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CHAPITRE XI

REPRODUCTIONS

Reproductions directes au collodion humide des gravures, cartes et plans, daguerréotypes, épreuves anciennes, tableaux, bronzes, terres cuites, etc., etc., réduites, amplifiées, ou de mêmes dimensions que l’original. — Opération en plein air sur collodion humide avec l’appareil américain. — Tente portative pour faire des portraits en plein air. — Appareil panoramique.

Objectifs. — Selon le genre et la dimension des images à reproduire, on choisira le triplet ou l’aplanat pour les clichés plus petits ou de mêmes dimensions que le dessin original, principalement pour les cartes et les plans ; on prendra, au contraire , un objectif double d’une dimension d’autant plus petite qu’on voudra agrandir davantage ; mais, dans ce cas, on devra le retourner, c’est-à-dire que les lentilles de derrière regarderont l’image à reproduire, tandis que celles de devant seront tournées du côté du verre dépoli ; quant aux diaphragmes, ils seront réglés en raison du plus ou moins de lumière et du genre de travail à faire.

On se sert généralement d’une chambre noire de grande dimension ayant un long tirage (2 mètres environ), se développant au moyen d’un double soufflet, et posée sur un chariot où elle est maintenue solidement. Ce chariot doit avoir, à une de ses extrémités, une planche verticale sur laquelle on fixe les images à reproduire.

On peut encore se servir, pour cet usage, d’un chevalet à planche verticale mobile, comme nous l’indiquons figure 30; dans ce cas, la planche qui porte l’image à reproduire sera

placée bien perpendiculairement avec l’axe de la chambre noire, qui devra elle-même être dans une position rigoureusement horizontale.

La planche A, B, G, D, sur laquelle on fixe l’image à reproduire au moyen de punaises, est maintenue dans une position rigide par la presse F, placée à sa partie supérieure ;

on peut l’élever ou l’abaisser à volonté en tournant une manivelle E qui correspond à la vis sans fin G.

A l’un des pieds se trouve une vis calante H, destinée à maintenir la stabilité parfaite de l’appareil.

L’agrandissement sera d’autant plus considérable que l’on reculera davantage la glace dépolie de l’objectif, tout en maintenant cet objectif au foyer du modèle à reproduire.

L’opération pour l’obtention du négatif est en tout point la même que celle décrite pages 129 et suivantes.

Le meilleur moyen pour obtenir beaucoup de détails dans les reproductions de daguerréotypes anciens est de placer l’image à reproduire en plein soleil, sous un angle de 45°, ou de projeter le soleil avec une glace servant de réflecteur. Pour les cartes, les plans, les manuscrits, on éclairera au contraire de face pour atténuer autant que possible le grenu du papier.

Un excellent moyen de faire disparaître en grande partie le grain du papier, lorsqu’on reproduit une photographie, est de la décoller, de la tremper un instant dans l’eau propre, et

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Fig. 30. — Chevalet mobile pour reproductions.

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de l’appliquer ainsi mouillée sur la glace, en ayant soin de chasser les bulles d’air; la reproduction faite au travers de la glace sera presque entièrement exempte de grenu.

Les manuscrits dont le papier a jauni présentent des difficultés assez grandes et nécessitent, dans tous les cas, un collodion peubromuré et sensibilisé principalement à l’iodure de potassium ; on sera également forcé souvent d’avoir recours aux renforçages énergiques et d’employer le bichlorure de mercure et le bromure de potassium.

La reproduction industrielle des bronzes, zincs, terres cuites, vieilles faïences, etc., etc., se reproduisent difficilement, par suite des tons peu photogéniques de ces objets. On pourra les ramener à une valeur régulière qui rend cette reproduction facile et très-harmonieuse, en couvrant ces objets d’une couche de couleur à la colle, de nuance gris de fer ou bleu foncé, qui, lorsqu’elle est sèche, présente une surface unie et mate très-photogénique.

Reproduction de tableaux.

