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LE LABORATOIRE

Le laboratoire doit être visité avec soin aussi bien que les châssis et la chambre noire, afin qu’aucun filet de lumière

blanche ne puisse pénétrer sur les plaques, qui seraient dans ce cas, irrémédiablement voilées.

Le laboratoire peut être éclairé par une fenêtre exposée au nord et garnie de verres rouge-rubis foncé afin de pouvoir travailler à Taise, mais le développement ne peut se faire d’une façon régulière et sûre qu’en se servant d’une lanterne triangulaire dont un des côtés est garni d’un verre rouge-rubis qui doit être employé uniquement jusqu’au moment où l’image commence à se montrer dans tous ses détails, après que la plaque a été immergée dans la solution révélatrice que nous indiquerons plus loin ; l’autre côté de la lanterne est garni d’un volet plein que Ton peut ouvrir à volonté et qui sert à démasquer un verre jaune dépoli donnant une lumière beaucoup plus brillante, mais inoffensive à partir du moment où le révélateur a produit son action, et qui permet de juger par transparence l’intensité du cliché, et d’arrêter l’action du réactif lorsqu’on juge que le cliché est suffisamment vigoureux ; le troisième côté de la lanterne sert de réflecteur à la lampe intérieure pendant l’opération.

Comme les clichés au gélatino-bromure d’argent doivent subir l’action d’un lavage très soigné et très prolongé pour ne pas s’altérer et jaunir avec le temps, on établira dans le laboratoire une grande cuvette en bois ou en fer galvanisé, avec double fond, et assez profonde pour que les clichés de la plus grande dimension puissent être constamment immergés dans la position verticale, cette cuvette, à rainures ou non, est munie à la partie inférieure d’un robinet de décharge, qui permet à Teau de s’écouler en un filet pareil à celui qui amène Teau à la partie supérieure.

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