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I.odure de potassium 1 gramme

Bromure de potassium 0.2 —

Iode pur 0.2 — .

Faites dissoudre l’iodure et le bromure dans deux ou trois centimètres cubes d’eau distillée; ajoutez l’iode et versez le tout dans le saladier contenant les blancs d’œufs, battez en neige jusqu’à ce que l’albumine soit transformée en mousse consistante, et laissez reposer pendant vingt-quatre heures à l’abri de la poussière, puis décantez avec soin la partie claire en rejetant le dépôt qui peut se trouver au fond du vase.

La plus grande difficulté du procédé sur albumine est l’extension du liquide en couche bien égale sur la glace, et ensuite le séchage dans des conditions de propreté parfaite. Plusieurs moyens sont mis en usage par les rares praticiens qui se servent encore de ce procédé. Les uns emploient la force centrifuge, d’autres impriment un mouvement d’oscillation à la glace recouverte d’albumine pour l’étendre aussi régulièrement que possible, en s’aidant parfois d’une baguette en verre.

Lorsqu’on se sert de la force centrifuge, la glace bien nettoyée est placée à plat sur un pied à vis calantes, on enlève avec soin les dernières poussières avec un large blaireau, puis on aspire, dans une pipette en verre rigoureusement propre, la quantité d’albumine nécessaire pour recouvrir entièrement la glace, on promène alors le liquide sur toute la surface, de façon à former une nappe aussi uniforme que possible, et la glace est alors relevée par un coin pour laisser couler l’excès de l’albumine qu’on reçoit dans un autre flacon.

Si on ne veut pas se servir d’une tournette spéciale pour ce travail, on peut fixer de grosses agrafes au bout de quatre fils de soie dont les extrémités sont maintenues entre les doigts de la main gauche, la glace est fixée aux quatre coins

CÜLLODIÜN SEC ET CüLLODIONS PRÉSERVÉS

par les agrafes, on lord les fils ensemble sur une certaine hauteur, et on les laisse se détourner pour imprimer à la glace un mouvement de rotation aussi rapide que possible afin d’égaliser la couche d’albumine, qui est ensuite séchée au-dessus d’un feu de charbon de bois, ou sur un fourneau à gaz.

Ces opérations doivent se faire dans une pièce très-claire et surtout d’une propreté parfaite ; le séchage des plaques sera exécuté aussi rapidement que possible pour éviter que les poussières en suspension dans l’air puissent s’attacher à la couche.

Sensibilisation. — Quel que soit du reste le moyen qu’on aura employé pour étendre et sécher l’albumine, si le résultat est bon on procédera à la sensibilisation, qui sc fait invariablement dans un bain d’acéto-nitrate d’argent composé de :

Eau distillée 1 litre.

Nitrate d’argent 80 grammes.

Acide acétique cristallisable .... 100 à IdO c, c.

Cette opération se fait comme pour le collodion, en employant, soit une cuvette horizontale à recouvrement, soit une cuvette verticale ; en tous cas la plaque devra être plongée d’un seul coup, et sans temps d’arrêt, pour éviter les lignes sur la couche.

Après une immersion de 30 à 60 secondes seulement, la plaque sera lavée avec soin et abandonnée à la dessiccation, à l’abri de toute lumière actinique.

Ainsi préparées, les glaces peuvent se conserver plusieurs jours si on a soin de les tenir enfermées dans des boîtes à rainures placées dans un endroit sec.

Le temps d’exposition est très-long dans la chambre noire, mais il est de quelques secondes seulement lorsqu’on emploie ces glaces pour l’impression par contact de positives par transparence sur des clichés négatifs, comme cela a lieu lorsqu’on veut faire des épreuves stéréoscopiques sur verre.

Que ce soit pour un négatif à la chambre noire, ou pour un

positif transparent, le développement s’effectuera de la même* façon, soit de suite, soit plusieurs jours après la pose.

Développement.

Eau distillée *. . . 1 litre.

Acide gallique 5 grammes.

Après avoir filtré, vous versez une quantité suffisante de ce liquide pour couvrir le fond d’une cuvette plate de la dimension des glaces à développer, La plaque impressionnée est immergée dans cette solution, après avoir été mouillée au préalable avec de l’eau distillée. Aussitôt que l’image commence à apparaître, on rejette le révélateur qu’on remplace par une solution nouvelle, additionnée de quelques gouttes d’un bain d’argent à 3 p. 100, sans acide acétique. L’image se développera alors graduellement et atteindra le maximum de sa valeur en 30 ou 40 minutes, si le temps d’exposition a été suffisant. Si la pose avait été trop courte, le développement serait beaucoup plus long, et les ombres manqueraient de détail ; si, au contraire, l’exposition avait été dépassée, le cliché serait uniforme et manquerait de vigueur.

On lave, et on fixe l’image dans une dissolution d’hyposulfite de soude à 10 p. 100.

