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CAUSE DES IMPERFECTIONS DANS LES ÉPREUVES 39'J

permettre une impression vigoureuse, les images présentent le même aspect; dans le premier cas, ajoutez de l’argent au bain en le neutralisant ; dans le second, ajoutez au bain de sel, sur lequel vous préparez le papier, 25 centigrammes de clilorure d’or par litre. Dans ce dernier cas, on devra sécher la feuille dans l’obscurité, avant de la sensibiliser comme à l’ordinaire.

Si cet effet était le résultat d’un bain d’hyposulfîte de soude contenant du chlorure d’or acide (ce dont il serait facile de s’assurer au moyen du papier de tournesol), on ajouterait au bain quelques gouttes d'ammoniaque liquide.

L’imperfection qui se présente le plus fréquemment, et la plus difficile à éviter, est une apparence farineuse et cotonneuse de l’épreuve au sortir du bain d’or, apparence qui est surtout sensible lorsqu’on regarde la feuille par transparence. Ce défaut est généralement dû à la mauvaise qualité du papier ou de l’albumine, très-souvent aussi à l’impureté de l’eau de lavage dont on se sert pour plonger les épreuves au sortir du châssis. Pour l’éviter, faites dégorger pendant cinq minutes dans une solution composée de :

Acétate de soude 35 grammes.

Eau ordinaire 800 —

lavez-la quelques instants dans une eau courante, puis faiteslui subir l’action du bain de virage et de fixage comme il est indiqué.

Parfois il est impossible d’obtenir un contact parfait entre la surface du papier et le bain d’argent, il semble que la couche refuse de s’humecter et repousse le liquide comme une substance grasse; ce phénomène, qui a pour conséquence l’écoulement irrégulier de la solution en lignes graisseuses, se produit le plus souvent pendant les grandes chaleurs de l’été, alors que l’albumine se trouve en quelque sorte desséchée par un séjour prolongé dans un milieu trop chaud. Le meilleur moyen d’éviter cet inconvénient est de maintenir le papier albuminé dans un endroit frais et même un peu humide.

Lorsqu’on fixera les épreuves, on devra apporter le plus

grand soin à ce qu’aucune substance étrangère ne vienne se mêler au bain d’or ou d’iiyposulfite, parce que cela occasionnerait une décomposition du bain ou des taches sur l’image ; chaque cuvette sera consacrée à une opération spéciale, et, pour ne pas les confondre, on devra les marquer avec soin. On évitera également de mettre les mains imprégnées d’hyposulfite dans le bain de virage, et vice versa ; il faut toujours les laver à l’eau pure entre chaque opération.

Nous recommandons de préférence l’emploi des cuvettes à fond de verre pour les bains d’argent, et en gutta-percha ou en porcelaine pour les bains de sel ou de fixage. Pour les grandes dimensions, on pourra se servir de cuvettes en bois dont les joints seront enduits de glu marine, et dont toute la partie intérieure sera recouverte de trois couches au moins de vernis à la gomme laque dissoute dans l’alcool et appliquée au pinceau, ou encore de glu marine.

Les cuvettes ainsi que le bassin de lavage seront toujours lavés avec soin.

lies ampoules, qui font le désespoir des photographes, sont très-difficiles à combattre; ce qu’il y a de plus fâcheux, c’est que ce défaut se produit précisément sur les papiers qui donnent les épreuves les plus brillantes et les plus chaudes de ton, et qu’elles ne se montrent que dans les bains de lavage qui suivent le fixage à l’hyposulfite de soude, sans qu’aucun indice puisse les faire reconnaître par avance.

Ce phénomène, qui a pour cause principale l’encollage du papier et, très-souvent aussi, le racornissement de la couche d’albumine par suite d’un séjour trop prolongé dans un endroit sec et chaud, ce qui produit une extension différente entre l’albumine et le papier, lors de l’immersion dans les bains de densités différentes, disparaît presque complètement lorsque les épreuves sont sèches; néanmoins, comme chacune des boursouflures conserve une quantité plus on moins considérable de molécules d’hyposulfite qui ont passé à travers le papier, les épreuves s’altèrent rapidement.

Quelquefois ces ampoules ont pour cause l’emploi d’un papier albuminé trop fraîchement, et dont la couche n’ayant pas eu le temps de s’incorporer au papier, se soulève pur-

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tiellement. Si on doit employer le papier dans cet état, on pourra éviter en partie cet inconvénient en ajoutant au bain d’iiyposulfite une certaine quantité d’alcool qui facilitera la coagulation de l’albumine dans les parties qui ont une tendance à se soulever ; l’addition dans le même bain de 5 à 6 centimètres cubes par litre d’ammoniaque liquide empêche également l’albumine de se soulever et de former des ampoules.

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