‹ La photographie des commençantsChapitre 3 sur 37 · DES DIFFÉRENTES MÉTHODES · texte numérisé non relu

DES DIFFÉRENTES MÉTHODES

21. — Pour arriver au point de science où vous vous sentez déjà parvenu, vous avez dû remarquer que nous venons de passer par du dessin et par un peu de physique; ici, je vous avertis que nous entrons dans le domaine de la chimie. N’avais-je pas raison de faire appel, en commençant notre travail, à vos plus anciens ou récents souvenirs? Mais dans cette chimie appropriée et que j’appellerai photographique , nous voici tout d’abord aux prises avec un grand embarras : dix, vingt méthodes nous disputent le passage. Toutes aussi bonnes les unes que les autres, toutes ayant fait leurs preuves, c’est-à-dire des chefsd’œuvre relatifs, comment choisir? Toujours, suivant notre principe, en marchant du simple au composé.

22. — Dans l’état actuel de la science, la méthode la mieux connue et la plus simple est celle que l’on appelle au collodion négatif . Nous commencerons par elle, parce que, quand vous en serez maître, elle vous permettra d’aborder sans crainte et sans autre guide

que Y Art du photographe \ le papier négatif , puis Y albumine , et enfin toutes les modifications qui complètent les procédés si variés de la science photographique. Ce n’est pas, cher élève, que je vous recommande de les attaquer tous; au contraire, moins vous en essayerez dans le commencement de vos études, plus vite vous avancerez. Plus tard, vous ferez ce que vous voudrez en volant de vos propres ailes.

Pour nous, néophytes, apprentis en ce moment, qui pour bagage scientifique acquis possédons du zèle et encore du zèle, quand nous aurons étudié et appris le collodion négatif, nous aborderons tout simplement le papier positif, complément naturel de toute méthode photographique.

Nous laisserons de côté le daguerréotype ou photographie sur plaque d’argent, dont vous avez vu de si belles épreuves, mais dont les procédés sont actuellement abandonnés, parce que chaque épreuve ne peut être reproduite qu’une fois, tandis que les procédés photographiques donnent la possibilité, avec un type ou négatif, de produire indéfiniment des tirages d’épreuves semblables à elles-mêmes.

23. — Je m’aperçois, cher lecteur, que dans cette classification nécessaire j’ai employé une foule de mots qui vous sont inconnus, et qu’il faut que je vous explique. Ce que je ferai en temps et lieu;

1. L’ Art du photographe, .1 vol., fig. ; 2e édit. Amyot, édit., 8, rue de la Paix.

mais je vous préviens, dès maintenant, qu’avant de passer à la démonstration pratique de ces procédés (qui est complète plus loin), nous devons apprendre à nous servir des appareils pour eux-mêmes. Il faut savoir les faire mouvoir, les monter et les démonter, établir notre atelier , notre laboratoire, nous installer, en un mot : après, nous apprendrons à faire les substances sensibles et à nous en servir.

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