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C. j Nitrate d’argent 4 grammes

* Eau distillée . . . • 10 c. c.

Le nitrate d’argent est pulvérisé, puis dissous dans l’eau distillée; on ajoute l’alcool, puis on filtre.

! Alcool à 40 degrés 18 c. c.

Acide citrique 0 g. 50

Eau bouillante 2 1/2 c. c.

On fait dissoudre l’acide citrique dans l’eau bouillante, on ajoute l’alcool et l’on filtre.

Pour préparer le collodion, versez la solution B dans la solution A; agitez fortement, puis ajoutez la solution G. Bouchez le flacon et secouez pendant quelques minutes; enfin ajoutez la solution d’acide citrique D. Agitez de nouveau, et laissez reposer pendant huit ou dix jours. Ce collodion, ainsi préparé, s’améliore en vieillissant, mais il faut

le tenir à l’abri de la lumière et dans un flacon en verre jaune.

Préparez, d’autre part, une solution de gélatine, ainsi qu’il suit :

Eau filtrée 1 litre.

Gélatine blanche 25 grammes.

Chlorure de strontiane. 2

La gélatine est mise à gonfler pendant une heure où deux dans l’eau froide, puis dissoute par une chaleur douce, on ajoute le chlorure de strontiane et on filtre sur papier.

Cette solution doit être versée cliaudc sur le coté poli du verre opale, chauffé lui-même au-dessus d’une lampe à alcool, de façon que la couche qui reste à la surface soit aussi mince que possible.

Cette solution se verse comme le collodion ; elle a l’avantage sur l’albumine, recommandée par quelques auteurs, d’être plus facile à étendre et de donner une couche exempte de fibrines presque impossibles à éviter avec ce procédé. Les résultats obtenus par agrandissements sont alors plus faciles et plus propres.

Les glaces sont placées verticalement sur des doubles de buvard appuyés contre la muraille du laboratoire et abandonnées pendant vingt-quatre heures au moins à la dessiccation, en ayant soin de maintenir la température à 15 ou 20 degrés centigrades.

On peut préparer une certaine quantité de ces glaces qui se conservent indéfiniment et qu’on garde dans des boîtes à rainures, pour être employées selon les besoins.

Lorsqu’on veut faire un positif par transparence, on prend une de ces glaces, bien sèche, et on verse avec une extrême lenteur le collodion chloruré décrit plus haut, sur le côté gélatiné, afin d’obtenir une couche aussi épaisse que possible.

On laisse sécher spontanément, à l’abri de la poussière et de la lumière.

Quand la glace est rigoureusement sèche, avant de l’exposer sous le négatif, on doit la soumettre aux vapeurs ammoniacales afin d’éviter la solarisation ; pour cela on se sert d’une boîte à glaces, dont les rainures sont placées horizontalement; on met dans le fond une petite capsule contenant 15 ou 20 grammes de carbonate d’ammoniaque pulvérisé ; la glace est glissée dans une des rainures, à 8 ou 1 0 centimètres au-dessus, et soumise, pendant 4 ou 5 minutes, à ces vapeurs, puis laissée à l’air pendant 10 à 15 minutes, à l’abri de la lumière. Elle est alors séchée avec soin au-dessus d’une lampe à alcool, puis placée dans le châssis-presse contre le négatif à copier. On emploie pour ce tirage un châssis spécial que nous indiquons figure 37.

Ce châssis, par sa construction, permet de suivre les

progrès de l’impression, sans déranger le cliché A, qui est maintenu dans son cadre contre la glace, au moyen du ressort D. D’autre part, lorsqu’on ne veut pas couper un cliché sur lequel se trouvent plusieurs images, on fait ajuster au châssis une plaque de tôle B un peu plus mince que le verre opale C ; à cette plaque on fait enlever un coin de la # dimension de l’épreuve positive, qui se trouve alors maintenue d’une façon rigide par le ressort E. La partie inférieure de ce châssis étant à pompe, l’image se trouve toujours en contact parfait avec le cliché par la pression du ressort.

