PRÉPARATION DES PLAQUES
polies ou ^rainées; elles ressemblent, dans ce dernier cas, au verre dépoli, qui est préférable, bien que plus fragile, pour les épreuves mates de dimensions moyennes.
Le développement sur plaque métallique, qu’on a beaucoup préconisé, ne donne pas néanmoins autant de finesse dans les demi-teintes et de transparence dans les ombres que celui qui se fait sur papier imperméable, et l’aspect des images, sur ces surfaces rigides, est toujours plus froid, plus sec, et, en un mot, moins artistique que celles développées sur un support flexible, soit provisoire, soit définitif.
Lorsque ces plaques ont déjà servi, il faut les laver à l’eau chaude, et quelquefois même les frotter avec de la pierre ponce très-fine, de façon à enlever toute impureté; on termine par un bon lavage à l’eau propre ; puis, lorsqu’elles sont sèches, on frotte la surface grainée avec un tampon de flanelle imbibé d’une solution composée de :
Essence de térébenthine bOO c. c.
Résine en poudre 20 grammes.
Cire jaune 5 —
Lorsque l’essence de térébenthine est évaporée, on essuie avec un autre tampon de flanelle sèche ; ces plaques sont alors prêtes à recevoir les épreuves, comme il a été expliqué pour les autres subjectiles.
S’il restait des traces de gélatine sur la plaque, il serait facile de la nettoyer en employant un mélange d’ammoniaque et d’essence de térébenthine.
La préparation des plaques métalliques est aussi importante que celle des glaces, car, si elle a été mal faite, l’image n’adhère pas ou ne peut pas être détachée lorsqu’elle est sèche ; de plus, comme l’image prend l’empreinte exacte du support sur lequel elle a été développée, si la surface de la plaque est sale ou rayée, ces défauts se trouveront inévitablement reportés sur l’épreuve; si, au contraire, le support est poli et exempt de toute impureté, l’image se détachera pure et franche sur toute sa surface ; il faut donc observer avec le plus grand soin que la solution résineuse soit toujours dans la proportion indiquée plus haut, et que son ap-
plicatioii sur la plaque soit bien faite, car le succès dépend très -souvent de la bonne préparation des plaques de support.
Gomme nous avons expliqué précédemment la manière dont on doit appliquer le papier insolé sur un support temporaire, qu’il soit flexible comme le papier, ou rigide comme le verre, la porcelaine, le cuivre ou le zinc, nous renverrons nos lecteurs à cette description qui est la même pour toutes les opérations, et nous passerons au
Dépouillement de l’image par l’eau chaude. —
Cette partie de l’opération est celle qui demande le plus d’habitude pour bien juger de la valeur de l’image, dont on peut cependant modifier l’intensité si on la dépouille convenablement.
Si l’on se sert de cuvette verticale pour le dépouillement, l’eau est chauffée jusqu’à ce que le liquide ait atteint la température de 30 à 35® centigrades environ, les glaces sont placées verticalement dans chacune des rainures; en peu d’instants, le papier se détache en tombant au fond de la cuvette, et laisse l’image transparente sur la glace ; il suffit alors, pour activer et compléter le dépouillement, de projeter de l’eau chaude sur l’image, avec la main, jusqu’à ce que l’excès des poudres soit complètement éliminé; puis on termine par une immersion, pendant une minute, dans un bain d’alun de 2 à 3 p. 100 qui doit être suivi d’un dernier lavage très-abondant sous un robinet d’eau froide. L’image est ensuite abandonnée à la dessiccation sur un porte-glace que l’on place, autant que possible, dans un courant d’air chaud, en évitant cependant de la mettre près du feu, car alors elle se fendillerait et se détacherait du support en morceaux.
Gomme l’image remonte en séchant, il faut toujours qu’elle paraisse faible au développement, pour ne pas être trop foncée lorsqu’elle est terminée. Une remarque importante à faire, c’est que les images développées sur plaques collodionnées ou non, mais que l’on veut conserver avec le demibrillant de l’albumine, doivent être surtout beaucoup plus claires lors du développement que celles destinées au mon-
DÉPOUILLEMENT DE l’IMAGE
tage préalable qui produit le grand brillant de l’émail lorsqu’elles sont détachées de la glace; le contraire a lieu quand on développe sur métal ou sur support flexible pour obtenir des épreuves mates ; il faut alors que le ton soit plus soutenu, afin que l’image ait assez de vigueur après la retouche à l’encre de Chine.
