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CHAPITRE III. — PHOTOGRAPHIE PENDANT LA VIE

Nous avons exécuté, avec le D' Richer, une série d'expériences dont toutes les phases ont été rigoureusement notées par la Photographie (PI. VT). Ici, comme précédemment, ear nous sommes toujours dans Pétat cataleptique, les expressions persistent avec une immobilité presque complète. L’obtention des épreuves ne présentera aucune difficulté.

L'étude de l’hyperexcitabilité neuro-musculaire dans la période de l’état léthargique pourra être également consignée par la Pho-

Faradisation du muscle frontal Faradisation du muscle élévateur commun et du muscle peaucier. de l’aile du nez et de la lèvre supérieure.

tographie et l’on obtiendra ainsi la forme exacte des contractures obtenues par une simple excitation mécanique. Voici, par exemple, la griffe cubitale obtenue par friction du nerf cubital dans la région du coude ( fig. 34), puis la griffe médiane par celle du nerf médian (Jig. 35). Si nous agissons sur le sterno-mastoïdien, ce muscle entre en contraction et il imprime à la tête un mouvement de rotation qui est conforme absolument aux lois de la Physiologie (fig. 36).

Les muscles de la face, dans le même état léthargique, se con-

tractent également sous la pression, mais, à inverse de ce qui se

passe dans les membres, la contracture ne persiste jamais. Ici plus

Fig. 34. Fig, 35.

encore que dans le cas précédent, la Photographie interviendra pour garder la trace de ces phénomènes trop peu durables. On sait

les belles expériences de Duchenne (de Boulogne) sur l’action

spéciale des muscles de la face et la part qui revient à chacun d’eux dans l'expression des passions. Il sera facile de répéter dans l’état léthargique ces belles expériences, mais, au lieu d'employer le cou-

rant faradique, il suffira d’exciter. mécaniquement les muscles au

moyen d’une baguette quelconque à pointe mouss

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