Lorsqu’on se servira du procédé à l’albumine pour des épreuves par transparence destinées aux stéréoscopes sur verre, l’impression se fera par contact dans le châssis-presse, et on aura soin de placer une feuille de papier noir derrière la glace sensible.

Pour donner à ces épreuves un ton sépia foncé beaucoup plus agréable à l’œil, après le lavage qui suit le fixage, la plaque sera plongée dans un bain composé de :

Eau distillée; ; . . . 2 litres.

Clilorure d’or neutre. 1 gramme.

Après un bon lavage final, ces images seront appliquées contre un verre dépoli très-mince de même dilnension, et bordées avec un papier gommé;

Collodion sec et humide au bromure d’argent

pur. — Le bromure d’argent étant plus sensible que l’iodure du même métal aux rayons verts ou jaunes, II. Tli. Siitton a publié une méthode sur l’emploi de ce sel, qui est devenue le point de départ des émulsions bromurées dont nous parlerons plus loin.

D’après .11. Siitton, dont les expériences ont été continuées avec succès par il. E. Boivin, les principaux avantages du collodion bromuré sont : une réduction notable du temps de pose, une régularité et une sûreté parfaites des opérations, la conservation des plaques préparées pendant plusieurs heures avec toute leur sensibilité; enfin, une finesse dans les détails et une harmonie dans les clichés qui surpassent les plus belles productions par le collodion humide ordinaire.

Mais à côté de ces avantages, nous devons signaler les inconvénients qui résultent de l’emploi d’un bromure seul non additionné d’iodure, comme cela se pratique dans toutes les opérations au collodion sec ou humide ; ce sont : l’extrême lenteur avec laquelle se forme la couche sensible dans le bain d’argent dont le titre doit être élevé au moins à 18 ou à ‘20 p. 100, et l’obligation de recouvrir cette couche, après un lavage soigné, d’un préservateur hygroscopiqnc qui, il est vrai, maintient la sensibilité de la plaque pendant plusieurs heures après sa préparation ; c’est ce qui fait que nous avons classé ce procédé parmi les collodions secs.

Le collodion se compose de :

Éther sulfurique (3(1 c. c.

Alcool à 40 degrés 40 —

Coton azotique à haute température ... 1 gr. 2;).

Uromure de cadmium 3 grammes.

La glace, bien nettoyée, est recouverte d’une couche de ce collodion, puis sensibilisée dans le bain d’argent suivant :

Kaii distillée. . .

Azotate d’argent — d’urane .

Acide azotique .

90 grammes.

quelques gouttes.

. La plaque collodionnée restera dans ce bain environ cinq minutes en été, et dix minutes au moins en hiver. La couche doit être crémeuse, mais sans perdre entièrement sa translucidité. Une longue immersion dans le bain donne une couche opaque et très- sensible ; mais, bien que plein de détails et très-harmonieux, le négatif est peu corsé et difficile à renforcer.

Lorsque l’immersion est trop courte dans le bain d’argent, la couche est plus translucide, mais moins sensible; le négatif est alors plus intense et manque souvent de détails dans les ombres.

Gomme on le voit, la densité du négatif dépend surtout du temps pendant lequel la plaque reste dans le bain sensibilisateur; si le temps est trop court, le négatif est très-doux dans les noirs et très-clair dans les lumières, il peut supporter d’être poussé beaucoup plus au développement. D’un autre côté, si la plaque a été laissée trop longtemps dans le bain, la couche est beaucoup plus sensible, mais le négatif est léger et plat; il est, en outre, difficile à renforcer, et il a une tendance à se voiler. L’opérateur choisira donc, suivant les circonstances et la température, le temps d’immersion qui conviendra le mieux à son travail.

Au sortir du bain, la couche doit être débarrassée de toute trace de nitrate d’argent par un lavage énergique à plusieurs eaux. Il est bon d’employer de l’eau distillée pour le premier lavage ; les autres peuvent se faire avec de bonne eau potable. La première eau, qu’il est bon de filtrer au charbon, doit être exempte de matières organiques ou salines.

Lorsque la plaque est bien lavée et égouttée, on la recouvre d’un préservatif hygroscopique composé ainsi qu’il suit :

Albumine 50 c. c.

Glycérine 50 —

qu’on applique à plusieurs reprises à la surface en la faisant couler alternativement du verre à expériences sur la glace, ^ivice versa; on laisse égoutter, le dos de la glace est essuyé, et on la met dans le châssis pour l’exposer de suite, ou plus

CÜLLÜDIÜN SEC ET CÜLLODlüNS l’KÉSERVÉS

tard, pourvu toutefois que ce soit dans la mèiiie journée. La quantité de glycérine peut varier dans la liqueur préservatrice, selon la température et le temps plus ou moins long que l’on veut conserver la glace avant de l’exposer.