Si on développe dans une cuvette plate horizontale, le fond de cette cuvette est couvert de quelques centimètres d’eau chauffée à la température indiquée, les glaces sont mises à plat, le papier en dessus, et on peut les balancer jusqu’à ce que le papier qui sert de véhicule à la couche mixtionnée commence à se détacher, on l’enlève alors doucement en le tirant par un des angles, ce qui laisse la couche noire de gélatine sur le support. On active alors le dépouillement de l’image, en projetant avec la main de l’eau chaude à la surface pour éliminer la couleur en excès et la gélatine soluble.
On se rend compte bien vite, lorsqu’on a l’habitude de ce travail, si le temps de pose est exact, car alors rim.age apparaît promptement avec tous ses détails dans les blancs comme dans les noirs, 'tandis que si l’exposition a été trop longue les blancs restent empâtés et lourds, par suite de l’insolubilité générale de la gélatine qui retient la matière colorante en excès; dans ce cas, on abandonne l’épreuve plus longtemps dans l’eau chaude dont on élève encore la température graduellement, jusqu’à ce qu’elle soit réduite au degré voulu.
Lorsque le temps de pose a été au contraire trop court, comme l’eau à haute température pourrait enlever toutes les demi-teintes, on termine le dépouillement dans une eau presque froide; mais, dans tous les cas, une image dont le temps d’exposition a été bien calculé, sera toujours plus belle et plus complète d’effet.
Le dépouillement se fait plus ou moins rapidement, selon que la gélatine bichromatée est plus ou moins soluble, ce qui tient à des causes multiples, d’abord à la fabrication du papier mixtionné employé, à la manière dont il a été sensibilisé et séché , et aussi à l’état de l’atmosphère ;
on pourra néanmoins se rendre compte du moment où l’image est complètement dépouillée lorsque, vue par trans.parence, il ne restera aucune trace inégale de couleur non dissoute, et qu’elle apparaîtra bien limpide et uniforme sur toute sa surface.
Pour bien juger de la valeur des images développées sur glaces transparentes, on aura soin de placer un morceau de papier blanc à une petite distance, par derrière, afin de se rendre compte, en les examinant, du moment exact où on devra arrêter le dépouillement. Cet examen est plus facile lorsqu’on opère sur un corps blanc, comme le verre opale, la porcelaine ou le papier à la gomme laque.
Lorsque plusieurs épreuves sont développées sur une même glace et que l’une d’elles est plus foncée que les autres, on laisse couler sur cette image un filet d’eau plus chaude, au moyen d’un petit tube en caoutchouc, jusqu’à ce qu’elle soit arrivée à la même valeur que les autres.
Si une série d’épreuves sur une même glace était trop foncée par un excès de pose, on pourrait encore en réduire l’intensité, en plongeant la glace dans un bain alcalin de cyanure de potassium à 1 ou 2 p. 100 ou de carbonate d’ammoniaque à saturation; puis on terminerait toujours par un fixage à l’alun, qui a la propriété de rendre la gélatine insoluble, et en dernier lieu par un lavage abondant sous un robinet d’eau froide.
Pour les images développées sur support flexible il faut, avant le fixage à l’alun, laisser la feuille pendant quelque temps dans une cuvette remplie d’eau propre afin qu’elle abandonne, par le dégorgement, le bichromate de potasse qui est plus tenace que sur les supports rigides. Ce dégorgement est complet lorsque le papier a perdu la couleur jaune qu’il conserve tant qu’il reste des sels de chrome.
L’alun en cristaux, dissous à l’eau chaude, est préférable à l’alun en poudre. La solution d’alun ne doit pas dépasser 3 ou 4 p. 100, car si elle était trop concentrée, la gélatine formant l’image deviendrait trop insoluble et n’adhérerait pas assez au papier de transfert. Le bain d’alun peut être employé à un degré de concentration plus élevé lorsqu’on
DÉPOUILLEMENT DE l’iMAGE 531
opère par transport simple, et que l’image reste sur son support définitif.
