PRÉPARATION DE LA GLACE
graphie, ont été de sa part l’objet d’études si approlbudies, qu’elles lui garantissent des résultats certains ef constants.
Nous donnons ci-après, en en affirmant l’authenticité, pour les avoir vu employer devant nous, les formules et manipulations que M. Thiel a bien voulu nous communiquer pour notre ouvrage.
Préparation de la glace. — Des glaces de 8 à 9 millimètres d’épaisseur, parfaitement planes et de surfaces parallèles, sont soumises à un doucissage sur l’une des faces, au moyen de l’acide fluorhydrique.
Ces glaces, après avoir été ainsi préparées, sont rendues parfaitement propres, et reçoivent un dernier nettoyage au moyen d’ammoniaque pure.
Il est ensuite versé à la surface une première couche d’un liquide albuminoïde contenant :
Eau distillée 36 parties.
Albumine 20 —
Silicate de soude 61/2 —
Parfaitement battue en neige et filtrée après 12 heures de repos, cette première couche, qui doit toujours être préparée au moins deux jours à l’avance, et plus si cela est possible, est recouverte d’une seconde couche qui doit contenir :
I Gélatine Nelson 18 parties.
I Eau distillée 140 —
( Colle de poisson 0 parties.
I Eau distillée 60 —
! Bichromate de potasse 3 parlies.
— d’ammoniaque 3 —
que l’on fait dissoudre séparément au bain-marie et dans l’ordre sus-indiqué, et que l’on réunit ensuite lorsque chacun des liquides est redescendu à la température de 40 degrés centigrades.
On filtre le tout dans une étuve maintenue à la température susdite et l’on procède à l’étendage de cette seconde couche, que l’on pratique de la façon suivante :
Mettre parlaitemeiit de niveau sur des vis calantes les glaces ayant reçu leur première préparation dans une étuve où la température est maintenue, comme nous l’avons dit, à 4U degrés centigrades, et lorsque les glaees ont atteint cette température, y verser la seconde couche préparée, de manière à obtenir une nappe parfaitement régulière et sans bulle, ayant environ quatre à cinq fois l’épaisseur d’une feuille de papier Rive huit kilogr.
On maintient alors l’étuve à cette même température et à l’abri de toute espèce de courant d’air, jusqu’à parfaite dessiccation.
Les planebes ainsi préparées sont prêtes à être insolées sous un cliché négatif retourné au moyen du prisme, ou du décollage à la gélatine que nous avons décrit précédemment, page 572.
Cette insolation, qu’il est facile de suivre au travers de la glace, et que la pratique seule peut guider, se termine lorsque tous les détails de l’image apparaissent.
La planche ainsi obtenue est alors placée sur un velours noir, de façon que le dos soit exposé à la lumière diffuse, et on laisse agir cette lumière jusqu’à ce que la teinte générale soit devenue deux fois plus foncée qu’avant cette opération, et en ayant soin de ne pas pousser cette solarisation au <lelà lies grands noirs de rimage.
On plaee aussitôt ce nouveau cliché dans l’eau, que l’on maintient à une température de 15 à 20 degrés centigrades, jusqu’à ce que toute trace de bichromate ait disparu. Après quoi, il est séché à l’air libre pendant au moins vingt-quatre heures, et plus si c’est possible; les elichés de cette nature, préparés à l’avance, ont une consistance en rapport avec la prolongation du séchage.
On peut procéder alors à l’impression de ces planches, et l’on opère de la façon suivante :
Impression de l’image. — Sur une presse à râteau, dont nous donnons ci-contre le modèle, fig. 77, et qui est munie d’une plaque de fonte parfaitement plane, on place la planche, en dessous de laquelle on met une feuille de papier
Kf i^ûûû ^^l.C(A, ' a-€'yty-'C^
IMPRESSION DE l’iMAGE
blanc Rive, huit kilogr., qui permet de juger par réflexion le degré d’encrage de l’image; il est urgent d’éviter toute espèce d’épaisseur provenant d’un mauvais nettoyage du dos de la glace, de points dans le papier ou de saletés quelconques qui pourraient empêcher une coïncidenee parfaite entre la plaque
de fonte et la glace. L’inobservation de tous ces détails de précautions causerait certainement le bris de la glace. Après avoir passé une éponge mouillée, d’une façon bien
égale, sur toute la surface de la glace, de manière à faire absorber la quantité d’eau suffisante aux parties non insolées de l’image, on essuie en tamponnant légèrement l’excédant de l’eau restée sur la glace, et l’on procède à un premier encrage au moyen d’un rouleau lithographique en cuir auquel on a fait ajouter trois ou quatre flanelles, pour le rendre plus souple.
L’encre que l’on emploie pour ce premier encrage est généralement le noir dessin lithographique n° 1, auquel on ajoute le moins possible de vernis moyen, mais en quantité suffisante pour l’étendre parfaitement sur le rouleau.
Il ne doit paraître dans ce premier encrage que les grands noirs et les grandes demi-teintes de l’image, les plus petits détails devront être obtenus avec un rouleau fait en pâte de gélatine souple et parfaitement lisse, avec une encre un peu plus liquide que celle employée précédemment.
On passe ce dernier rouleau, très-peu garni de noir, sur la surface du cliché d’une façon dextre et légère, de manière à encrer alors les demi-teintes et les plus petits détails, sans détruire le premier encrage.
On peut, pour ce second encrage, employer une encre d’une autre teinte qui, en se mariant avec la première, peut produire les effets les plus agréables et imiter les teintes photographiques, suivant l’intelligence de l’imprimeur.
Lorsque l’image est ainsi encrée, si l’on veut conserver des marges blanches, on les garantit par des bandes de papier dioptrique 15 kilog., format grand aigle, que l’on a préalablement enduit de paraffine, sur la surface qui doit toucher la planche.
On place dessus une feuille de papier parfaitement satiné et glacé, et l’on procède au tirage de l’épreuve comme pour la lithographie.
On recommence comme il a été dit plus haut pour l’encrage des épreuves suivantes.
Nous sommes entré dans des détails qui paraîtront peut^ être longs à quelques-uns de nos lecteurs, mais qui, cependant, sont nécessaires pour leur donner les moyens certains d’obtenir de parfaites épreuves, ce que les ouvriers litho-