La reproduction des tableaux, et surtout des tableaux anciens, est sans contredit celle qui offre les plus grandes difficultés; on ne peut même pas savoir, par l’inspection d’un tableau, si la reproduction en photographie sera bonne ou mauvaise, sans avoir fait au préalable un essai; car telle couleur, qui à l’œil paraît très-claire et brillante, peut être d’une nature peu photogénique et devenir noire, tandis qu’une autre, dont Faspect est beaucoup plus sombre, se traduira au contraire en une nuance très-claire, donnant alors à la reproduction un aspect tout différent de celui du tableau.

Nous allons faire connaître la méthode dont se sert la

maison Goupil, qui s’occupe spécialement de la reproduction des tableaux, sous l’excellente direction de M. Rousselon.

Les tableaux modernes sont d’abord couverts, à l’aide d’un large blaireau, d’une couche d’albumine, étendue d’une façon aussi uniforme que possible.

Les peintures anciennes sont révivifiées par une couche de glycérine étendue avec une éponge fine.

L’exposition doit se faire en plein air, dans un jardin ou sur une terrasse découverte, en observant toutefois qu’aucune ombre portée de mur, d’arbre ou autres objets avoisinants ne soit projetée sur le tableau, que l’on enferme dans un écran noir de forme hexagonale, fîg. 31, pour le préserver de toute lumière réfléchie.

La lumière, venant du haut seulement, éclaire le tableau fixé en A; Fio. 31. — Appareil hexagonal une ouverture B, pratiquée dans la

pour la reproduction des tableaux. . r i -, 11 .

F paroi opposée a celle sur laquelle est

appliqué le tableau, livre passage à l’objectif.

Le temps de pose ne peut être déterminé d’une manière précise, car il dépend de la nature plus ou moins actinique des couleurs à reproduire et de l’objectif que l’on emploie; il sera néanmoins préférable d’exagérer un peu l’exposition, afin d’avoir plus de détails dans les verts, les jaunes et les rouges, qui se reproduisent en noir intense lorsque l’exposition n’est pas suffisante.

Le collodion employé se compose de :

Ether sulfurique rectifié 500 e. c.

Alcool à 40 degrés 500 —

Coton azotique 9 grammes.

Iodure de potassium 2.5 —

Iodure de cadmium 3 —

Bromure de zinc 2 —

Bromure d'ammonium 2.5 —

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Le bain d’argent se compose de :

Eau distillée 1 litre.

Nitrate d’agent fondu deux fois 70 grammes.

Nitrate de zinc cristallisé 30 —

En hiver, la quantité de nitrate d’argent sera portée a 80 grammes par litre et celle de nitrate de zinc à 40 grammes. On pourra également augmenter légèrement la proportion de bromure dans le collodion.

Opérations en plein air sur collodion humide.

Si la photographie en plein air nécessite un matériel plus considérable et plus embarrassant que celui employé pour le collodion sec, dont nous parlerons plus loin, elle permet comme compensation de rapporter des clichés terminés à la satisfaction de l’opérateur, ce qui n’est pas un mince avantage lorsqu’on n’est pas certain de pouvoir prendre une seconde fois le point de vue pour lequel on s’est déplacé.

L’installation la plus commode pour ce genre de travail est sans contredit une voiture fermée, agencée spécialement, et servant de laboratoire roulant, comme celle que nous employons depuis longtemps, à laquelle il suffît de faire atteler un ou deux chevaux pour être prêt à opérer partout ; mais, comme ce moyen est très-dispendieux, et que, dans quelques circonstances, la voiture ne peut pa: toujours approcher du point de vue que l’on veut reproduire, nous allons décrire un laboratoire de voyage, breveté par un ingénieur américain (1), qui a été très-ingénieusement conçu, car il permet de réunir sous un très-petit volume tous les

(i) Ces appareils sont fabriqués avec le pius grand soin par M. Joute, 126, rue Lafayette.

ustensiles nécessaires aux opérations photographiques en plein air; on peut, selon la dimension de l’appareil, obtenir des clichés 13X18, 18X24 et 21X27 centimètres.

