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APERÇU THÉORIQUE DE LA FORMATION DE [/ IMAGE ET DE SON DÉVELOPPEMENT

Pour nous rendre compte de la formation de l’image latente et pour faire comprendre le mode d’action de la substance dite révélatrice, il est nécessaire de rappeler certains principes, certaines lois physiques qu'une étude approfondie de l'agent lumineux a permis d’établir.

Un admetlait autrefois que le spectre total fourni par une source lumineuse résultait de la superposition de trois spectres : le spectre calorifique, le spectre lumineux, le spectre chimique. C’était là une interprétation inexacte des faits observés.

En réalité, chat/ ne radiation définir par la long unir d'onde </ui lui correspond est une et homogène . Seulement, l' effet produit par elle , le mode de transformation de son énergie , dépend de la nature chimique et de la constitution physique de l'écran qui la reçoit.

Étant donné un écran récepteur convenablement choisi, l’énergie empruntée à la source par la radiation considérée pourra acquérir l’une ou l’autre des formes suivantes : calorifique, lumineuse, chimique, mécanique.

Prenons, par exemple, le rayon bleu que nous isolons dans le spectre solaire : nous constatons qu’en le faisant tomber sur un thermomètre pris comme écran, celui-ci accuse une élévation de température ; l'énergie primitive de la radiation s’est transformée en énergie calorifique .

Faisons tomber ce môme rayon bleu sur l'écran rétinien de notre œil : il y provoque une modification spéciale, et, par suite, une sensation transmise au cerveau; la forme lumineuse de l’énergie s’est manifestée.

LE GÉLATINO-BROMURE d’aRGENT

Concentrons cette même radiation sur une plaque au bromure d’argent, dans certaines conditions que nous préciserons bientôt : le bromure est décomposé ou, du moins, ses éléments simples contractent des combinaisons nouvelles ; l’énergie s’est transformée en énergie chimique.

Maintenant, pour un écran donné, il arrivera que telle ou telle modification de l’énergie ne pourra se produire à son contact qu’autant que la radiation incidente appartiendra à une certaine région du spectre solaire; ou, pour parler d’une façon plus précise, qu’autant que cette radiation aura une longueur d'onde comprise entre certaines limites bien définies.

Ainsi la rétine, chez l’homme, n’est sensible que pour des rayons dont la longueur d’onde est comprise entre Û;J-,8t et 0,36 (le micron étant pris pour unité de longueur), c’est-à-dire depuis le rouge sombre jusqu’à l’extrême violet.

Au-dessus de 0,81 dans l' infra-rouge et au-dessous de 0,36 dans l’ultra-violet, notre rétine placée, comme elle l’est, dans les milieux que renferme l’œil, n’est nullement impressionnée par les radiations venues du soleil.

Pourtant il existe dans l’infra-rouge des radiations capables d’agir sur le thermomètre et même, quoique faiblement, sur le chlorure d’argent.

Pareillement, nous trouverons, dans l’ultra-violet, des radiations pouvant agir sur le thermomètre et sur les sels haloïdes d’argent. Seulement, cette fois, la forme chimique de l’énergie sera prédominante. Mais ni les unes ni les autres de ces radiations ne pourront impressionner notre rétine, au moins dans les conditions particulières où cette rétine se trouve placée, car les milieux de l’œil : humeur aqueuse, cristallin, humeur vitrée, exercent, il n’en faut pas douter, une

action absorbante sur les radiations qui les traversent avant d’atteindre la rétine.

Pour une môme dépense d'énergie effectuée par la source qui émet une radiation déterminée, l’action sur la rétine ou la sensation lumineuse qui en est la conséquence est fonction de la longueur d’onde du rayon considéré.

Ainsi, en prenant pour unité la sensation lumineuse produite par le rayon rouge sombre dont la longueur d’onde X est égale à 0,75, l’intensité de la sensation acquiert, d’après M. Langley, les valeurs suivantes :

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