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Dissous dans l’eau, il se décompose en peu de temps en acide prussique et potasse.
On peut l’employer pour fixer les épreuves négatives sur collodion, mais il est préférable de le remplacer par l’hyposulfite de soude, qui n’offre aucun danger.
Éther sulfurique (C* H5 O). — L’éther est un liquide incolore très-fluide; il se vaporise avec la plus grande facilité, en produisant beaucoup de froid. La vapeur d’éther est trèslourde et prend feu très-facilement, même à distance, brûle avec une flamme brillante, et forme avec l’air un mélange explosible.
L’éther du commerce contient souvent de l’eau et de l’alcool dans une proportion assez forte, ce qui nuit à la fabrication d’un bon collodion. On reconnaît la présence de l’eau en mettant dans un flacon bouché de l’éther en contact avec un peu de chlorure de calcium desséché. Ce sel se dissout en proportion d’autant plus grande, que la quantité d’eau est plus considérable. On reconnaît l’alcool en agitant l’éther dans un petit tube avec une quantité d’eau connue, et laissant le mélange se séparer en deux couches par le repos ; le volume de l’eau augmentera d’autant plus qu’il y aura plus d’alcool dans l’éther. Cette analyse est moins importante que la première, puisqu’on mélange l’éther avec une certaine proportion d’alcool pour former le collodion.
flypocliloritc de chaux. — Plus connu sous la dénomination de chlorure de chaux, il forme avec le chlorure d’or un bain de virage précieux pour les épreuves positives, surtout lorsque leqpapier a jauni, soit par suite d’un mauvais encollage, soit par une préparation trop ancienne ; il a la propriété de blanchir le papier, tout en donnant aux images des tons chauds, d’un noir pourpre. Son action étant très-rapide et très-énergique, on aura soin de ne pas prolonger l’immersion trop longtemps lorsqu’on emploiera ce mode de virage dont
la proportion est de : 1 gramme de chlorure de chaux, 1 gramme de chlorure d’or et 4 litres d’eau (1).
Ilyposulfitc de soude. (Na O, S1 2 O2, SHO). — On trouve ce sel assez pur dans le commerce, pour tous les usages photographiques ; on le vend en gros cristaux incolores et transparents. Il est très-soluble et a la propriété de dissoudre les sels d’argent, tels que les chlorures, bromures, iodures et cyanures, sans attaquer l’image produite par la lumière avec l’énergie du cyanure de potassium; c’est pourquoi il est employé généralement pour fixer les épreuves positives et même négatives.
On l’obtient en faisant digérer du soufre dans une dissolution de sulfite de soude et en évaporant la liqueur, qui alors se cristallise.
lodure d'ammonium (AzH3,HI ou AsII4!). — Ce sel entre dans la composition du collodion, pour former avec l’azotate d’argent une couche d’iodure de ce métal sur laquelle se produit l’image. Il est d’un blanc jaunâtre, soluble dans l’alcool, mais beaucoup plus soluble dans l’eau ; il se décompose facilement à l’air humide et devient alors plus ou moins rougeâtre, en raison de la quantité plus ou moins grande d’iode qui est mise en liberté ; on doit donc le tenir parfaitement bouché, à l’abri de l’humidité et de la lumière.
On prépare l’iodure d’ammonium en versant du sulfhydrate d’ammoniaque dans une dissolution composée d’une partie d’iode pour quatre parties d’eau, jusqu’à ce que l’iode ait entièrement disparu; on chauffe ensuite le liquide jusqu’à l’ébullition, puis, après avoir filtré, on fait évaporer doucement jusqu’à dessiccation complète.
lodure de cadmium (Cdl). C’est un des sels les plus es timés pour sensibiliser le collodion, qui s’impressionne plus rapi-
(1) MM. Davanne et Girard, dans leur travail sur le tirage des positives, pré-
tendent qu’on doit exclure les virages a l’hypochlorite de chaux.