L’appareil emballé présente la forme et le volume d’un havre-sac de soldat, ainsi que nous le représentons fîg. 32.

Fia. 32.

Appareil de voyage américain emballé.

Il s’ajuste sur le dos, d’une manière parfaite, au moyen de courroies passant sous les bras, ce qui est très-important pour un long voyage, lorsqu’on a à explorer des pays montagneux; le pied, porté à la main, sert de bâton de voyage; il est d’un grand secours pour la marche.

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Cet appareil est surtout précieux pour les expéditions lointaines et pour la levée des plans par les armées en campagne.

Le poids total, selon la dimension, est de 15, 19 et 22 kilogrammes.

Cet appareil comprend :

1° La caisse extérieure formant le laboratoire, dans laquelle les articles suivants sont enfermés ;

2° Une chambre noire carrée à soufflet, vis de rappel, un châssis carré à collodion pour mettre la glace en longueur et en largeur, un châssis à verre dépoli;

3° Un objectif simple pour paysage ;

U° Un pied formant canne pour porter le laboratoire ;

5° Un pied rentrant, en trois parties, pour porter la chambre noire ;

6° Un réservoir d’eau avec robinet et tube de caoutchouc;

7° Une boîte à glaces, à 6 rainures ;

8° Une grande cuvette de lavage avec tuyau en caoutchouc pour écouler les eaux, et trois planchettes en caoutchouc pour rehaussement ;

9° Une cuvette verticale, pour bain d’argent, en caoutchouc durci, avec son couvercle ;

10° Un manche, dit pistolet, pour développer;

11° Trois flacons de 500 grammes, en verre ou caoutchouc durci

12° Deux flacons de 250 grammes;

13° Deux flacons pour collodion, 100 grammes;

1 h° Un blaireau pour épousseter;

15° Une lampe à esprit-de-vin et boîte d’allumettes ;

16° Un égouttoir avec godet pour recevoir les gouttes;

17° Deux vases ou godets à développer, en caoutchouc durci ;

18° Un tourne-vis et une boîte garnie de vis et de pointes;

19° Une éponge pour essuyer et laver;

20° Un flacon contenant du caoutchouc liquide pour réparer la toile de la tente;

21° Un crochet en caoutchouc durci pour plonger la glace dans le bain d’argent ;

22° Une enveloppe en cuir américain pour préserver la caisse.

On voit que c’est un matériel complet permettant d’entre-

prendre un voyage d’une certaine durée, et que tout a été prévu par l’inventeur.

La figure 33 représente le laboratoire monté et ouvert, la toile noire rabattue en avant; les côtés développés garnis de leurs flacons ; la cuvette verticale contenant le bain d’argent

Fig. 33. — Appareil de voyage américain développé et ouvert.

prête à recevoir la plaque; le réservoir avec le tuyau en caoutchouc servant aux lavages qui se font dans le bassin placé en arrière ; enfin le cerceau en fil de fer développé qui sert à maintenir la toile noire pendant les opérations.

Un châssis, garni d’une toile jaune gommée, fixé au fond

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de cet appareil, laisse pénétrer dans le laboratoire la lumière nécessaire aux manipulations lorsque l’opérateur est enveloppé du voile noir, ainsi que nous le représentons dans la figure 34; ce châssis, que l’on peut ouvrir de l’intérieur en pressant un ressort qui le fait rentrer dans les parois de la boîte, laisse pénétrer l’air et la luinièrs blanche, lorsqu’on le juge nécessaire.

Fig. 34. — Appareil de voyage américain pendant les opérations.

Il est facile de comprendre, par ce qui vient d’être dit et par les figures qui accompagnent cette description, combien les opérations sont simples avec un semblable appareil, que tout paysagiste sérieux doit posséder.

