EXECUTION D UN PORTRAIT JUDICIAIRE
s'ajouter à une dissemblance physionomique, augmente notablement les difficultés de l'identification.
Si nous devons de toute nécessité établir nos photographies à une échelle uniforme, cette échelle doit être assez réduite pour respecter sur le format carte de fi^/^e la largeur des épaules en son entier.
La tenue correcte du militaire, le dos voûté du menuisier, la raideur de l'Anglais, celle tout autre du Prussien, sont autant de caractères qui se lisent sur les épaules.
Les différents essais que nous avons faits nous ont amené à adopter la réduction de \ qui, tout en étant assez restreinte pour ne pas enfreindre la règle précédente, permet encore de retrouver facilement sur la figure les marques particulières et cicatrices caractéristiques. Toutefois il nous a fallu augmenter de o™,oi la largeur du calibre carte de visite. Celui eu usage à la Préfecture de Police a maintenant o"\o85 sur o™,o6o.
AuVec ces dimensions on arrive à juxtaposer les deux images (face et profil) prescrites dans les pages précédentes sur une seule plaque g x i3, obtenue elle-même en coupant en deux la plaque i3 X i8.
Sur les o'", i3 de base du cliché, 0^,07 sont attribués à la face, et o™,o6 au profil. L'économie de 5o pour 100 réalisée par ces dispositions de détail n'est pas à dédaigner, étant donné qu'elle s'étend chaque matin sur une soixantaine de sujets.
De quel objectif est-il préférable de se servir? — L'objectif à portrait de fabrication française d'une ouverture de trois pouces (o™,o8), convient parfaitement quand on opère dans un atelier; pourtant en été, nous préférons l'aplanat.
Comme il s'agit d'obtenir la plus grande netteté possible dans toutes les parties de l'image, on le diaphragmera autant que le permettront la qualité dn joLir et la tranquillité du modèle. On le choisira pour le même motif d'une longueur focale assez grande, de o™,3o à o™,35 par exemple, de façon qu'en mettant au point sur les yeux, l'oreille apparaisse avec une netteté complète.
On sait que la distance qui sépare le diaphragme du sujet, ou plus exactement, de la partie choisie pour la mise au point, est égale à la longueur locale de l'objectif employé, multipliée par le chiffre de la réduction, augmenté d'une unité.
Notre réduction étant de \ et la longueur focale de l'objectif de o™,32, par exemple, la distance qui devra séparer le centre de l'objectif du plan de la mise au point, sera égale à 2™, 56 (82 x 8 = 2'^\56).
Quand, on ignore la longueur focale de son objectif, on arrive aisément au même résultat par expérience, après quelques tâtonnements : on éloigne ou l'on rapproche l'appareil jusqu'à ce qu'une longueur de o'",28 relevée sur la figure du sujet donne sur le verre dépoli une image réduite à o'",o4o. Nous indiquerons dans le résumé de nos
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règles (Ghap. V, p. 70), le dispositif qui permet d'atteindre rapidement ce résultat.
Nous aurons l'occasion, dans le quatrième paragraphe du Chapitre suivant (identification d'un portrait avec un souvenir), de parler d\m autre genre de Photographie] udiciaire, le portrait en pied, que l'on est amené dans Cjuelques cas spéciaux à substituer aux types et formats ordinaires. On trouvera au résumé des règles (p. 80), les conditions techniques de réduction c[u'il convient alors d'observer. Les photographies de ce genre n'étant pas destinées à être collectionnées, le praticien dispose de la plus grande latitude pour faire varier ses poses.
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