L’exposition, comme nous l’avons dit, serairoîs ou qiiulre fois moindre qu’avec le eollodioii liumide.

Le développement se fait le plus généralement avec le révélateur alcalin indiqué page 280, mais il faut au préalable laver la coiiclie pour enlever l’albumine qui la couvre. Si on voulait employer le sulfate de fer, il faudrait immerger la glace pendant deux minutes dans un bain d’argent à 3 ou 4 p. 100 après le lavage de la couche, puis on procéderait au développement comme pour une plaque préparée au collodion liumide.

Le développement complet exige en général de cinq à dix minutes.

Si le cliché réclamait un renforcement à l’argent, ce qui est rare, il faudrait le faire après fixage et lavage, mais non auparavant.

Après le développement, l’image est lavée et fixée dans une solution d’hyposulfite de soude à 20 p. 100. L’hyposulfite vieux, ayant déjà servi pour fixer les épreuves positives sur papier, est suffisamment énergique pour le fixage des négatifs au bromure d’argent.

Les clichés obtenus par cette méthode peuvent fournir un très-grand tirage sans avoir besoin d’être vernis.

M. Th. Sutton décrit également un autre procédé, basé sur les mêmes principes, pour obtenir directement dans la chambre noire un positif transparent ou, ce qui revient au même, convertir un négatif en positif.

Le positif transparent, ainsi produit, peut servir à l’exécution des clichés agrandis, ou être employé pour multiplier les négatifs sur verre ou sur papier.

Voici comment l’auteur procède :

Lorsque le négatif au collodion bromure d’argent est complètement développé et lavé, mais non fixé, il couvre la glace d’une couche d’acide nitrique concentrée, qui a la propriété de dissoudre tous les noirs composés d’argent métallique; il

ne reste alors que la couche (blanc jaune) de bromure d’argent qui n’est pas soluble dans l’acide, et qui forme, par in- Tersion, un positif transparent jaune, au lieu d’un négatif.

Cela fait, il enlève l’acide par un bon lavage, et change la couleur jaune de ce positif en noîe, par l’application du révélateur alcalin déjà employé, additionné de quelques gouttes d’ammoniaque. La réduction du bromure d’argent à l’état métallique se fait en quelques secondes, et laisse un positif parfaitement noir, qu’on termine par un bon lavage.

A la suite de quelques essais qui ne nous ont pas donné de résultats aussi avantageux que ceux annoncés par M. Sutton, nous avons modifié la formule en ajoutant au collodion une petite quantité d’iodure; car nous avons remarqué qu’avec le bromure seul, la couche, bien que trèscrémeuse au sortir du bain d’argent, produit toujours une image plate et maigre après le fixage, quel que soit le temps d’immersion dans le bain sensibilisateur. L’image, qui semble formée à la surface de cette couche opaque de bromure d’argent, devient d’une transparence excessive et manque de corps aussitôt que la plaque est débarrassée par le fixateur du bromure d’argent non décomposé par la lumière.

La formule qui nous a donné les résultats les plus satisfaisants jusqu’à présent est, pour le collodion :

Éther sulfurique 60 c. c.

Alcool à 40 degrés 40 —

Colon azotique pulvérulent "i gi’- 2o.

Bromure de cadmium 2 grammes.

lodure d’ammonium/ 1 —

Le bain d’azotate d’argent à lo p. 100 est suffisamment concentré avec ce collodion.

Toutes les autres opérations peuvent se faire comme elles ont été décrites précédemment.

Quant au préservatif hygroscopique, il est indispensable lorsqu’on veut employer un révélateur alcalin ; il doit donc être appliqué aussi bien sur les glaces humides que sur celles destinées à l’emploi à sec.

Émulsions au bromure d’argent. — Généralités.—

Le procédé aux émulsions sèches dont on s’occupe beaucoup en ce moment n’est pas nouveau, car les premiers essais dans cette voie ont été faits par M. Gaudin, en 18ü3. Deux ans après, MM. Sayee et Boltou, ayant modifié les formules de rinventeur de façon à supprimer com})lélement le bain d’argent sensibilisateur, plusieurs expérimentateurs habiles, au nombre desquels nous pouvons citer MM. Garey- Lea, Stuart Wortley, Yogel, Boivin et, en dernier lieu, M. Chardon, ont perfectionné cette méthode de façon à produire, avec le bromure d’argent, un procédé complet dont les résultats sont maintenant assurés.

L’émulsion sèche est donc un produit qui contient à la fois le bromure d’argent pur sensible, formé en présence d’excès de nitrate du même métal, et le pyroxyle, destinés à former un collodion tout sensibilisé qui ne nécessite plus de bain d’argent.

