‹ La photographie et l'étude des nuagesChapitre 6 sur 17 · VERS\TY · texte numérisé non relu

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Fio. 7. — Fraclo-nimhus (d'après lllustrative cloud forms).

Fio. 8. — Cumulus (d'après lllustrative cloud forms).

de celle des nimbus par leur apparence de balles ou de rouleaux et parce qu'ils ne sont pas, comme eux, précurseurs de la pluie. Elle offre toutes les transitions jusqu'aux alto-cumulus. De plus, comme ils ne sont pas très épais, le bleu du ciel apparaît souvent dans les intervalles*.

Les nimbus {fig, 6), ou nuages à pluie, sont trop connus pour qu'il soit utile d'y insister. Épais, sombres, sans formes bien définies, ils ont leurs bords déchiquetés, et, par les interstices qu'ils peuvent présenter, on aperçoit généralement une couche élevée de cirro-stratus ou d'alto-stratus.

Lorsque la couche de nimbus se déchire en petits lambeaux, on les distingue sous le nom de fracto-nimbus {fig, 7), les « scud » des navigateurs.

Les cumulus {fig, 3, 8, 16 et 17) sont des nuages épais dont le sommet, garni de protubérances, simule des dômes, tandis que la base

1 Les gravures 5 et 10 sont tirées de Y Atlas inteimational des nnagesy publié conformément aux décisions du Comité météorologique international par MM. Hildebrandsson, Riooenbach et Teisserenc iïe Bort. Paris, 1896, in-4*. Cet ouvrage est actuellement le plus complet de ce genre. Les planches représentent les meilleures photographies prises par les principaux Observatoires du globe.

34 l'Étude des nuages

est horizontale. Ils produisent de magnifiques jeux de lumière avec le soleil, et ils semblent se former dans un mouvement ascensionnel dont on peut presque toujours se rendre compte.

Les vrais cumulus sont nettement délimités, aussi bien à leur partie supérieure qu'à leur base ; mais on observe parfois deux autres sortes de cumulus, les mammato-cumiilus [fig, 9) et les fracto-cumidus qui ressemblent à un nuage déchiré par le vent et dont les diverses parties offrent des changements continuels.

Les cumulo-nimbus[fig .\0),o\i nuages d'orage, sont des masses puissantes s'élevant en forme de montagnes ou d'enclumes, accompagnées d'ordinaire d'un voile, vers le haut, et de masses ressemblant à des nimbus, vers la partie inférieure. Leur base laisse souvent tomber des averses locales de pluie ou de neige. Parfois les bords supérieurs affectent la forme compacte du cumulus. D'autres fois, les bords s'effrangent en filaments analogues à des cirrus. Cette dernière catégorie s'observe principalement dans les « grains de printemps ».

Enfin les stratus [fig, \\) sont des brouillards élevés en couche horizontale et dont l'aspect est familier à tout le monde.

Il va sans dire que, les variétés de nuagjes

Fio. 9. — Mammato-cumulus (d'après Illustrative cloud forms).

Fio. il. — Stratus (d'après Illustrative cloud forms).

étant innombrables, bien des formes sont difficiles à identifier avec Tun des dix groupes précédents, et comme, en outre, plusieurs espèces de nuages peuvent exister côte à côte, une longue pratique seule apprendra les nuances souvent très délicates qui les séparent.

Il faut ajouter aussi que cette classification, malgré son caractère officiel et international, n'est pas universellement adoptée parles météorologistes. Nous ne nous étendrons pas sur toutes les variantes qu'on a proposées. Indiquons cependant une idée qu'a formulée M. Besson, sous-chef du service météorologique à l'Observatoire de Montsouris^ Ce savant voudrait qu'on s'inquiète surtout de l'état physique des particules dont les météores sont formés et qu'on les partage d'abord en trois genres : 1° les cirrus ou nuages entièrement glacés ; 2° les cumulus ou nuages entièrement globulaires ; 3° ceux qui renferment à la fois des cristaux de glace et des globules liquides, auxquels il a donné le nom de « miscellus ». L'avenir justifiera peut-être cette manière de voir, mais il convient d'attendre encore pour se prononcer.

1 Revue scientifique^ 4* série, t. IV, 1893, p. 40-51.

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