‹ La photographie médicaleChapitre 89 sur 112 · A. ROVER · texte numérisé non relu

A. ROVER

glissière, peut être portée à 0", 50. Il est fermé par une boîte horizontale à coulisses qui peut recevoir soit le verre dépoli, soit le châssis contenant la surface sensible. La platine est munie d’une vis micrométrique spéciale qui permet de déterminer une fois pour

toutes la valeur de la correction que l’on doit effectuer lorsque l'objectif dont on se sert a un foyer chimique.

Sous la platine se trouve un obturateur mécanique qui sert à régler à volonté l’admission de la lumière. Le microscope est disposé de facon à employer la lumière électrique par incandescence, si l’on préfère ce mode d'éclairage. M. Yvon est partisan de l’em-

CHAPITRE V. — PHOTOGRAPHIE APRÈS DÉCÈS. 159 ploi exclusif de l'objectif. La netteté générale de l’image peut être très grande; mais, si l’on veut un grossissement considérable, on peut être amené à employer un tirage considérable, ce qui est une complication évidemment. Pour éviter une longueur exa

érée de l’appareil et obtenir néanmoins des grossissements considérables avec l'objectif seul, M. Yvon met à la place de l’oculaire une lentille concave achromatique. Suivant la courbure de celle-ci on obtient des grossissements aussi considérables qu'on le désire. L’addition de cette lentille augmente la divergence des rayons qui la traversent et produit le même effet qu'une augmentation de tirage. Pour trouver la place à laquelle cette lentille doit être placée, le pas de vis de la pièce qui porte l’objectif se prolonge dans l’intérieur de l'appareil et l’on peut y placer facilement la lentille divergente dont nous venons de parler.

Nous croyons devoir décrire également le modèle que viennent de créer MM. Bezu et Hausser, les habiles successeurs de Prazmowski.

Cet appareil a sa place tout indiquée dans un laboratoire médical, car il est disposé à la fois pour la Photographie microscopique et la Photographie macroscopique.

L'appareil est vertical et se compose de trois parties ( 2. 71):

1° Un solide tabouret de 0", 55 de long sur 0",45 de large, supporté par des pieds de fonte. Ce tabouret porte à son centre un support en cuivre destiné à recevoir la base du microscope. Ce support peut monter et descendre au moyen d’une vis spéciale placée entre les quatre pieds; on peut donc monter et descendre à volonté le microscope tout entier.

Le microscope se fixe sur le support au moyen d'une vis de pression spéciale.

2° La table qui supporte la chambre noire. Cette table a les mêmes dimensions que le tabouret et elle est portée par quatre pieds en fonte d’une hauteur de 0",45. Elle est percée à son centre d’une ouverture portant un tube de cuivre garni intérieurement de velours noir dans lequel on engage le tube du microscope.

3° La chambre noire composée d’une boîte cubique de o", 14

de côté surmontée d’un soufflet et du logement destiné à recevoir soit le verre dépoli, soit la surface sensible. Elle est guidée par deux colonnes métalliques, le long desquelles elle peut monter ou descendre sous l’action d’une double crémaillère. Ces règles ont

1" de hauteur au-dessus du niveau du tabouret. À cette distance

l’image atteint le format +.

La boîte cubique qui est placée à la partie inférieure de la chambre noire est munie d’un volet latéral qui permet d’examiner l’image sur un petit verre dépoli vertical. L'image est renvoyée sur ce verre dépoli au moyen d’une glace à 45° que l’on amène au moyen d’un petit levier extérieur dans la position convenable.

Ce dispositif a pour but de chercher le point de la préparation que l’on veut reproduire et de bien centrer l'image. On peut même effectuer la mise au point, mais celle-ci sera toujours plus parfaite sur le verre dépoli supérieur.

Il faut signaler dans cet appareil un dispositif spécial qui permet à l'opérateur d’agir avec facilité sur la vis micrométrique du microscope. Un bouton spécial, moleté et garni de caoutchouc, peut être mis en contact avec la vis micrométrique. La tige de ce bouton traverse le plateau supérieur et se termine à son extrémité supérieure par une roue moletée de grand diamètre qui se trouve ainsi à portée de la main et permet d'imprimer à l'objectif des mouvements extrêmement pelits, ce qui donne d’autant plus de perfec-

tion dans la mise au point.

Appareil de M. Duchesne.

nous avons indiqués, il faut, après avoir fait l’étude au microscope,

Dans les divers dispositifs que

transporter celui-ci sous l'appareil photographique, ou encore porter la préparation seule sur la platine d’un autre microscope s

spécialement réservé aux reproductions photographiques. Dans

un cas comme dans l’autre, il faudra à nouveau retrouver l’éclairage le plus convenable pour mettre en lumière la partie que l’on veut reproduire. D'où perte de temps et, dans certains cas, difficultés sérieuses pour retrouver l'éclairage le plus convenable. On sait, en effet, que dans quelques études on ne peut discerner cer-

tains éléments qu'avec des éclairages d’une incidence particulière,

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