Le procédé aux émulsions présente sur les collodions secs ou préservés certains avantages, qui sont : D suppression du bain d’argent, cause d’une foule d’insuccès, tels que taches, traînées, piqûres, etc., etc., et en meme temps delà liqueur préservatrice qui ralentit toujours la sensibilité dans les collodions secs ; 2® couche sensible se conservant indéfiniment et pouvant être développée longtemps après la pose. Mais la préparation du collodion émulsionné est longue et surtout très-délicate, et comme, jusqu’à présent du moins, on n’est pas arrivé à une rapidité aussi grande qu’avec le collodion humide, ce procédé ne peut servir que pour les vues et pour les reproductions.

Le bromure d’argent qui compose les émulsions étant d’une très-grande sensibilité aux plus faibles rayons de la lumière blanche, on doit prendre les plus grandes précautions lors de la préparation des plaques, et jusqu’après leur développement, afin d’éviter les voiles qui se produiraient sûrement si on opérait dans les mêmes conditions qu’on le fait généralement avec le collodion humide iodo-bromuré.

Un excellent moyen pour éliminer complètement du laboratoire toute trace de rayons actiniques est de coller sur les

carreaux de la fenêtre une feuille de papier ou de gélatine antipliotogénique préparée à la clirysoïdine.

La clirysoïdine est une substance cristallisée d’un jaune rougeâtre provenant de la houille, qui est soluble dans l’eau et dans l’alcool ; on peut donc l’employer à l’état de vernis, de collodion ou de teinture pour colorer la gélatine ou le papier.

La préparation du papier est très-simple, puisqu’elle consiste à imprégner du papier un peu fort dans une solution composée de :

Chrysoïdine 3 grammes.

Alcool à 36 degrés 100 c. c.

Eau ordinaire 30 —

après dessiccation ce papier peut servir à envelopper toutes les substances sensibles, telles que glaces préparées, collodion émulsionné, etc., etc., pour les préserver de la lumière blanche.

Pour couvrir les carreaux du laboratoire, ou bien pour entourer la lumière, bougie ou gaz dont on fait usage pendant la préparation des glaces et leur développement, la meilleure manière d’utiliser la chrysoïdine est de l’employer sous forme de pellicule de gélatine qui donne une lumière éclairante suffisante pour les opérations, tout en interceptant complètement les rayons actiniques.

M. Ch. Bardy, qui recommande ce produit, indique la formule suivante :

Gélatine blanche 20 grammes.

Eau ordinaire • . . . . 123 c. c.

Chrysoïdine 2 gr. 30.

Glycérine 3 c. c.

Solution d’alun à 2 pour 100 40 —

La gélatine est mise à gonfler dans l’eau, puis dissoute en élevant la température au bain-marie, on ajoute la chrysoïdine, puis la glycérine, et on verse l’alun en dernier lieu en ayant soin de remuer le mélange, que l’on filtre ensuite sur un papier, et on laisse refroidir.

Lorsqu’on veut préparer les pellicules de gélatine, qui

nOLLODION SEC ET COLLODION'S PRÉSERVÉS 300

doivent avoir environ un millimètre d’éptiisseur, on couvre une glace préalablement cirée ou frottée au talc d’une couclie de collodîon normal, on l’entoure d’un bourrelet de cire à modeler qui forme cuvette dans laquelle on coule la gélatine colorée; lorsqu’elle a fait prise on laisse sécher, puis la gélatine est recouverte d’une couche de collodion à l’huile de ricin, et on la détache de la glace en faisant une incision tout autour avec un canif. La pellicule ainsi préparée est souple et d’une couleur rouge rubis complètement réfractaire aux rayons actiniques.

Procédé aux émulsions de M. Chardon. — Nous empruntons à M. Chardon, dont la méthode a été couronnée par la Société Française de photographie, les formules qui ont été publiées par cet habile praticien, dans une brochure indiquant d’une façon très-claire tous les détails opératoires et les manipulations délicates de ce procédé.

Le pyroxyle jouant un rôle important dans le collodion émulsionné dont la couche doit être essentiellement poreuse, perméable et résistante en même temps, on emploiera de préférence un coton azotique à courtes fibres, d’un aspect poudreux, fabriqué à haute température dans un mélange d’acide sulfurique et de nitrate de potasse. Le coton précipité par l’eau bouillante est particulièrement favorable pour ce procédé. La proportion de pyroxyle qui entre dans le collodion varie suivant sa solubilité dans le mélange d’éther et d’alcool et suivant la nature de la couche qu’il doit produire. Si la quantité était trop faible, le bromure d’argent formé par l’addition de l’azotate du même métal se précipiterait en partie et donnerait des couches granulées qui n’auraient aucune cohésion; si, au contraire, cette proportion était trop forte, les couches formées auraient une transparence trop grande, elles manqueraient alors de sensibilité et ne produiraient que des clichés sans vigueur par lïmpossibilité de renforcer l’image obtenue.

