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PHOTOMÈTRE POUR LE TIRAGE DES ÉPREUVES

de papier sensible, disposées de telle sorte que chacune d’elles puisse s’appliquer, au moyen d’un ressort, contre l’échelle translucide lorsque le châssis est fermé ;

5° D’une autre échelle Axe, de teintes graduées, semblable à celle contenue dans le photomètre , pour faciliter la comparaison ;

6° D’une coulisse d’arrêt placée à l’extrémité de l’instrument pour l’accrocher sur l’un des côtés du châssis pendant l’insolation.

Avant de procéder au tirage normal d’un cliché, il convient de fixer son numéro photométrique.

Pour cela, on expose en même temps à la lumière : 1<> le cliché sous lequel on a placé une feuille de papier sensible au charbon ; 2° le photomètre muni d’une bande de papier photométrique non impressionnée.-

A l’aide d’un écran quelconque on couvre graduellement trois ou quatre parties successives du cliché, en ayant soin de noter, à chaque changement de place de l’écran, le numéro photométrique correspondant à la durée de chaque impression.

On obtient ainsi, après développement, une image ayant une intensité différente selon que la lumière a agi plus ou moins longtemps. On s’arrête à celle des intensités qui convient le mieux, et le numéro photométrique qui en est l’expression est noté sur l’un des coins du cliché. Il suffit, dès lors, pour effectuer le tirage de ce cliché , de l’exposer à la lumière en même temps que le photomètre , et de le retirer quand ce dernier marque le numéro indiqué.

L’appréciation ainsi faite n’est pas aussi rigoureuse que lorsqu’on se sert de l’éclielle fixe; pour arriver à une précision plus grande, on examine alors non-seulement le numéro du papier photométrique, mais on recherche en même temps, dans l’échelle de comparaison, la teinte qui correspond le mieux à celle de ce numéro, et on écrit alors sur le

cliché les deux numéros ; si le chiffre 5, par exemple, indique la plus faible des teintes obtenues sur la bande photométrique, et que la comparaison avec l’échelle fixe amène la coïncidence de cette teinte 5 avec la teinte 9. L’indication '5/9 sera marquée surde cliché, en ayant soin que le numéro du papier photométrique soit toujours le premier.

Il faut . admettre, pour l’exactitude du photomètre, que toutes les bandes de papier qui le garnissent, et celles que l’on y mettra plus tard, auront exactement la même sensibilité. .

Avec un peu d’habitude on arrive à se servir de ce petit appareil , très-ingénieusement combiné , avec une extrême facilité, et à régler ainsi d’une façon parfaite la valeur des images au charbon.

Il est important de faire remarquer que la sensibilité des papiers au bichromate de potasse ou d’ammoniaque est tellement grande que l’on a fort peu de marge, en opérant en plein soleil pour observer le photomètre, tout en laissant les châssis exposés. Il convient donc de couvrir l’image pendant l’examen du photomètre, afin d’observer rigoureusement la durée nécessaire à une bonne impression qui, dans bien des cas, n’exige pas plus de 3 à 4 minutes en plein soleil.

Cette extrême sensibilité des papiers au bichromate de potasse offre une grande facilité pour l’obtention des agrandissements par la chambre solaire, outre les avantages qui résultent de l’inaltérabilité de ces épreuves ; il y a donc tout lieu de croire et d’espérer que, grâce au photomètre de M. Léon Yidal, au moyen duquel les opérations deviennent aussi sûres et plus régulières que celles pratiquées avec les sels d’argent , la photographie inaltérable au charbon sera bientôt universellement employée par toutes les maisons sérieuses qui ont à cœur de produire des œuvres durables.

Nous allons passer en revue successivement tous les procédés par impression mécanique, vitrification, héliogravure, etc., etc.

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