L’impression doit être très-vigoureuse pour obtenir les demi-teintes; car, outre qu’elle perdra beaucoup de son

Fig. 37. — Châssis à pompe, spécial pour le tirage des positives sur verre opale.

intensité dans les bains de virage et de fixage, l’image vue par transparence au travers la couche opaline n’a jamais la même vigueur que vue directement par réflexion.

Le temps d’exposition est un peu plus long que celui du papier albuminé.

L’image imprimée à la vigueur voulue, on la lave à l’eau ordinaire, puis on la place dans une cuvette plate contenant l’un ou l’autre des deux bains de virage que nous indiquons.

Virage n° l.

( Eau distillée t litre.

A. \ Sulfocyanure d’ammonium .... 40 grammes.

^ Hyposulfite de soude . 3 —

R ( Eau distillée 1 litre.

I Chlorure d'or neuire 1 gramme.

Avant de s’en servir, on mêle les deux solutions, par parties égales, en quantité suffisante pour couvrir la glace qui est placée au fond de la cuvette.

Virage n<> 2.

Eau distillée 2 litres.

Acétate de soude cristallisé 20 grammes.

Chlorure de sodium * 50 centigrammes.

Chlorure de chaux 25 —

Chlorure d’or neutre . 1 gramme.

Pour avoir des négatifs vigoureux, le ton du virage doit tirer plutôt sur le rouge que sur le violet, ce qu’on obtient très-bien en prenant un peu plus de la liqueur A que de la liqueur B, lorsqu’on se sert du virage n<> 1. On peut, du reste, varier à volonté le ton de l’image en laissant agir le virage plus ou moins, ce qui est précieux pour ce genre de travail ; car on sait que la lumière traversant plus facilement l’épreuve violette que celle teintée en brun, le grand négatif qui résultera d’une épreuve transparente rouge sépia sera plus vigoureux que celui obtenu au moyen d’une épreuve positive violette. On pourra donc, par ce moyen, obtenir un grand

négatif très-doux d’après un petit cliché dur et heurté, et vice ver sâ{\). .

Lorsque l’image a atteint le ton désiré, on la fixe en la plongeant, pendant 5 à 6 minutes, dans une cuvette contenant une solution d’hyposulfite de soude à 8 pour 100.

Les épreuves positives obtenues sont d’une finesse, d’une douceur et d’une transparence admirables; aussi les grands clichés qui en résultent ont-ils toutes les qualités des petits négatifs qui ont servi à la reproduction, sans en avoir la sécheresse et les défauts, qui sont en grande partie corrigés par l’opalescence du verre; c’est pourquoi la retouche devient à peu près inutile.

Production du grand négatif exempt de retouche.

Fig. 38. — Appareil pour faire les clichés agrandis d’après des positives par transparence de petites dimensions.

L’appareil ci-dessus est celui dont nous nous servons pour le nouveau genre d’agrandissement.

(1) On peut encore modifier notablement la teinte de l’épreuve en changeant le chlorure qui entre dans la fabrication du collodion.

Ainsi, en employant le chlorure de magnésium, le ton de l’épreuve sera gris

Le positif par transparence, terminé comme nous venons de l’indiquer,* est placé la tête en bas dans le porte-cliché B. Sur la planchette D est adapté un objectif aplanéti que ou de toute autre forme, d’un foyer en rapport avec la dimension de l’épreuve positive par transparence, qui recevra la lumière diffuse par le verre dépoli A. L’image agrandie se produira sur la glace dépolie KLMN, d’autant plus grande que cette glace se trouvera plus éloignée de l’objectif amplifiant D. Lorsque l’image se dessine parfaitement nette sur le verre dépoli, on fixe solidement, en serrant les boutons R N.

Le verre dépoli est alors remplacé par une glace sensible, préparée dans les conditions ordinaires, au collodion humide, puis développé, fixé et verni.

Non-seulement le cliché, produit par cette méthode, est exempt de toute retouche, mais encore l’image positive qui en résulte possède toute la finesse d’une photographie parfaitement retouchée, sans en avoir la sécheresse de lignes, ce qui lui donne plus de charme et d’harmonie.

