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CHAPITRE IV. — APPLICATIONS DIVERS

Communication de Galezowski au Congrès d'Heidelberg en 188 7

Galezowski place alors devant l’œil une cuve remplie d’eau ayant en avant et sur le côté temporal une lame de verre à faces parallèles, à l’intérieur un miroir percé à son centre et incliné à 45°, la surface argentée du côté du patient. Dans ces conditions le reflet de la cornée est complètement supprimé. On place une lentille de forte équivalente en avant de la cuve et on recueille l’image au moyen d'un appareil photographique ordinaire.

En dernier lieu, il faut citer un procédé qui vient d’être publié récemment et qui, se rapprochant du dernier par certains points, est néanmoins absolument différent.

Une cuve remplie de la solution physiologique de chlorure de sodium et garnie sur sa face antérieure d’une lame de verre à faces parallèles est fixée devant l'œil. Elle est maintenue par des caoutchoucs enserrant la tête. L’œil est au préalable atropinisé et cocaïné, le menton placé sur un support fixe. L’œil est dirigé de façon à regarder une bougie placée à une distance éloignée. La source d'éclairage artificiel est placée à gauche et séparée de l'œil par un écran que l’on enlève au moment de l'opération. Si l’on se sert de l'éclair magnésique l'écran est inutile. Le réflecteur consiste en un miroir laryngoscopique convenablement placé; derrière l’ouverture de celui-ci on place l'objectif et l'appareil photographique. Avec ce dispositif, paraît-il, les reflets de la cornée sont évités et l’on obtient d'excellentes épreuves.

Nous avons eu entre les mains une épreuve obtenue par ce procédé, on distingue parfaitement la papille et les différents vaisseaux du fond de l’œil.

C’est là un véritable progrès sur ce qui a été fait jusqu’à présent et avec quelques perfectionnements qui s'imposent pour protéger la rétine contre l’action directe de la lumière, il est certain que la photographie du fond de l'œil entrera dans la pratique et permettra aux oculistes d'obtenir des documents authentiques et

durables.

Enregistrement.

d'appareils spéciaux, qui sont destinés à enregistrer au moyen de

En Physiologie, on fait usage constamment

courbes variées tous les phénomènes normaux ou anormaux de la

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vie animale qu'on ne sau ait analyser directement avec assez de précision : c’est ainsi qu'on étudie la respiration, les mouvements du cœur, les efforts musculaires, les tremblements, etc.

La plupart des instruments employés et qui ont été si perfectionnés par le professeur Marey rendent tous les jours les plus grands services, et il ne saurait être question d'appliquer à ces études les méthodes photographiques qui, elles aussi, pourraient

être utilisées, mais seraient cependant infiniment moins pra-

tiques.

[l est néanmoins quelques cas où elles peuvent être employées utilement à cause de certains avantages qu'elles présentent. Tout appareil enregistreur placé sur un organe qu’on veut étudier peut, à cause de son poids et de la gêne qu'il amène, introduire certaines perturbations susceptibles de fausser les résultats. Avec les mé-

thodes photographiques dont nous allons parler, cel écueil sera

évité en grande partie.

En effet, elles reposent sur l'emploi d’une source lumineuse qui vient tracer une courbe sur une plaque sensible. On peut opérer avec une source de lumière fixe et au moyen d’un miroir placé sur la partie à étudier, en recevoir tous les mouvements si faibles qu'ils soient. On peut encore placer sur la partie à étudier une petite lampe à incandescence et en enregistrer directement tous les déplacements.

Parmi les applications de ces procédés, il faut citer les intéressants travaux du D' Quenu et de M. Demeny, le collaborateur de

M. Marey.

Les auteurs ont fait une étude très approfondie de la locomotion humaine dans les cas pathologiques : pour avoir tous les documents nécessaires afin d'étudier une affection de la marche soit normale, soit pathologique, il est indispensable d'obtenir la trajectoire de divers points du corps et, par les procédés ordinaires d’enregistrement, il serait évidemment difficile d'arriver à ce résultat.

Voici comment les auteurs procèdent. On fixe sur les diverses

articulations des membres à étudier, sur la hanche et l’épaule de 4 1 peutes lampes à incandescence (!). Les fils amenant le courant sont

(:) Dans leurs expériences et pour ne pas compliquer les graphiques obtenus,

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