Nous croyons superflue la recommandation de placer cette tente à l’ombre pendant les opérations, car tout praticien sait combien il est pénible de travailler lorsqu’on est enfermé ainsi sous les rayons ardents d’un soleil d’été , outre l’effet fâcheux que peut avoir sur les produits et sur les plaques une température trop élevée dans le laboratoire.

Quand on voudra faire des clichés de très-grandes dimensions , comme le matériel nécessaire pour le collodion humide est alors très- embarrassant, nous conseillerons l’emploi du collodion sec, dont nous parlerons dans le chapitre suivant.

Tente portative pour opérer en plein air.

Pour le photographe portraitiste, obligé, comme cela a lieu quelquefois, de se déplacer lorsque le modèle ne peut pas venir dans ses ateliers, nous donnons, fig. 35, le dessin

Fig. 35. — Tente portative pour opérer en plein air.

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d’une tente formant salon de pose, que l’on place en plein air, le devant regardant le nord dans les latitudes boréales, et tourné, au contraire, au sud [dans les latitudes australes, absolument comme un atelier vitré. Le fond gris-bleu en drap, d’une largeur de lm80 sur 2m25 de hauteur, se roule, pour le voyage, autour du bâton de support; le dessus et les côtés formant rideaux sont en étoffe légère et maintenus par des anneaux aux tringles de la charpente, qui se démontent avec une très-grande facilité pour se paqueter sous un assez petit volume.

Dans cet atelier portatif, on obtiendra d’excellents portraits, et le temps de pose pourra être moitié moindre que .dans un atelier vitré; il complète donc avantageusement l’appareil américain que nous venons de décrire. Le'photographe de profession et l’amateur pourront désormais travailler avantageusement en plein air et obtenir de très-beaux clichés de portraits et de paysages avec un bagage relativement léger et facile à transporter.

Appareils panoramiques de M. Brandon (1).

Malgré la perfection des objectifs construits spécialement pour vues, dont quelques-uns embrassent un angle considérable, les appareils panoramiques constituent un véritable progrès, car ils permettent d’obtenir sur une même glace des clichés d’une valeur égale aux extrémités comme au centre, embrassant un angle qui peut varier de 120 à 175 degrés.

Parmi les principaux avantages de cet appareil, nous

(1) Nous remercions M. Jonte, l’intelligent constructeur de ces appareils de précision, d’avoir bien voulu en mettre un à notre disposition, pour en étudier le mécanisme et en faire une description consciencieuse.

citerons la possibilité d’obtenir des paysages en une seule section, ayant un développement trois fois plus considérable que ceux produits par les appareils ordinaires.

L’objectif étant automatique, et chaque section du paysage passant successivement par son foyer rigide, par suite du mouvement rotatoire de l’appareil entier, la netteté et la finesse sont égales aux extrémités comme au centre.

Par la même raison, les ciels naturels avec nuages et arrière-plans, qui sont généralement brûlés dans les chambres ordinaires, conservent au contraire toute leur valeur, par suite de la rapidité avec laquelle chacun des points de l’horizon passe devant l’.objectif, et surtout par suite de la construction particulière de ces appareils dont nous donnerons, plus loin la description.

Aucune distorsion n’étant à craindre, les lignes verticales sont d’une perpendicularité absolue sur toute l’étendue de la vue.

La marche de ces appareils peut être réglée de manière à augmenter ou à diminuer la pose suivant le plus ou moins d’éclairage des parties du paysage, soit dans le sens de la longueur, soit dans celui de la hauteur; en effet, comme l’appareil est mû par un mouvement d’horlogerie qui a pour modérateur une hélice mobile, il suffit de changer la direction des ailes de cette hélice, soit avant, soit même pendant la course, pour augmenter ou diminuer la rapidité de l’évolution dans le sens horizontal ; on diminue ou on augmente l’éclairage au-dessus et au-dessous de l’horizon au moyen de deux lamelles de métal servant de diaphragme, que l’on peut écarter ou rapprocher à volonté, en leur faisant former un angle plus ou moins aigu qui permet à la lumière d’arriver avec une intensité différente sur la glace sensible ; les parties sombres du paysage sont alors démasquées dans une proportion beaucoup plus importante que celles que l’on veut ménager, ce qui permet de conserver toute la perspective

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aérienne qui se trouve presque toujours perdue lorsqu’on opère par d’autres moyens.

