains, Kbr, repos, eau de Vichy repos.

Le 12 novembre amélioration locale: mais teinte terreuse. du visage, langue Saburrale, vomissements. En un mot étatinfectieux gonococcique. | :

Le 15 novembre le malade éprouve de vives douleurs dans tout le membre droit qui est tuméfé ; œdème malléolaire marqué ; les mouvements imprimés au membre sont douloureux. La douleur est diffuse, mais son maximum siège à la partie an-

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téro-interne de la cuisse ; la saphène interne forme un cordon dur s'étendant du condyle interne du fémur à l'embouchure de

- cette veine dans la fémorale.

Rien du côté des jointures ni au membre du côté opposé.

Le diagnostic de phlegmatia dolens s'impose.

Trailement.— Badigeonnages avec parties égales d'huile et de laudanum. Enveloppement ouaté.

19 novembre. — Douleur locale moins vive ; la température qui était élevée les jours précédents, tombe un peu.

22 novembre. — L’ædème diminue ; pas de fièvre ; le cordon de la saphère est moins volumineux.

28 novembre. — On ne sent plus le cordon induré; état général assez satisfaisant.

Le 5 décembre, l'écoulement uréthral a cessé complètement ; le malade se Jève et sort.

Le 15 décembre, après s'être livré à des excès de boisson et au coït, le malade est repris d’un écoulement jaune-verdâtre ; injections de résorcine.

Le 24, l'écoulement semble avoir disparu ; aussi le malade part-il en voyage, et, pendant les fêtes de Noël, se livre à des excès de tout genre. ,

Le 3 janvier 1887, le malade revient au dispensaire : l'écoulement est très abondant, chargé de gonocoques : le malade est pâle, terreux, la langue est blanche, il y a des nausées, et de la fièvre.

Le 5 janvier, douleur à la cuisse droite ; on constate, le long de la saphène interne, un empätement allongé de haut en bas, très douloureux à la pression ; pas d’œdème. Il s'agit là évidemment d’une nouvelle poussée de phlébite infectieuse.

Traitement.— Laudanum et ouate sur la cuisse, potion salicylée le matin, sulfate de quinine le soir.

Le 7 janvier, le cordon iuduré s'étend jusqu’au bas de la jambe ; le membre est très œdématié.

Le 10, amélioration : : la fièvre diminue.

Le 11, accès de fièvre.

Le 20 janvier, tout va bien, à peine existe-t-il un ‘peu d’œdème ; le cordon induré est très peu accusé.

L'écoulement est tari. \

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Le 30, guérison ; le malade peut se lever.

Le 25 février, cessation de tout traitement.

Le 14 mars, la guérison se maintient.

OBSERVATION VI (résumée)

(Observation VIIT de MARTEL) D... 27 ans, macon, entre le 22 juin 4886 à l'hôpital Necker, dans le service de M. Le Fort. 1 Aucun antécédent rhumatismal héréditaire ou personnel. Le

malade à une blennorrhagie depuis 20 jours : l'écoulement est

blanc-jaunûtre, peu abondant.

Il y a six jours, il est survenu une douleur dans les deux senoux et dans l'épaule gauche.

A son entrée, on constate une rougeur diffuse, assez large sur le trajet des vaisseaux fémoraux ; et un peu d’œdème de la jambe. Douleur à la pression, aucune lésion sur les membres inférieurs, pas de varices ; les ganglions inguinaux ne sont pas tuméfiés. Phr la palpation, on sent un cordon induré, douloureux, au niveau de Ia veine fémorale à la partie supérieure du triangle de scarpa, pas d’arthrites, pas de fièvre.

Repos au lit, cataplasme.

Le 30 juin, la douleur à la pression sur la veine fémorale existe toujours; les douleurs articulaires ont disparu ; l’écoulement a beaucoup diminué.

Le 10 juillet, on ne sent plus le cordon, mais la pression est encore un peu douloureuse.

Le 18 juillet, le malade sort complètement guéri.

OBSERVATION VIT (Résumée)

(due à Le Roy, x thèse de MarTeL).

T..., Jean, 21 ans, entré dans le service de M. Mauriac le 6 avril 1887, à contracté une blennorrhagie, il y a un mois, | :

traitée pendant quelque temps par l'opiat. Il y à huit jours, douleur et tuméfaction du genou gauche : le malade n'a jamais eu de rhumatisme antérieur; puis le poignet droit sé tuméfie

-et devient douloureux à son tour. Deux jours plus tard locali-

sation sur le poignet gauche. :

Au moment de son entrée, on constate une arthrite du poignet droit et une du genou gauche.

La pression au niveau de la veine fémorale Mb éveille une douleur notable ; le mollet gauche est très tuméfié. À son niveau, la peau présente une coloration rosée, parcourue par des trainées bleuûtres : les veines superficielles sont dilatées, mais non oblitérées.

La masse du mollet présente une dureté extrême, et une rès forte douleur à la pression.

Langue blanche, constipation, soif vive, température

Le 1° mai, état général amélioré. Epistaxis légères, comme

les jours précédents du reste.

Le pus uréthral montre des cocci groupés deux à deux; le

sang examiné à l’état frais présente également quelques cocci,

Le % mai; le mollet est moins adématié et moins dur. Le 22 il reste un peu d'hydarthrose du genou Hu le mollet est complètement guéri.

OBsERVATION VIIL

(observation de SrrariGoPouLos, due à TÉDÉNAT)

Paul C.., 21 ans, employé, de bonne constitution, n’a jamais eu de maladies. Aucun antécédent héréditaire ou personnel au point de vue syphilis, tuberculose ou rhumatisme.

Le 3 décembre 1887, début d'une blennorrhagie survenue cinq jours après le coït; elle évolue régulièrement jusqu'au 23 décembre.

Le 24, symptômes de cystite légère du col, pas d’hématurie.

Le 27, le malade éprouve au bas-ventre, du côté droit, une douleur sourde, superficielle, irradiant du pli de laine.

On constate un peu de rougeur et une certaine induration eylindroïde peu marquée le long de la veine sous-cutanée abdominale.

Malgré le repos et les cataplasmes, la douleur persista jusqu'au 8 janvier. — À ce moment, elle avait presque complètement disparu lorsque des phénomènes analogues se produisirent tout le long de la cuisse du même côté : sur le trajet de la veine saphène interne on sentait un gonflement cylindriforme. douloureux à la pression : ce trajet était indiqué par une traînée rouge légère. |

Malgré des cataplasmes laudanisés et des applications de pommade mercurielle belladonée, la douleur persista jusqu'au 2 janvier. À ce moment, l’antipyrine à la dose journalière de trois grammes produisit une disparition rapide des douleurs ; la disparition complète des signes objectifs de la phlébite ne se fit pas avant le 15 février.

L'Écoulement uréthral resta assez abondant jusqu'au 22 février, malgré l’emploi des balsamiques. Les injections avec une solution de trois grammes de résorcine pour 150 grammes d’eau, faites trois fois par jour, guérirent vite l’Écoulement, qui avait disparu le 8 mars.

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