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PRODUCTION DU* RELIEF EN GÉLATINE

un gramme de chrome-alun pour 100 grammes de gélatine. Cette addition de chrome-alun a pour but de rendre la gélatine insoluble.

Lorsque cette couche est bien sèche, ce qui nécessite 12 à 24 heures, selon la température, on recouvre le cliché de collodion normal contenant environ 1 p. 100 d’huile de ricin; après dessiccation complète, on coupe les bords autour de la glace, et la pellicule à laquelle adhère l’image est enlevée avec la plus grande facilité. Ce cliché peut alors être conservé pour l’usage dans un portefeuille où il est maintenu à plat.

La facilité avec laquelle on opère ce travail déterminera, bien certainement, la plupart des photographes à conserver les clichés en pellicules, aujourd’hui surtout que la glace est arrivée à un prix très-élevé. Ils trouveront à cela un double avantage : économie d’abord, puisqu’un certain nombre de glaces pourront servir indéfiniment, sécurité pour la conservation des clichés, rqui pourront être paquetés sous un trèspetit volume sans risquer de se briser ou de se détériorer ; enfin, facilité d’imprimer dans l’un ou l’autre sens, comme cela est indispensable pour les procédés aux encres grasses et au charbon.

Production du relief en gélatine.

Faites une dissolution de gélatine à 5 p. 100 environ ; clarifiez avec un blanc d’œuf et, après filtration, ajoutez 3 p. 100 de bichromate d’ammoniaque préalablement dissous dans quatre fois son volume d’eau chaude légèrement colorée avec du bleu de Prusse.

Préparez, d’autre part, une glace bien nettoyée en la couvrant d’une couche de collodion normal contenant de l’huile de ricin ; lorsque le collodion est sec, on verse à la surface

une couche chaude de gélatine bichromatée indiquée plus haut, qu’on laisse sécher dans l’obscurité, puis on enlève de la glace cette pellicule sensible qu’on met en contact avec le cliché pclliculaire en le plaçant dans le châssispresse, soit directement ou renversé, selon qu’on'veut avoir l’image dans un sens ou dans l’autre, et on expose à la lumière.

Le développement se fait à l’eau chaude, comme cela est indiqué pour le procédé au charbon, et le résultat donne un positif par transparence dont l’image est en relief.

Obtention du moule en creux.

Le moule en creux s’obtient avec la plus grande facilité sur une plaque métallique composée de plomb et d’antimoine, dans laquelle les creux et les reliefs de l’image sur gélatine s’impriment au moyen de la presse hydraulique élevée à une puissance de 500 kilogrammes par centimètre carré de surface.

La pellicule de gélatine résiste à cette pression sans se déformer; elle peut même servir à faire plusieurs moules en creux ayant tous la même valeur.

Chose particulière, si l’on veut obtenir un moule en creux avec la gélatine prise en sens inverse, tous les reliefs se retournent sous la pression et l’image est alors redressée.

Impression.

Une fois la planche métallique obtenue , on la place sous une petite presse qui sert à effectuer le tirage mécaniquement, de la manière la plus simple.

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