La température de l’eau pour le dépouillement de l’image peut varier selon la solubilité plus ou moins grande de la mixtion colorée ; pour certains papiers, l’eau à la température de 25 à 30 degrés centigrades est suffisante, tandis que pour d’autres on peut employer impunément l’eau presque bouillante.
Dans un atelier organisé pour un travail important et suivi, il est indispensable d’avoir toujours de l’eau chaude, sinon en quantité considérable, du moins d’une façon constante ; la question de chauffage a donc son importance, c’est pourquoi nous allons décrire un appareil commode et surtout économique pour avoir rapidement de l’eau à une température suffisamment élevée pour les besoins du travail.
Cet appareil se compose d’un cylindre en fer galvanisé de 80 centimètres environ de hauteur sur 35 centimètres de diamètre, à l’intérieur duquel se trouve une série de plaques en métal que chauffe un fourneau à gaz placé à la partie inférieure de l’appareil; l’eau qu’on verse dans ce cylindre, par un conduit qui se trouve à l’orifice supérieur, se transforme instantanément en vapeur, ce qui produit en peu d’instants une quantité relativement considérable d’eau chaude qui se renouvelle continuellement.
On peut se rendre compte de l’économie que présente cet appareil, en calculant qu’il produit, avec un simple fourneau à gaz, environ 3 litres d’eau par minute, à la température de 45 à 50^^ centigrades, ou 1 litre et demi à 100°, ce qui est grandement suffisant, comme quantité et comme chaleur, pour le développement des épreuves au charbon dans les ateliers ordinaires; le prix de revient est alors de 25 centimètres environ pour chauffer 100 litres d’eau, au lieu de 1 fr. 50 que cela coûterait en employant tout autre système de chauffage. Si une plus grande quantité d’eau était nécessaire, on emploierait un appareil d’une plus grande dimension.
Pour faire fonctionner cet appareil, il suffit d’ouvrir un robinet d’eau froide qui alimente, par un filet proportionné
à l’écoulement, le cylindre qui conduit l’eau sur les plaques, d’allumer le fourneau à gaz, et imniédiateiiient, l’eau chaude coule par le robinet inférieur, et cela aussi longtemps que le gaz est allumé.
Épreuves transparentes pour vitraux. — Ces
charmantes épreuves, dont la vogue augmente chaque jour, s’obtiennent avec la plus grande facilité, puisqu’elles ne sont autre chose, en réalité, que des images au charbon développées sur verre comme support définitif, lesquels ne doivent être ni cirés ni collodionnés ; l’opération se borne donc à imprimer et à développer comme il vient d’être dit, mais en employant un papier au charbon plus chargé en matière colorante et en augmentant un peu le temps d’exposition, pour que toutes les demi-teintes soient bien accusées lorsqu’on regarde l’image par transparence.
Ces épreuves sont appliquées contre un second verre dépoli qui adoucit et harmonise l’image tout en formant encadrement.
On se sert de plusieurs sortes de verres pour encadrer les images transparentes, les uns dont le dessin est formé par l’acide fluorhydrique, ce sont des verres gravés ; et d’autres, dont les ornements sont obtenus au moyen d’un tissu au charbon coloré en bleu, en rouge, en vert, ou de toute autre nuance désirée résultant d’un cliché négatif fait d’après un dessin.
L’image au charbon, destinée à être vue par transparence, est placée convenablement au centre de l’encadrement, et les deux verres sont bordés avec un papier gommé pour les maintenir en contact. Si on entoure le tout avec un léger cadre en métal garni de deux chaînettes qui servent à suspendre cette image à la fenêtre, on a un charmant tableau décoratif du plus heureux effet.
Les épreuves stéréoscopiques, obtenues par ce moyen, ont une finesse qui peut rivaliser avec les plus belles productions du même genre faites sur albumine.
Positifs par transparence au charbon pour agran-
RETOUCHE, TRANSFERT ET MONTAGE o33
dissements. — Les positifs par transparence destinés à produire des clichés agrandis doivent être d’une netteté, d’une finesse et d’une pureté exceptionnelles, car le moindre défaut serait grossi dans des proportions considérables.