Lorsqu’on emploie le collodion humide, la rapidité est telle que les personnages et autres objets mobiles peuvent être répétés à l’infini sur le même cliché, en variant chaque fois la pose, il suffit pour cela de se transporter sur un autre point aussitôt que l’objectif a dépassé la ligne sur laquelle on s’était placé en premier lieu ; on obtient par ce moyen des paysages animés extrêmement pittoresques.

L’appareil panoramique, dont nous donnons la description

Fig. 36. — Appareil panoramique, système Brandon.

figure 36, se compose d’une petite boîte rectangulaire dans laquelle se trouve ajusté un objectif simple automatique; sous cette boîte un cylindre en cuivre, contenant un mouve-

ment d’horlogerie, sert à imprimer à l’appareil complet un mouvement régulier de rotation qui s’opère sur un cercle en cuivre fixé à la planchette circulaire soutenue par un pied en canne très-solide.

A l’arrière de cette chambre se trouve une seconde boîte plate, de même hauteur, fixée verticalement et à angle droit; cette boîte, destinée à recevoir le châssis à collodion, est reliée au porte-objectif par une petite cloison en tôle, longue et étroite, laissant arriver l’image sur la glace sensible par un diaphragme composé de deux lamelles de métal, dont on peut fixer l’écartement en raison de l’éclairage plus ou moins considérable que l’on veut projeter sur le paysage. Cette cloison est fixée elle-même à une toile imperméable qui se développe, comme un rideau, en roulant sur deux cylindres placés à chacune des extrémités de l’arrière-train, pendant que l’appareil opère son évolution ; par ce moyen, toutes les parties de la plaque sensible passent successivement devant l’ouverture longitudinale , sans que la lumière puisse les atteindre par ailleurs que par cette ouverture.

Lorsqu’on veut se servir de cet appareil, on fixe à chacune des extrémités de l’arrière-train un fil conducteur en métal enroulé autour du cercle de cuivre sur lequel l’appareil entier opère son évolution. Le ressort qui doit faire mouvoir le mouvement d’horlogerie est alors monté au moyen d’une clef qui se trouve en avant de l’objectif, l’hélice est orientée de façon à imprimer à l’appareil un mouvement plus ou moins rapide, selon l’éclairage et aussi selon le genre de collodion employé ; l’ouverture du diaphragme étant déterminée, on place l’appareil dans la position la plus convenable pour embrasser l’ensemble du paysage que l’on veut reproduire,. et dont on peut mesurer l’angle au moyen de deux guidons placés au-dessus du porte-objectif. Le châssis contenant la plaque sensible est alors placé dans l’arrièretrain qui se trouve toujours au foyer, puisque l’objectif est

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automatique; la planchette est levée, et le bouton d’arrêt, qu’on a eu soin de placer aussitôt le ressort monté, est lâché sans secousse ; l’appareil se met en marche aussitôt et opère son mouvement de rotation, pendant que le train de derrière, contenant la glace sensible, roule d’une façon régulière sur une tringle d’acier, en présentant successivement toutes les parties de la plaque devant l’objectif.

La description que nous venons de donner peut, à première vue, paraître compliquée, bien qu’en réalité les opérations avec cet appareil soient d’une grande simplicité ; il suffit du reste de le voir fonctionner pour se rendre compte des avantages qu’il présente dans la pratique ; c’est pourquoi nous le recommandons tout spécialement pour la levée des plans et pour la production de groupes et de paysages à grande perspective aérienne.

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