MÉTHODE OPÉRATOIRE
On rince la glace à Teau ordinaire, on la laisse égoutter quelques instants sur du buvard, puis on la recouvre d’un mélange à volumes égaux des trois solutions suivantes, bien mêlées par un agitateur :
iïiolution.
Eau 100 c. c.
Acide pyrogallique 5 grammes.
*' ^ïoliition* '
Eau 100 c. c.
Bromure de potassium 30 grammes.
S*: Solution.
Eau ■ . . . . 100 c. c.
Ammoniaque liquide pure 10 —
On lave l’épreuve, puis on la fixe, comme à l’ordinaire, à l’hyposulfite de soude concentré.
Si l’on préfère un développement moins concentré, on pourra ajouter de l’eau aux mélanges indiqués plus haut; mais, dans ce cas, il faudra augmenter sensiblement le temps de pose.
Le révélateur alcalin peut être remplacé par une solution de sulfate de fer à la dose de 10 à 20 p. 100; si on a opéré par la voie humide, la glace pourra être couverte d’une nappe de ce révélateur aussitôt après l’insolation; si, au contraire, elle avait été recouverte d’un enduit préservateur, on lui ferait subir un bon lavage après l’exposition, puis elle serait recouverte d’une solution faible de nitrate d’argent (2 p. 100 environ), et, après l’avoir fait égoutter pendant quelques instants, elle serait traitée par le bain de fer, puis lavée et fixée.
Si les trois clichés d’un même sujet n’ont pas, après le développement, une intensité sensiblement la même, on pourra les égaliser en renforçant les plus faibles au moyen de l’acide pyrogallique et du nitrate d’argent.
Lorsque les clichés sont secs, on lave la couche à l’alcool pour enlever les faibles traces d’éosine qui colorent la plaque.
Les verres de couleur qui servent à analyser la lumière
lorsqu’on exécute les clichés peuvent être placés à quelques millimètres en avant de la couche sensible, ou mieux encore, en avant de la lentille antérieure de l’objectif; dans ce dernier cas, on doit éviter l’emploi du verre ordinaire, dont les ondulations troubleraient les images, et se servir de glaces aussi planes que possible.
Les verres colorés du commerce ne sont généralement pas dans de bonnes conditions pour analyser les couleurs devant servir à l'héliochromie ; ce qui convient le mieux est l’emploi de vernis colorés, dont on recouvre les glaces qui doivent être placées en avant de l’objectif avant l’obtention des clichés. Ces vernis s’obtiennent par différents mélanges de nuances que nous allons indiquer :
Pour former la nuance orangée, on recouvre la surface de la glace d’une couche de vernis rose cochenille ; on opère de même sur une seconde glace, en versant une couche de vernis dit jaune maïs, et ces deux glaces seront ensuite réunies en appliquant l’une contre l’autre les deux surfaces vernies, que l’on scelle avec le baume du Canada, à la façon des lentilles d’objectifs. Si les deux vernis offrent une intensité suffisante, le résultat donnera un verre d’une nuance orangée capable d’intercepter tous les rayons bleus pour ne laisser passer que ceux qui occupent dans le spectre la gamme orangée.
La nuance verte s’obtient par le mélange, à proportion variable, de vernis jaune maïs et de vernis vert Uletteriiieli que l’on étend sur une glace unique; on peut, comme pour l’orangé, appliquer ces vernis séparément sur deux glaces séparées qui sont rejointes ensuite avec le baume du Canada. Quel que soit le mode de procéder, le but sera atteint si la nuance verte obtenue peut intercepter tous les rayons autres que ceux qui forment dans le spectre ce qu’on appelle la région verte.
La nuance violette résulte de l’élément bleu et de l’é]ément rouge.
Ici, comme pour les autres nuances, il s’agit de former une couleur qui puisse intercepter toutes les nuances ahtres que celles qui, dans le spectre, représentent la lumière violette,