Le papier au charbon qui donne les meilleurs résultats, est celui qui est peu chargé en gélatine, mais contenant une grande proportion de matière colorante broyée et filtrée avec le plus grand soin, afin de produire une image exempte de relief et de points noirs ; néanmoins, on obtiendra très-souvent des positifs satisfaisants avec le papier mixtionné qui sert pour le travail courant des portraits, lorsque ce papier a été préparé par des fabricants consciencieux et bien organisés pmais nous le répétons, il est de la plus grande importance que la couleur soit broyée et filtrée de façon que l’image transparente, vue à la loupe, présente une surface d’une pureté absolue ; car, si la mixtion colorée laissait un semis de points noirs sur l’image, comme cela arrive fréquemment lorsqu’on emploie des couleurs métalliques qui se précipitent dans la gélatine, le cliché agrandi serait criblé de petits trous très-difficiles à retoucher.
La sensibilisation se fait de la même façon qu’il est indiqué page 507.
L’impression doit être beaucoup plus vigoureuse que pour les images destinées à être transportées sur papier, pour que les moindres demi-teintes soient parfaitement visibles lorsqu’on examine l’épreuve par transparence; c’est pourquoi le temps de pose est environ le double de celui nécessité pour les autres images.
Retouche, transfert et montage des épreuves.
— Avant d’opérer le transfert des images développées sur glaces, on doit repiquer et retoucher par transparence celles qui sont destinées à conserver le brillant de l’émail.
Le repiquage se fait très-facilement avec de la couleur à l’huile, noir d’ivoire, laque carminée et sépia, mélangée à la teinte voulue et étendue d’essence de lavande; on procède pour cela comme pour le repiquage des clichés.
On peut également, avec un peu d’habileté, augmenter les
i)34 LA PHOTOGRAPHIE EN AMÉRIQUE
effets et donner du modelé à des épreuves qui en manqueraient, soit avec un crayon bien acéré, soit à l’estompe dite tortillon, en employant de la poudre galvanoplastique, dite plombagine.
Enfin, si on désire avoir des images coloriées, il suffira d’enluminer avec les couleurs d’cncausse à l’albumine, qui ne se dissolvent pas, comme l’aquarelle, quand on applique le papier de transfert. La couleur aura plus de solidité encore si on emploie la coaguline pour les délayer.
Lorsqu’on voudra avoir des épreuves demi -brillantes comme le papier albuminé, le travail du développement se fera soit sur glaces cirées et collodionnées, comme pour les images émaillées, soit sur papier stéariné ou à^a gomme laque (support flexible) ; on pourra, dans les deux cas, se dispenser de repiquer ou de retoucher avant le transport définitif, ce travail se faisant plus facilement après le collage de l’épreuve sur carton.
La vérification et la retouche des épreuves ne doivent se faire qu’après dessiccation complète de l’image, car la gélatine, lorsqu’elle est humide, est très-délicate et facile à écorcher.
Le transport définitif pour le redressement de l’image sur papier gélatiné aluné, dont nous donnerons la formule plus loin, se fait de la façon suivante :
Le papier de transport est d’abord coupé d’une dimension un peu plus grande que les glaces qui supportent les images, afin de pouvoir être retourné du côté opposé, en bordant cette glace de 1 à 2 centimètres; lorsqu’on veut l’employer, il est trempé dans l’eau à la température de 35 à 40*^ centigrades, jusqu’à ce que la gélatine soit ramollie et collante au doigt ; on immerge alors la glace portant l’image dans une cuvette d’eau froide; on la pose à plat sur une table, face en dessus, et on applique à la surface la feuille de papier de transport, le côté gélatiné en contact avec l’image; on donne un coup de raclette en tous sens sur le dos du papier (sans employer la toile caoutchoutée) pour faciliter l’adhérence et chasser les bulles d’air, et on laisse sécher, en posant la glace verticalement sur un porte-glace à rainures.
