litre
Cette dernière formule est celle qui. nous a toujours donné les résultats les plus satisfaisants, comme rapidité et comme
DU COLLODION
constance; dans certains cas, cependant, il est bon de faire un mélange par moitié de cette liqueur avec le n° 1 ou le n° 2; on comprendra que c’est à l’opérateur intelligent à voir dans quelles circonstances il est plus avantageux d’employer telle ou telle de ces formules, selon la température et la nature de la lumière de l’atelier dans lequel il travaille.
Pour la formule n® 3, le meilleur moyen de faire dissoudre les iodures et les bromures est de bro^^er à sec l’iodure d’ammonium dans un premier mortier jusqu’à ce qu’il soit réduit en poudre très-fine; on ajoute alors l’iodure de cadmium et l’on continue à triturer jusqu’à ce que le mélange soit bien intime ; dans un second mortier, on broie également à sec l’iodure de sodium auquel on ajoute le bromure de cadmium; en quelques minutes, il se produit assez d’humidité pour former une pâte liquide que l’on verse dans le contenu du premier mortier, et l’on continue à broyer le tout ensemble jusqu’à mélange complet, puis on ajoute l’alcool par petite quantité à la fois en décantant la partie claire dans un flacon jusqu’à ce que tous les iodures et bromures soient dissous ; l’iode en paillettes est mis en dernier lieu, et on laisse reposer quelques jours avant de s’en servir.
Ces solutions se conservent très-longtem-ps en bon état, le temps les fait rougir sans altérer leur qualité; dans cet état, lorsqu’on les réunit au collodion normal, celui-ci prend une teinte dorée d’huile d’olive, dont il doit avoir la consistance lorsqu’on l’étend sur la glace.
On devra, chaque soir, après le travail de la journée, sensibiliser la quantité de collodion présumée nécessaire pour les opérations du lendemain, afin qu’il puisse reposer pendant la nuit; de cette façon on aura généralement des résultats constants, que ne donnent pas toujours les collodions plus rapides sensibilisés au moment de leur fabrication.
Le collodion dont nous nous servons journellement est fait ainsi qu’il suit : ...
Kthor sulfurique. ............ GOO c. c.
Alcool à 40 degrés 400 —
Coton azotique ou papyroxyle . . .de 8 à 9 grammes.
Liqueur sensibilisatrice 1, 2 ou 3 . . . 100 c. c.
Gomme les résultats constants que nous obtenons en France, depuis quinze ans, avec ces formules, sont aussi satisfaisants que possible, nous les recommandons spécialement.
Nous donnons néanmoins, plus loin, différentes formules préconisées par des praticiens très-distingués, afin que l’opérateur puisse choisir celle qui convient le mieux à la lumière de son atelier et au genre de travail qu’il a à exécuter.
Formules de collodions sensibilisés pendant la fabrication.
Formule no i.
Éther sulfurique à 62 degrés 750 c. c.
Alcool absolu 450 —
Coton purifié ou papyroxyle 12 grammes.
Alcool à 36 degrés 150 c. c.
lodure de cadmium 8 grammes.
— de strontium 6 —
Bromure de cadmium 4 —
Teinture d’iode quelques gouttes.
Formule t.
Éther sulfurique à 62 degrés 500 c. c.
Alcool à 40 degrés 500 —
lodure d’ammonium 8.5 grammes.
Bromure de potassium 4.5 —
Coton azotique neutralisé ou papyroxyle.
de 8 à 10 —
Teinture d’iode quelques gouttes.
Formule no 3.
Éther sulfurique â 62 degrés 500 c. c.
lodure de cadmium 6.5 grammes.
Bromure d’ammonium . 4.5 —
Teinture d’iode 12 gouttes.
Coton azotique ou papyroxyle . i . i 8 à 9 grammes»
DU COLLODION
Gollodions pouvant être mélangés en proportions plus ou moins importantes, selon le genre de travail à exécuter et les effets à produire.
Formule no 4*
Éther suiruricjue à 62 degrés 550 c. c.
Alcool à 40 degrés 450 —
lodure d’ammonium 8 grammes.
Bromure d’ammonium 4 —
Coton azotique ou papyroxyle .... 8 à 10 • —
Formule n« 5.
Éther sulfurique à 62 degrés 550 c. c.
Alcool à 40 degrés 450 —
lodure de cadmium 8 grammes.
Bromure de cadmium 4 —
Teinture d’iode 20 gouttes.
Coton azotique ou papyroxyle .... 7 à 8 grammes.
Formule n<> 6.
Éther sulfurique à 62 degrés
Alcool à 40 degrés
lodure de potassium
Bromure d’ammonium
Acide hydrobromique
Coton azotique ou papyroxyle .... 8 à
8 grammes.
60 gouttes.
10 grammes.
Pour tous ces collodions, faites dissoudre les iodures et les bromures dans la quantité d’alcool indiquée, en ayant soin de les broyer dans un mortier en verre; ajoutez cette solution bromo-iodurée à l’éther sulfurique, puis faites dissoudre dans le tout la proportion voulue de coton ou de papyroxyle ; laissez reposer quarante-huit heures avant de les employer.
Sous les latitudes chaudes, on emploiera de préférence le collodion préparé à l’iodure de cadmium, selon la formule suivante :
Collodion normal . .
lodure de cadmium .
Bromure de cadmium lodure de potassium.
— de sodium . .
Teinture d’iode . . ;
1 litre.
4;5 grammeSi 2.5 ^
40 gouttes*
Ce collodion conserve très - longtemps ses qualités, qui semblent augmenter avec l’âge ; on peut le mélanger à quantité égale avec le n° 6, lorsqu’il ne donne pas une intensité suffisante employé seul. Le bain d’azotate d’argent à 8 p. 100 devra, pour ce collodion, être ioduré au cadmium, c’est-àdire qu’il sera saturé avec de l’iodure d’argent obtenu avec de l’iodure de cadmium.
Le mélange suivant est également très-bon, nous le recommandons particulièrement :
formule n** i.
Collodion normal
lodure de potassium
Bromure de potassium .
Acide hydrobromique
. 1 litre.