Les bromures qui donnent les meilleurs résultats sont : le bromure de zinc mêlé avec un bromure double de cadmium et d’ammonium dans une proportion déterminée, mais comme

ces bromures sont plus ou moins purs et déliquescents, avant de faire la pesée, qui doit être rig'oureusenient exacte, il faut leur faire subir une préparation.

On devra éliminer d’abord du bromure de zinc l’excès d’oxyde du même métal qu’il contient presque toujours ; pour cela on le fait dissoudre dans l’alcool absolu, et après 24 heures de contact on filtre la solution pour séparer l’oxyde insoluble dans l’alcool qui reste alors sur le papier à filtrer, on fera évaporer le liquide clair dans une capsule et sur un bain-marie, et quand la presque totalité de l’alcool aura disparu on terminera l’opération à feu nu, en ayant soin de remuer constamment avec une baguette de verre.

Le bromure de cadmium contient une quantité d’eau qui varie de 25 à 30 p. 100; il faut, avant de l’employer, le dessécher complètement, pour cela on le met dans une capsule au-dessus d’une lampe à alcool, où il ne tarde pas à se liquéfier complètement, mais en continuant à chauffer lentement et en ayant soin de remuer constamment la pâte laiteuse qui se forme ; l’évaporation complète se produit et il reste au fond de la capsule une poudre blanche qui est le bromure anhydre.

Le bromure d’ammonium est également desséché, puis ôn pèse rigoureusement la quantité nécessaire de ces bromures dans la proportion des équivalents chimiques, soit pour le bromure de cadmium 136 gr., et pour le bromure d’ammonium, 97 gr.; ce qui, réduit au dixième, donnera 13 gr. 60 du premier et 0 gr. 70 du second, ensemble 23 gr. 30 ; on ajoute 23 gr. 30 de bromure de zinc pur, c’est-à-dire exempt d’oxyde ; ces quantités seront dissoutes ensemble dans une petite quantité d’eau distillée, puis, après filtration, on fera évaporer lentement le liquide en remuant constamment; le résultat devra donner 46 gr. 60 de bromure composé très-sec, que l’on conservera pour fusage dans un flacon bouchant hermétiquement.

En opérant ainsi on n’aura qu’une seule pesée à faire pour bromurerle collodion. Ces produits préparés ainsi qu’il vient d’être dit, on compose le collodion dans les proportions suivantes :

Alcool à 40 degrés 200 c. c.

llronuire composé 12 grammes.

Coton azoli({uc G /^riimmos ou plus, suivant

sa solubilité.

Éther sulfurique à G2 degrés 400 c. c.

Le bromure composé est d’abord dissous dans l’alcool, on ajoiUcra le colon-poudre, puis en dernier lieu l’étlier; après avoir secoué jusqu’à dissolution du pyroxyle, on laissera reposer la solution sans jamais la tiltrer, car l’évaporation l)Ourrait en changer les proportions.

Il est bon de préparer une certaine quantité de ce collodion à l’avance, car, pour qu’elle devienne d’une limpidité parfaite, ce qui est indispensable pour la réussite de l’émulsion, il faut qu’il repose pendant un temps assez long; ce long repos permet en outre aux bromures de pénétrer dans les parties les plus intimes du pyroxyle dont la dilatation est d’autant plus grande que le collodion est plus vieux.

Le mélange de deux sortes de cotons azotiques préparés, Lun à haute température, dans l’acide sulfurique et le sel de nitre, l’autre à température plus basse, dans les acides azotiques et sulfuriques, semble particulièrement favorable à la formation d’une couche homogène, ferme et poreuse en même temps, donnant le maximum de sensibilité; il semble résulter cependant des expériences répétées que le pyroxyle le mieux approprié pour les émulsions est celui qu’on ob tient par la précipitation faite avec l’eau bouillante.

Lorsque le collodion bromuré, après un repos suffisant, est parfaitement clarifié, on procède à sa sensibilisation de la manière suivante, en opérant alors à l’abri de toute lumière blanche :

Dans un flacon d’une capacité de 500 grammes environ, on verse 100 c. c. de collodion bromuré; d’autre part, on pulvérise finement 3 grammes 15 d’azotate d’argent fondu, pesé très-rigoureusement dans une balance pouvant accuser facilement 1 centigramme; la poudre argentique est introduite dans un petit ballon en vere avec quelques gouttes d’eau distillée que l’on fera chauffer légèrement au-dessus d’une lampe à alcool, pour opérer la dissolution; on ajoute alors

23 c. c. d’alcool à 40 degrés qui produisent d’abord un précipité d’argent qui se dissout de nouveau par la chaleur; lorsque le liquide est parfaitement clair, on laisse refroidir, puis on le verse par très-petites quantités à la fois dans le llacon contenant 100 c. c. de collodion bromuré, en ayant soin d’agiter vigoureusement après chaque addition ; afin de ne rien changer aux proportions, on rince le ballon en dernier lieu avec 10 c. c. d’alcool que l’on introduit dans le collodion, après l’avoir chauffé légèrement.

