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ngus passons sur notre plaque et à plusieurs reprises de l'alcool
absolu : celui-ci s'empare de toute l’eau contenue dans la plaque. On |
essore celle-ci en l’agitant vivement et onela fait sécher à une cha-
leur douce. &
: - s ° Eee ; mE
Ce Le expérience, que nous avons éle le premier à réaliser, nous a permis, dans une Conférenc« publique ( Ù , de photographier notre auditoire et de lui montrer, 35 minutes après, l'épreuve sur l'écran.
ience à la Société d’'E
Nous avons fait la même expéxr ociéL( E
icouragement,
lors d’une Conférence de notre savant collècue NE: Davanne.
Projections colorées. — Les projections obtenues comme nous
venons de l'indiquer sont monochromes et elles sont loin de présenter les belles colorations des préparations histologiques « ue l’on peut désirer reproduire. C’est évidemment là une lacune, mais qui vient d’être comblée heureusement par MM. Lumière de Lyon. Ces deux habiles praliciens se sont proposé d'obtenir des épreuves pour projections micrographiques avec les couleurs de l’origiual et ceci par des procé és uniquement photographiques et sans l’in-
tervention d’un travail quelconque de la main. Voici le procédé
qu'ils ont indiqué et que nous recommandons à cause de sa sim-
plicité et de sa facilité d'exécution.
(:) Société des Conférences d’Éper nay, 8 mars 1800.
On choisit un papier dit au charbon, très pauvre en matière
colorante, et on le sensibilise dans le bain suivant :
BG ne LR MERE nr NU ee = 0 De 650 Bichromute; de potes. RE se 25 AIGGOLE Le AMAR AN TEE a ee CRE 350
La solution ne doit pas dépasser la température de 15°; après 5 minutes d'immersion, le papier est mis à sécher à l’abri de la lumière et de la poussière. On expose ensuite sous le négatif, en
se conformant aux règles spéciales au procédé au charbon.
L'épreuve est développée d’après les méthodes coñnues sur un verre mince douci, préalablement décapé et parfaitement propre; l'épreuve est appliquée au cÔLé douci.
Le développement doit être bien complet. Aussitôt terminéeon lave à l’eau froide, on immerge dans l’alcool pendant ro minutes
et l’on met sécher. L'épreuve est faible et même peu visible ; cela
tient à da nature du papier qui renferme peu de matière colorante. ,
Pour colorer l'épreuve au charbon, on se sert de solutions aqueuses des couleurs employées en Histologie ou de solutions analogues.
Le degré de concentration varie entre + et =. Avec les matières colorantes peu solubles dans l’eau, on les dissout au préalable dans une petite quantité d'alcool, puis on ajoute la quantité d’eau voulue. Parmi les couleurs qui réussissnt le mieux, nous pouvons citer le violet et le bleu de méthyle, le violet de gentiane, le bleu coton, le rouge de magenta, le nacarat, la safranine diméthylée, le vert malachite, etc.
Il ne faut pas oublier que certaines couleurs dérivées de l’aniline sont rapidement altérées à la lumière; par suite il faudra les éliminer.
On verse la solution choisie sur l’image : celle-ci se colore immédiatement ; on procède ensuite à un lavage à l'eau jusqu’à ce que l’on ait obtenu la décoloration complète du fond. Dans certains cas, il sera bon de faire la décoloration dans l’alcool.
On termine l'épreuve une fois sèche en la vernissant pour
enlever le grain du verre dépoli. Le vernis suivant est excel-
lent :
MM. Lumière obtiennent même des doubles colorations qui donnent alors à ces épreuves l’aspect complet des préparations histologiques.
Prenons, par exemple, un positif au charbon de microbes. Une première coloration est faite avec le rouge magenta au rs. Les microbes sont fortement colorés en rouge foncé, le fond en rouge clair. On passe à l’eau et à l’alcool jusqu’à ce que celui-ci soit décoloré. On applique alors une deuxième solution de bleu coton
faible au +. On obtient des microbes colorés en rouge sur fond
bleu pâle. e
Ces épreuves donnent en projection de très beaux résultats et le procédé de MM. Lumière est vraiment très élégant.
Il ne faut pas s’imaginer cependant qu'en ce qui concerne les doubles colorationséles résuleats s’obtiennent comme en Histologie. Ce n’est que grâce à un artifice du reste très ingénieux que MM. Lumière obtiennent les doubles colorations, tandis qu’en Histologie les doubles colorations résultent des différences chimiques des tissus qui se combinent ou non avec telle ou telle matière colorante.
Si dans la moelle par exemple on obtient des colorations variées en intensitégt en nature par suite des divers tissus qui la composent, il n’en est plus de même dans le procédé de MM. Lumière où l'intensité de la coloration est fonction uniquement de l'épais-
seur de l’image au charbon.