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MÉTHODE POUR IMPRIMER

être resté à la lumière une minute au plus, même par un jour sombre, le châssis est de nouveau recouvert pour le transporter dans la chambre obscure, où on retirera l’épreuve qui apparaîtra faiblement et qu’on développe avec une solution de sulfate de fer composée de :

Eau filtrée SOO grammes.

Sulfate de protoxyde de 1er 16 —

Acide acétique cristallisable 8 c. c.

L’épreuve, mise à plat sur une glace de dimension convenable, sera d’abord mouillée à l’eau distillée, puis développée par l’application de cette solution jusqu’à ce qu’elle ait atteint le degré de vigueur désiré ; on la lave immédiatement, puis on la fixe à l’hyposulfite de soude, et enfin on termine par des lavages soignés, comme pour les épreuves obtenues par les autres méthodes.

Autre procédé. — M. E. Boivin indique un autre moyen pour imprimer un grand nombre d’épreuves par les temps sombres d'hiver; sa méthode, basée sur le tirage par développement, consiste à préparer du papier albuminé en le faisant flotter pendant trois ou quatre minutes sur un bain composé de :

Albumine reposée irX) c. c.

Eau distillée 2b —

Bromure de potassium 2. b grammes.

Lorsque ce papier est sec, on le flotte sur un bain d’argent à Ib p. 100 d'eau distillée, puis sur un second bain d’eau distillée pure pour enlever l’excès d’argent ; après dessiccation, ce papier, qui est d’une extrême sensibilité, est exposé pendant quelques secondes sous un cliché, et l’image, qui doit être à peine visible, est développée avec le révélateur alcalin indiqué page 280, puis virée dans un bain d’or, fixée à l’hyposulfite de soude et lavée à plusieurs eaux, à la manière ordinaire.

Méthode pour imprimer, finir et livrer une épreuve photographique très-solide sur papier,

en quinze minutes. — Il est parfois utile de pouvoir produire un positif sur le papier dans un temps très-court, ce qui est impossible par les moyens ordinaires, qui ne permettent dans aucun cas de terminer une photographie d’une manière convenable en moins de douze heures. Aussi croyons-nous qu’on trouvera quelque intérêt au procédé suivant :

Mettez dans un flacon bouché à l’émeri et qui sera tenu à l’abri de la lumière blanche :

Eau filtrée 500 grammes.

Acide citrique 30 —

Citrate de fer ammoniacal 15 —

Ammoniaque liquide concentrée 30 c. c.

Mélangez, puis filtrez.

Appliquez cette solution sur un côté du papier positif que vous avez eu soin de fixer préalablement sur une planche unie avec des punaises. Le moyen le plus commode est de se servir d’un pinceau large en martre, qu’on promènera en long et en large jusqu’à ce que la feuille soit recouverte entièrement du liquide d’une manière uniforme; on la laissera sécher dans une obscurité complète.

Ce papier, ainsi préparé, prendra une teinte jaune assez prononcée. Imprimez comme à l’ordinaire dans un châssis à reproduction, en prenant les précautions que nous avons indiquées précédemment pour que la lumière n’arrive qu’au moment où on veut commencer l’impression; l’exposition doit être très-courte et seulement jusqu’à ce qu’une apparence légère des lignes principales de l’image commence à se dessiner, ce dont on s’assurera en rentrant le châssis dans le cabinet noir avant de l’ouvrir; on retirera alors la feuille pour la placer sur le fond d’une cuvette plate, la face en dessus, ou sur une glace; on mouillera d’abord l’image à l’eau distillée, puis on appliquera la solution révélatrice composée de la manière suivante :

Eau distillée 500 grammes.

Azotate d’argent cristallisé 10 grammes.

Ammoniaque liquide concentrée 8 c. c.

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