On peut également opérer la sensibilisation en versant le collodion bromuré dans l’alcool nitraté, maintenu à la température de 25 à 30 degrés centigrades, et en agitant vigoureusement à chaque addition.

Quel que soit le mode de procéder, l’émulsion doit avoir, au commencement de l’opération, un aspect légèrement laiteux tout en conservant sa limpidité; mais, lorsque la sensibilisation est terminée, elle doit présenter une teinle rouge orangé vue par transparence, ce qui est l’indice d’une bonne réussite, car si l’émulsion présentait un aspect mat et plâtreux, on serait à peu près certain d’un mauvais résultat, dû à une erreur dans les formules ou à une mauvaise qualité des produits employés.

L’émulsion ainsi préparée est abandonnée dans une obscurité complète pendant 36 heures, mais on doit avoir soin de secouer vigoureusement le flacon de temps à autre.

Malgré toutes les précautions que l’on peut prendre en pesant ou en mesurant les produits qui composent le collodion ainsi préparé, il est rare qu’on arrive à la précision théorique qui veut qu’il reste un excès d’argent, mais que cet excès soit extrêmement faible ; pour vérifier par l’analyse si l’on est dans de bonnes conditions, on prend 10 à 15 c. c. d’eau distillée dans un verre à expériences, on y verse 2 c. c. environ du collodion à essayer, et on agite vigoureusement avec une baguette en verre, puis on filtre jusqu’à ce que le liquide coule parfaitement clair. Ce liquide, divisé par moitié et placé dans deux verres différents, est alors analysé; dans l’un des verres on ajoute au liquide deux ou trois gouttes d’eau salée qui doivent rendre la solution opaline, si l’excès

COLLODION SEC ET COLLODIOXS PRÉSEUVÉS 313

d’argent n’est pas trop abondant : un précipité laiteux indique une trop forte proportion de ce métal; si, au contraire, l’eau salée ne produit pas de trouble, c’est un indice qu’au lieu d’un excès d’argent il reste un bromure soluble; pour s*en assurer, on verse un peu d’une solution neuve de nitrate d’argent dans la seconde moitié de l’eau mise à part; s’il se forme un précipité qui indique la présence du bromure en excès, il faut ajouter à l’émulsion une petite quantité de nitrate d’argent en solution alcoolique, bien que cette addition après coup ne donne pas d’aussi bons résultats que quand l’argent domine tout d’abord.

Mais si l’excès d’argent est nécessaire pour donner à l’émulsion les qualités qu’elle doit avoir, son action persistante deviendrait nuisible, c’est pourquoi il faut le saturer en ajoutant 2 ou 3 c. c. de collodion au chlorure de cobalt par 100 c. c. d’émulsion.

Le collodion au chlorure de cobalt se compose de :

Alcool à 40 degrés 80 c. c.

Chlorure de cobalt 10 grammes.

Pyroxyle 2 —

Éllier sulfurique ivciidé 120 c. c.

Le chlorure de cobalt est pulvérisé finement, on ajoute l’alcool par petite quantité à la fois, puis on titre le liquide, dans lequel on introduit le coton d’abord, puis l’éther; après avoir agité le flacon pour opérer la dissolution du pyroxyle, on laisse reposer pendant quelques jours.

L’introduction du collodion au chlorure de cobalt dans l’émulsion a pour but de neutraliser l’excès d’azotate d’argent, pour se rapprocher le plus possible de la théorie qui consiste à obtenir du bromure d’argent pur; on agitera donc vigoureusement le mélange que l’on laissera reposer pendant 10 heures, après quoi on procédera à la précipitation, ainsi qu’il va être expliqué.

Dans une cuvette peu profonde, mais large de bords, remplie aux trois quarts d’eau distillée à la température de 30 à CO degrés centigrades, on verse en un filet très-mince et par petites quantités à la fois, le collodion émulsionné, en

ayant soin d’agiter continuellement avec une baguette en verre, pour diviser le plus possible le précipité que l’on place ensuite sur un linge fin au-dessus d’un entonnoir ; on recommence autant de fois qu’il est nécessaire, jusqu’à épuisement de tout le collodion, en renouvelant l’eau de temps en temps si la quantité d’émulsion était considérable ; lorsque tous les précipités successifs ont égoutté sur l’entonnoir, on les lave avec soin à l’eau distillée tiède, jusqu’à ce que cette eau coule limpide ; on presse ensuite dans le linge pour exprimer tout le liquide, puis on étend pour sécher sur du buvard blanc dans une obscurité complète.

Le résultat doit donner une matière floconneuse jaune clair, assez légère, qui constitue l’émulsion sèche, qui ]se conserve indéfiniment lorsqu’on la place dans un endroit sec, à l’abri de toute lumière. Toutes les opérations qui ont été faites jusqu’à ce point ne sont que des préparations préliminaires pour obtenir cette émulsion, qui doit servir à constituer un collodion sensible au bromure d’argent pur, qui se compose de :

Elhcr sulfurique à 62 degrés 30 c. c.