VOCABULAIRE
dement et se conserve mieux quand il contient l’iodure de cadmium que lorsqu’il est préparé avec les autres iodures ; il est soluble dans l’eau et dans l’alcool. On l’obtient en introduisant dans un ballon en verre une partie de cadmium laminé pour deux parties’ d’iode et cinq parties d’eau; le liquide est légèrement chauffé, et on l’agite jusqu’cà parfaite décoloration; puis, après décantation, on fait évaporer; après refroidissement, l’iodure de cadmium reste au fond du vase en écailles nacrées.
Kaolin. — Le kaolin, silicate d’alumine, est une argile blanche et pure, que l’on emploie pour la fabrication de la porcelaine ; mêlé avec de la gélatine ou de l’albumine contenant du chlorure de sodium ou d’ammonium, il sert également à préparer le papier-émail, qui possède le glacé des cartes-porcelaine, et sur lequel on obtient des épreuves photographiques d’une grande finesse.
Dans la photographie ordinaire, le kaolin est employé fréquemment pour décolorer les bains d’argent positifs, lorsqu’ils ont jauni sous l’inffuence de l’albumine provenant des papiers mis en contact avec eux. La découverte de cette propriété est due à M. Robert, de la manufacture nationale de Sèvres.
Sulfate de protoxyde de fer (FcO SO3). — - Le sulfate de protoxyde de fer est un sel d’un bleu verdâtre, qui se trouve en abondance et à bas prix dans le commerce, sous forme de gros cristaux; il est soluble dans le double de son poids d’eau. 11 s’oxyde facilement à l’air. Les cristaux se couvrent alors d’une couche ocreuse de sous-sulfate ferrique. Ce sel est employé généralement en photographie pour révéler les images sur collodion, lorsqu’elles ont été impressionnées par la lumière ; il est alors étendu sur la couche en solution plus ou moins diluée et additionnée d’acide acétique et d’alcool.
Pour le préparer, on traite de la limaille de fer par un
mélange de une partie d’acide sulfurique étendue de neuf parties d’eau; le liquide est chauffé légèrement, et lorsque l’effervescence a cessé, le liquide est filtré, puis abandonné à la cristallisation. Les cristaux sont ensuite lavés rapidement, puis séchés, et recueillis dans des flacons bouchant bien.
Sulfate double de fer et d’aiiimoniaqiie (FeO, AwjO, 2SO" -f- 6HO). — Ce sel est employé, comme le sulfate de protoxyde de fer, pour révéler les images latentes formées par la lumière dans la couche d’iodure d’argent. Il a sur ce dernier l’avantage de ne pas s’oxyder et de produire des résultats plus constants en donnant des détails d’une plus grande finesse à l’épreuve négative. On le prépare en dissolvant dans l’eau, à l’aide de la chaleur, un équivalent (139 parties de sulfate de protoxyde de fer cristallisé), et un équivalent (66 parties) de sulfate d’ammoniaque. Lorsque le liquide est filtré, on évapore jusqu’à cristallisation; il se forme alors de beaux cristaux durs, transparents, d’un vert très-clair. (Mohr.)
Siilfocyaiiurc d'ammonium (A m, G y, S2). — Ce sel a été recommandé récemment par M. Meynier, de Marseille, pour fixer les épreuves négatives et positives; il n’est pas vénéneux comme le cyanure de potassium. On le trouve dans le commerce en beaux cristaux incolores.
Tournesol. — Le papier bleu de tournesol s’obtient en plongeant du papier non collé dans une solution aqueuse de tournesol en pain préalablement broyé et délayé ; il sert à reconnaître la présence des acides ou des alcalis dans les différentes dissolutions employées en photographie, notamment dans les bains d’argent et les bains d’or ; on l’emploie également pour s’assurer de la parfaite neutralité du coton azotique. Ce papier a la propriété de rougir, lorsqu’il est mis en contact avec les acides, et de reprendre sa couleur bleue primitive en présence des alcalis.