On peut augmenter encore la douceur des épreuves positives résultant de ces clichés en appliquant au dos du négatif, avant le tirage, une couche de vernis granulaire décrit page 174.

D’après les descriptions que nous venons de donner, on comprendra qu’il devient plus facile et moins coûteux de faire, par ce procédé, tous les portraits qui dépassent la grandeur 18X24 ou 21X27 centimètres, surtout pendant les jours sombres d’hiver, alors qu’il est presque impossible d’obtenir de bons clichés de grandes dimensions, par suite du manque de lumière.

bleuâtre; avec le chlorure calcique, on obtiendra des tons beaucoup plus noirs; le chlorure de cadmium produit un noir violet, le chlorure de strontiane donne un ton sépia, enfin le chlorure de lithium se reconnaît par la teinte rosée des épreuves.

On voit qu’il suffit de faire l’émulsion avec l’un des chlorures désignés ci-dessus pour varier la gamme des tons, en raison de la valeur du négatif à reproduire et de l’effet qu’on veut obtenir.

- .Lorsqu’on sera familiarisé avec les opérations que nous venons de décrire, on en reconnaîtra la facilité d’exécution et surtout l’économie. Dans certaines contrées, où il est sinon impossible, du moins très-difficile et dispendieux de se procurer les artistes nécessaires pour exécuter les retouches, sans lesquelles les grandes photographies ne sont plus acceptables aujourd’hui, on comprendra tous les avantages de cette méthode, qui permettra en même temps démettre les grands portraits à la portée de tous.

Ce même procédé peut s’appliquer à la reproduction agrandie des paysages dont on n’a qu’un petit cliché; dans ce cas, il est préférable de remplacer le verre opale par une glace transparente en employant les memes préparations, et en opérant comme il vient d’être dit pour les portraits.

En raison de la transparence admirable et de la finesse des images produites par le collodion chlorure d’argent, on pourra également employer ce procédé avec beaucoup d’avantage pour les épreuves stéréoscopiques sur verre.

Multiplication des négatifs au moyen d’une épreuve positive par transparence.

* Dans bien des cas où la multiplicité des clichés devient indispensable pour produire en peu de temps un grand nombre d’épreuves ayant toutes la même valeur, on obtiendra facilement ce résultat au moyen du collodion chlorure d’argent, qui traduit la finesse du cliché original dans ses moindres détails. Il suffira même de retoucher un seul cliché sur lequel on fera ensuite une épreuve positive par transparence, pour reconstituer autant de négatifs qu’on le voudra, qui tous seront aussi parfaits que le négatif original.

L’impression de l’épreuve positive sur glace transparente,

aussi bien que celle des négatifs, se fait dans un châssispresse ordinaire, en ayant soin de placer derrière une feuille de papier noir.

On peut suivre les progrès de l’impression avec la plus grande facilité sans avoir besoin de séparer les deux plaques, puisque la transparence du verre permet d’observer l’image par derière en soulevant le coussin de papier qui est sous la planchette brisée du châssis.

Ce travail est d’une grande facilité d’exécution et les résultats sont aussi sûrs que rapides.

Par ce moyen, tous les négatifs résultant du cliché retouché deviennent exempts de retouche , ce qui présente une notable économie de temps et d’argent. On peut, en outre, selon le ton qu’on donne au positif par transparence, changer en l’améliorant la nature du premier cliché.

Un autre moyen non moins bon de reproduire un cliché original précieux, qu’on ne veut pas exposer aux chances d’un grand tirage, et dont cependant on veut obtenir un grand nombre d’épreuves ayant toutes la même valeur, est l’emploi du procédé au charbon , dont nous parlerons dans la troisième partie de cet ouvrage ; les négatifs obtenus par ce procédé sont à l’état pelliculaire , ce qui permet de les imprimer soit d’un côté, soit de l’autre, et d’en conserver un grand nombre dans un simple cahier de papier buvard.

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