Alcool à 40 degrés 50 —

Quinine précipitée 0 gr. 20.

Emulsion sèche de 3.50 à 4 grammes.

La quinine précipitée est d’abord broyée finement dans un mortier, on y ajoute peu à peu f alcool pour la dissoudre, puis on filtre; l’émulsion sèche est alors introduite dans le flacon, et quand elle est imprégnée d’alcool on verse l’éther, puis on secoue vigoureusement pour opérer la dissolution. Ce collodion est alors prêt à servir, mais il est préférable de le laisser reposer pendant quelques heures, puis de le filtrer sur un tampon de coton. 11 est bien entendu que cette opération doit se faire dans une obscurité complète, et que le flacon dans lequel on veut conserver ce collodion sera entouré d’un papier anti-actinique à la chrysoïdine.

Le collodion émulsionné se conserve très-longtemps, mais s’il devenait trop épais par suite d’évaporation on pourrait ajouter un peu d’éther pour lui rendre sa fluidité.

COLLODION SEC ET COLLODIONS rUÉSERVÉS 315

Les glaces, bien nettoyées et passées au talc, sont recouvertes d’émulsion de la même façon qu’on emploie le collodion ordinaire, avec cette différence que le liquide étant moins fluide, il faut verser plus lentement et éviter les mouvements trop brusques en relevant la glace lorsqu’on reverse l’excès dans le flacon; de cette façon on évitera les moutonnages dans la couclie.

On peut préparer un grand nombre de ces glaces qui se conservent très-longtemps si, après les avoir laissé sécher, on les renferme dans une boîte à rainures placée dans un endroit frais et sec à l’abri de toute lumière blanche ; néanmoins, lorsqu’on voudra obtenir le maximum de rapidité on devra les employer aussitôt leur préparation.

Pour être dans de bonnes conditions, la couche vue par réflexion doit présenter une surface brillante et unie, par transparence elle doit être translucide et avoir une couleur rouge orangé; les glaces préparées et sèches qui présenter£iient un aspect mat et plâtreux donneraient de mauvais résultats qu’il faudrait attribuer dans ce cas à un excès d’argent dans l’émulsion, ou à une précipitation grenue du bromure d'argent dans le collodion, et peut-être aussi à une mauvaise qualité du coton employé.

Comme pour la plupart des collodions secs, le révélateur alcalin est celui qui convient le mieux pour développer les clichés obtenus par le procédé aux émulsions ; il se com-

pose de :

Eau distillée 1 litre.

Carbonate d’ammoniaque en cristaux durs. 20 grammes.

Bromure de potassium 0.4 —

Alcool absolu 100 c. c.

Acide pyrogallique 10 grammes.

Le carbonate d’ammoniaque doit être à l’état de sesquicarbonate, c’est-à-dire en cristaux durs et translucides, car s’il était devenu friable et opaque par le contact de l’air, il n’aurait aucune action.

Le développement doit se faire dans un laboratoire trèsfaiblement éclairé par une bougie entourée d’un papier préparé à la cbrysoïdine afin d’éviter les voiles.

On verse d’abord dans une cuvette plate, en porcelaine ou en verre, une quantité nécessaire de la solution n® 1 pour couvrir entièrement la plaque, on ajoute environ 2 ou 3 p. 100 de la solution n® 2 d’acide pyrogallique et l’on remue pour ^ opérer le mélange.

Au moment de développer, la couche sensible sera recouverte à plusieurs reprises avec de l’alcool à 36°, puis égouttée et lavée jusqu’à disparition d’apparence graisseuse; la glace sera plongée alors dans la cuvette contenant le révélateur, la couche de collodion en dessus, et l’image apparaîtra trèspromptement sous son action ; lorsque tous les détails seront parfaitement sortis on procédera au renforçage au moyen de trois solutions séparées et composées de :

Eau distillée 100 c, c.

Uromure de potassium . 1 gramme.

Bicarbonate de potasse pur à saturation.

ÎVO 3.

Eau distillée 4o0 c, c.

Alcool 50 —

Glucose 100 grammes.

Dans les conditions normales du développement, le mélange se fait dans la proportion suivante :

N® 1 quelques gouttes.

N® 2 de 5 à 10 c. c.

N® 3 de 10 à 20 —

Lorsque l’image manque de pose on diminuera le n<> 1 , et le n° 3 sera augmenté d’autant plus que l’image sera plus lente à venir ; si la pose avait été au contraire trop prolongée, le 11° 1 serait augmenté dans une forte proportion au détriment du 11° 3, le n° 2 restant à peu près le même dans tous les cas.

