INTRODUCTION
La photographie peut être définie en deux mots : l’action de la lumière blanche sur les sels d’argent.
Nicéphore Niepce et Daguerre sont les premiers qui aient démontré que la lumière, frappant sur une substance connue en chimie sous le nom diodiire d’argent, pouvait reproduire une image quelconque avec la fidélité du miroir jointe au fini artistique. Cette découverte, incomplète dans le principe, a été rapidement perfectionnée par tous les chimistes du globe, qui ont travaillé sur cette idée première, si riche d’avenir.
Des recherches faites dès l’année 1792 par M. Wedgwood et sir Humphrey Davy démontrent que, déjà à cette époque, on savait que la lumière agissant sur certains sels d’argent en changeait la couleur ; mais la difficulté qu’ils rencontrèrent pour fixer l’image obtenue dans la chambre noire, jointe à l’imperfection de la science à cette époque , leur fit abandonner ces premiers essais, qui furent repris en 1814 par Nicéphore Niepce, et plus tard par Daguerre.
C’est seulement vers Tannée 1839 que les premiers essais de Daguerre, qu’on peut, à juste titre, nommer l’inventeur du procédé qui porte son nom, ont été livrés au public. La France accorda une pension viagère à Daguerre et aux héritiers de Niepce, son collaborateur, pour pouvoir livrer au domaine public cette découverte qui devait révolutionner le monde artistique.
Les premiers essais furent faits sur plaques métalliques sensibilisées par des vapeurs d’iode, et pendant plusieurs années on reproduisit des images exclusivement sur ces plaques, dites dagiierriennes.
M. Fox Talbot, en Angeterre, a, par des expériences suivies , amené la découverte de la photographie, presque en même temps que celle sur plaques argentées ; mais cette belle découverte fut longtemps négligée. C’est à M. Blanquart que revient l'honneur de l’avoir perfectionnée et vulgarisée.
Un* grand progrès fut obtenu en 1847 par M. Niepce de Saint-Victor, qui eut l’idée d’employer l’albumine coupée d’eau et contenant un iodure alcalin pour former une couche adhésive, mince et transparente, appliquée sur le verre et rendue sensible à l’action de la lumière par son immersion dans un bain d’azotate d’argent.
A peu près à la même époque, M. Le Gray indiqua l’emploi du papier ciré pour obtenir des négatifs.
Ces deux procédés, qui avaient donné des résultats relativement très-bons, furent détrônés vers 1850 par la découverte du collodion.
C’est au professeur Schœnbein , de Bâle , que la photographie est redevable de la découverte si utile du cotonpoudre, qui lui a fait faire un pas immense.
Le coton - poudre ou pyroxyle , par ses propriétés glutineuses et adliésives, lorsqu’il est dissous dans une certaine quantité d’un mélange d’éther sulfurique et d’alcool , permet