CHAPITRE V
PHOTOGRAPHIE APRÈS DÉCÉS.
Lorsque la maladie a une terminaison fatale, le rôle du médecin n’est pas terminé : l’autopsie du sujet est quelquefois nécessaire; 1l devra en effet isoler les organes atteints et les conserver afin de les étudier ultérieurement. La Photographie ne lui sera pas moins utile que précédemment, pour noter l'aspect extérieur de pièces qui doivent subir des préparations ou des dilacérations avant d’être soumises à un examen plus délicat.
La reproduction des cadavres en entier, intéressante seulement dans quelques cas, ne présentera de difficultés sérieuses qu’en ce qui concerne l'installation de l'appareil. Les résultats les plus complets seront obtenus en disposant verticalement un appareil de format suffisant pour pouvoir prendre le corps Lout entier. À vrai dire, nous n’avons pas entendu parler qu'il ait été fait d’installation de ce genre; et pourtant dans l’amphithéâtre un appareil placé de façon à saisir la table d’autopsie permettrait de récolter sûrement des documents fort précieux.
À défaut de cette installation un peu spéciale, on placera le cadavre sur une civière fortement inclinée, et en penchant également l’appareil on atteindra le but cherché; mais si l’on peut le faire, l'emploi d’un appareil vertical sera toujours préférable. La question du temps de pose sera réglée d’après l'éclairage du local dans lequel on opérera, salle d'hôpital ou amphithéâtre. Si la lumière est par trop inégale, on pourra se servir d’une grande glace comme réflecteur afin d'éclairer les parties sombres ou bien encore de la lumière artificielle.
En ce qui concerne les pièces anatomiques fraîches, il y aura
toujours avantage à les faire transporter dans l'atelier photogra-