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Pour ajouter le mélange des trois solutions au révélateur ou retire un instant la glace de la cuvette afin d’éviter les taches, puis ou la plonge de nouveau pour continuer le renforcement, qui s’opère en peu d’instants; l’intensité ne doit pas être poussée trop loin, afin que l’image conserve toute sa transparence et sa finesse.

Arrivée au point voulu, on lave abondamment, puis on fixe dans une solution d’iiyposulfite de soude à 20 p. 100 et on termine par un dernier lavage àl’ean courante ordinairepour éliminer toute trace du fixateur ; le cliché est ensuite séché et verni à la manière ordinaire.

Ce qui présente le plus de difficulté dans le procédé indiqué par M. Chardon n’est pas l’opération proprement dite, mais uniquement la préparation de l’émulsion sèche qui nécessite des manipulations longues, minutieuses et délicates, que l’on n’est pas toujours siir de réussir lorsqu’on n’est pas très-bien familiarisé avec ce genre de travail ; heureusement que certaines maisons spéciales se chargent de préparer l’émulsion sèche, voire même le collodion émulsionné, que l’opérateur n’a plus qu’à étendre sur sa glace à la manière ordinaire. M. le professeur Stebbing, bien connu des amateurs, livre même des glaces toutes préparées par l’émulsion qu’il suffit d’exposer et de développer pour avoir des images parfaites ; les opérations se trouvent ainsi singulièrement simplifiées.

Procédé à la gélatine bromurée. — Depuis plusieurs années le procédé aux émulsions à la gélatino-bromure est employé en Angleterre par plusieurs praticiens habiles qui ont su tirer un excellent parti de la gélatine comme subjectif pour la préparation des plaques sensibles sans l’emploi des bains d’argent. M. R. Kennett, dont le nom est bien connu de l’autre côté de la Manche, a publié le résultat de ses expériences qui sont parfois remarquables comme rapidité.

L’émulsion à la gélatino-bromure se prépare de la manière suivante :

Dans une capsule en porcelaine on fait gonller pendant

quelques heures 25 grammes de gélatine ambrée dans de l’eau de source froide, puis on la fait égoutter en rejetant toute l’eau. D’autre part on fait dissoudre 16 grammes de bromure de potassium dans 250 c. c. d’eau de source que l’on verse dans la capsule contenant la gélatine gonflée, et on fait fondre au bain-marie en remuant la masse avec une baguette eu verre; on ajoute alors 25 grammes de nitrate d’argent fondu blanc, dissous dans 250 c. c. d’eau de source, en versant le liquide par petite quantité à la fois dans la gélatine et en ayant soin de remuer constamment, après quoi on ajoute encore 70 c. c. d’alcool méthylique et 20 gouttes d’une solution à 4 p. 100 de bromure d’ammonium.

Il faut alors éliminer par la dialyse le nitrate de potasse qui se forme parla double décomposition produite par le mélange de la gélatine, du bromure de potassium et du nitrate d’argent, qui, s’il restait dans l’émulsion, se cristalliserait sur la couche et occasionnerait des trous dans la couche.

Pour arriver à ce résultat il suffit de verser le mélange de gélatine contenant le nitrate d’argent et le bromure de potassium sur un parchemin fixé au-dessus d’un vase contenant de l’eau chaude formant bain-marie; au bout de quelques heures, le nitrate de potasse et l’excès de nitrate d’argent, tous deux solubles, passent à travers le parchemin, tandis que la gélatine et le bromure d’argent, insolubles dans l’eau, restent seuls sur le filtre.

Cette émulsion, qui doit être tenue à l’abri de toute lumière blanche, ne se conservant que très-peu de jours en bon état, doit être employée promptement (1).

La préparation des glaces avec la gélatine bromurée est très-facile, bien que délicate ; la glace nettoyée et légèrement chauffée est recouverte d’une couche d’émulsion tiède, que l’on verse au milieu, et que l’on étend avec une baguette de verre, ou même avec le doigt, le point essentiel est le séchage de la couche qui doit avoir lieu promptement et sur-

(1) Nous engageons les amateurs à acheter leur émulsion toute préparée par M. R. Kennett, à Londres; ils éviteront ainsi beaucoup de mécomptes et ils obtiendront des résultats plus certains.

tout régulièrement ; pour cela on place la glace sur un pied à caler, bien de niveau, et lorsque la gélatine a fait prise on glisse cliacunc d’elles dans une sorte d'étuve cliaufïee avec une lampe à alcool.

La sensibilité de l’émulsion à la gélaline bromurée étant très-grande, le temps de pose sera plus court qu’avec le collodion, ce qui offre un grand avantage dans bien des cas. Malheureusement, il est à craindre que les clichés faits avec la gélaline, essentiellement hygroscopique, subissent l’iiitluence de la température, et que riiumidité ait une action fâcheuse sur leur conservation.

Le développement se fait avec le révélateur alcalin indiqué page 280.

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