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CHAPITRE IV. — APPLICATIONS DIVERSES

cise. Le fond de l’œil lui-même est étudié au moyen de l’ophtalmoscope et les données ainsi obtenues ont une importance toute particulière sur laquelle il nous paraît inutile d’insister.

De tels travaux ne peuvent être exécutés que par des spécialistes d'une habileté consommée. Il faut en effet faire un examen qui est forcément rapide. La présence d'instruments spéciaux pouvant amener une grande gêne, pénible parfois pour le malade, le médecin devra donc d’un coup d'œil, pour ainsi dire, relever l’aspect de l'organe examiné et la représentation des lésions constatées, si l’on veut en garder trace, dévra être faite uniquement de mémoire.

On conçoit facilement qu’une telle manière de faire puisse donner place à des interprétations inexactes. Aussi a priori peut-on affirmer que l'introduction des méthodes photographiques qui permettront de prendre. en un instant des images absolument exactes et durables constituera un progrès sérieux.

La grosse question qui se posera dans l'espèce est celle de l'éclairage qui doit avoir une intensité considérable pour permettre de saisir, en un temps suffisamment court, des tissus en général de coloration inactinique et qui sont dans l’obscurité complète.

Depuis l'emploi de l’éclair magnésique en Photographie, la queston à fait un grand pas en avant, car on peul obtenir désormais sans matériel spécial des sources de lumière d’une intensité considérable.

Nous considérons donc que désormais l’étude de l’intérieur des divers organes de l'individu peut être abordée avec plein succès : il y aura évidemment des difficultés pratiques à résoudre, des appareils spéciaux à créer, mais la plus grosse difficulté est dès à présent supprimée.

Parmi les organes qui ont été le plus étudiés jusqu’à présent il faut citer le larynx et l'œil. Nous allons donner un aperçu des travaux qui ont été exécutés et dont nous avons eu connaissance.

En ce qui concerne le larynx, les renseignements que nous allons donner nous ont été obligeamment remis par notre ami M. le D: Cartaz, l’éminent spécialiste, et nous lui adressons à ce

sujet nos sincères remerciements.

La reproduction photographique du larynx présente de grandes

difficultés qui tiennent à la tolérance plus ou moins grande des su-

jets à examiner, à la difficulté d'éclairer fortement la cavité de cet

organe, etenfin à la nécessité de faire concorder les facteurs divers, bonne position et bon éclairage du larynx, avec l'ouverture de la chambre photographique.

Ces difficultés ne sont pas insurmontables, et dès les premières périodes de l’application du laryngoscope à l'examen de l'appareil vocal, Czermak essaya de reproduire par la Photographie ce que lui faisait voir le miroir. À la même époque Mandl (1) avait fait construire un appareil pour photographier les images du larynx.

Czermak fit quelques essais avec un photographe de Pesth, M. Simonyi. Plus tard, à Paris, il s’assura le concours du célèbre dessinateur anatomiste Lackerbauer et obtint des images relativement bonnes, si l’on se reporte à cette date où les appareils photographiques n'étaient pas ce qu’ils sont aujourd’hui, où les plaques demandaient une pose d’une certaine durée.

C'est avec Brandeis, peintre et photographe à Prague, que Czermak obtint les meilleures épreuves. Ces photographies furent présentées à l’Académie des Sciences de Paris en 1861.

Ces premiers essais de Mandl, Czermak furent longtemps sans être repris; les résultats n'étaient pas assez nets, assez frappants pour qu’on pût substituer ces photographies a un dessin schématique presque plus exact en raison de la netteté qu’on pouvait lui donner.

Stein, de Francfort, a donné la description du procédé à suivre, mais n’a pas publié de photographies.

Un laryngologiste américain, le D' Thomas French, de Brooklyn, puis le grand spécialiste anglais Lennox Brown, s’efforcèrent d’obtenir des images plus nettes. Les premières épreuves de French n'étaient pas encore bien bonnes et Brown (2?) pouvait avec juste raison dire que les résultats obtenus avant lui élaient peu satisfaisants. Mais French a depuis pris sa revanche.

Lennox Brown eut la bonne fortune d’avoir pour collaborateur

(:) Zeit. d. Ges. d. Aerzte zu Wien, 12 octobre 1860.

(2) British med. Journal, »5 octobre 1884.

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