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LE GÉLATINO-BROMURE D’ARGENT

VIII. Séchage de la plaque de gélatino-bromure. — II ne reste plus qu’à sécher la plaque. On peut la sécher à l’air libre, en une chambre obscure. On peut aussi recourir à une étuve. Ce dernier moyen paraît préférable. L’étuve doit être maintenue à une température convenable, et l’air doit s’y renouveler facilement, à la condition qu’on arrête au passage les poussières qu’il apporte inévitablement.

Il y a dans cette opération deux écueils à éviter : ne pas trop longtemps chauffer pour éviter la transformation isomérique de la gélatine; en second lieu, ne pas laisser, la plaque s’humidifier, après être sortie de l’étuve, car elle représente alors un terrain de culture excellent pour les microbes.

La plaque de gélatino-bromure est conservée en boite close. Sans lui faire subir une opération nouvelle, on l’expose quand on veut dans la chambre noire.

La durée de la pose dépend, comme nous l’avons dit, d’une foule de circonstances déjà mentionnées; c’est à l’opérateur qu’il appartient de régler à l’avance cette durée, en tenant compte de ces influences diverses.

Quand on a abaissé le volet du châssis et retiré la plaque, on constate, en s’éclairant uniquement avec la lanterne à verre rouge, qu’elle n’a en rien changé d’aspect; et ce n’est qu’en la mettant en contact avec un révélateur approprié qu’on voit l’image se dessiner et se développer progressivement.

Donc, encore cette fois, l'image existait sur la plaque avant que le révélateur n'intervint ; elle s'y trouvait à l’état lale> U.

Le même fait se produit toujours, quelle que soit la nature du véhicule employé.

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