RETOUCHE, TRANSFERT ET MONTAGE o35
Si la gélatine du papier de transport n’était pas suffisamment ramollie par l’eau chaude, il se produirait, après dessiccation, une myriade de petits points brillants sur l’image vue par réflexion, et les grandes lumières sur les contours sembleraient argentées; il en serait de même si on mouillait l’image à l’eau chaude et non à l’eau froide et, chose curieuse, lorsque ce phénomène se produit, l’image se détache de la glace beaucoup plus difficilement, quelque bien cirée qu’elle soit; il est donc important que l’eau dans laquelle on trempe le papier gélatiné soit suffisamment chaude, sans cependant qu’elle puisse dissoudre la gélatine, et celle où on immerge l’image parfaitement froide. La même recommandation s’applique au transport des épreuves développées sur un support flexible ; dans ce cas, après l’application du papier de transport, on suspend à une corde garnie de pinces américaines, jusqu’à dessiccation, puis on chaufTe légèrement pour détacher l’image de son support temporaire.
Quand le papier de transport a été préparé depuis longtemps, la gélatine s’étant durcie demande une immersion plus longue dans une eau dont la température doit être plus élevée que si on employait un papier fraîchement préparé.
Le papier stucqué, dont nous avons parlé précédemment, doit également être détrempé plus longtemps que celui qui n’a reçu qu’un encollage à la gélatine.
Quelques praticiens ont préconisé l’emploi du papier albuminé coagulé pour transport des images au charbon ; nous ne sommes pas partisan de ce subjectile, dont le moindre défaut est de jaunir beaucoup plus vite que le papier gélatiné aluné.
On peut également, si on le préfère, transporter l’image au charbon sur un papier de support avec encadrement lithographié; dans ce cas, comme l’entourage du portrait doit rester transparent, il devient inutile de teinter par la lumière avec le châssis spécial dont il a été parlé, il suffira de développer l’épreuve telle qu’elle sort du châssis à impression, de la fixer et de la finir comme à l’ordinaire.
Les papiers de support sont, dans ce cas, immergés dans une cuvette remplie de gélatine chaude à 6 p. 100; la glace
portant l’image est également trempée dans la même gélatine ; puis on prend un papier de support que l’on applique sur l’image en l’ajustant, et on donne un coup de raclette.
Images demi-brillantes. — Pour les épreuves développées sur glaces collodionnées ou non, auxquelles on veut conserver seulement le demi-brillant de l’albumine, la feuille de papier portant l’image est détachée de la glace aussitôt qu’elle est sèche, puis on la coupe et on la colle sur carton, comme les épreuves sur papier albuminé; on repique et on retouche, s’il y a lieu, puis on procède au satinage à la façon ordinaire, et les épreuves sont prêtes à livrer; l’opération se trouve, dans ce cas, considérablement simplifiée et abrégée, et le résultat peut rivaliser avec les plus belles images imprimées sur papier albuminé, surtout si on emploie le papier stucqué; dans ce cas, on peut supprimer le collodion.
Un autre moyen qui donne des épreuves très -satisfaisantes, bien que plus froides de tons, et surtout moins brillantes, est celui qui consiste à développer sur papier stéariné ou à la gomme laque (support flexible), comme il a été expliqué; lorsque l’image est enlevée de ce support provisoire, il suffit de frotter toute la surface avec un tampon de flanelle imbibé de la solution de benzole et de cire indiquée page 520, qui sert à la préparation des glaces; après évaporation de la benzole, on frotte de nouveau cet encaustique avec une flanelle sèche et propre, pour redonner du brillant à l’épreuve, puis on la colle sur carton, on la retouche s’il y a lieu, et on la satine, comme d’habitude, sur un cylindre à chaud ou à froid.
La solution de benzole et de cire pourrait être avantageusement remplacée par un vernis très-léger à la gomme laque blanche dissoute dans l’alcool, étendu sur l’épreuve avec un tampon en peau de chamois, puis séché près d’un fourneau à gaz avant le montage sur carton.
Ces mêmes épreuves, non cirées ni vernies cette fois, pourraient être rendues complètement brillantes avant collage, en les émaillant comme on le fait pour les images aux sels d’argent sur papier albuminé; mais dans ce cas, il fau-
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