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CHAPITRE IV. — APPLICATIONS DIVERSES

s . in tete D Ë FA TRE ; x , et sujet d'examen M. Behnke, professeur de chant, très versé dans les études de physiologie de l’appareïl vocal. M. Behnke avait déjà tenté plusieurs années auparavant de photographier son larynx et il était confiant dans le succès et l’avenir de cette méthode. Il avait en effet raison ; les épreuves que Lennox Brown a publiées pour illustrer son Ouvrage (1) sont en effet déjà très nettes et très propices à la démonstration. Il se servait comme éclairage d’un appareil électrique de 10000 bougies; une chambre à eau, dans laquelle circulait un courant constant, était destinée à absorber la majeure partie des rayons calorifiques; pour concentrer les

rayons [umineux, deux séries de lentilles plan-convex enfin

un miroir à surface plane pour réfléchir la lumière.

Pour obtenir une épreuve, le sujet placé devant l'appareil photographique tient, dans sa main droite, le miroir laryngé, éclairé per l’appareil électrique situé de côté. Le sujet se voit dans une petite glace attachée au volet de la chambre noire, de façon qu'il puisse mettre l’image laryngée bien sur la ligne et au foyer de la plaque photographique. À un signal du doigt, l'opérateur laisse tomber le volet.

Les épreuves obtenues par Brown demandaient une pose d’un quart de seconde.

Depuis M. French (?) a perfectionné ses procédés et il a pu montrer au Congrès de Berlin, par projection, des photographies du larynx de quelques artistes où les cordes vocales sont nettement fixées dans les diverses positions correspondantes aux modulations de la voix et du chant. On peut ainsi trancher les divergences d'opinions des physiologistes et des professeurs de chant sur l’action des divers muscles intrinsèques du larynx dans la voix chantée.

Les résultats obtenus par French, déjà fort nets, fort satisfaisants, permettent d'espérer qu’on pourra arriver à mieux encore, par le perfectionnement des appareils. Quant aux sujets dociles, faciles à examiner, ils se trouvent aisément.

La photographie du fond de l’œil a fait également l'objet de

(:) Voice, Song. and speeck. Londres.

() New-Fork med. Journ., 31 janvier 1897.

nombreuses recherches dont quelques-unes sont même assez anciennes. Les difficultés sont encore plus considérables que pour le larvnx et elles tiennent à trois causes principales, la mobilité de l'organe, le reflet de la cornée et la difficulté d'éclairage: nous devrions ajouter la couleur rouge antiphotogénique du fond de l'œil.

Grâce à l'intensité de l'éclair magnésique, ces deux dernières difficultés n'existent plus; mais On comprend facilement d’autre part les dangers qui peuvent résulter pour le sujet d’un tel éclairage: aussi ces expériences ne doivent être faites qu'avec la plus grande prudence.

Les premiers essais de photographie du fond de l’œil furent entrepris en 1865 par Rosebrugh, qui fit construire à cet effet un ophtalmoscope spécial, mais les résultats obtenus étaient loin d’être satisfaisants.

En 1887, M. Gustave Paul dans une thèse, M. Lucien Hoove dans les Transactions of the american ophtalmological Society indiquent d’autres méthodes.

La même année Piffard prétend être arrivé à résoudre le problème. mais tous ces essais ne paraissent pas avoir été couronnés de succès.

D'autre part, Giraud-Teulon, qui, en 1886, venait de construire son ophtalmoscope binoculaire à éclairage direct, entreprenait avec M. Peuchot des recherches photographiques à l’aide de ce nouvel instrument. L'appareil, au moyen de prismes, permettait d'examiner le fond de l’œil et de le photographier en même temps. À ce point de vue particulier l’instrument était très ingénieux. G1raud-Teulon nous fit alors l'honneur de nous demander notre concours pour les recherches à entreprendre, mais la mort vintle surprendre.

Dans le procédé de Giraud-Teulon le grand écueil provenait du reflet cornéen qu’on ne pouvait éliminer.

C’est alors que M. Galezowski, qui lui aussi s'était occupé de la question, demanda à M. Peuchot de continuér ses recherches en portant les efforts sur la suppression du reflet cornéen. Tous les procédés de polarisation de la lumière (lames parallèles, prismes

de Nicol) furent employés sans résultat, ainsi qu'il résulte de la

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