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UNE DESCENTE EN SCAPHANDRE DANS LA BAIE DE PIERREFITTE

L’usage du scaphandre peut donner des indications très utiles dans le voisinage immédiat de la côte, mais la profondeur que l’on peut atteindre ainsi est relativement très faible, et la région explorée est nécessairement très limitée. La description d’une descente en scaphandre le fera bien comprendre aux lecteurs.

Entre Banyuls et Cerbère, il existe une baie assez vaste que l’on appelle la baie de Pierrefitte. Elle est découpée en petites baies secondaires parmi lesquelles se trouve l'anse de la Barcarolle. C’est un point relativement abrité du mistral où les courants viennent déposer des quantités de petites coquilles d’espèces variées, qui font regarder celte baie comme un endroit à explorer par tous les conchiologistes du Roussillon.

Nous mimes à profit une belle journée (juillet 1892) pour aller nous ancrer avec la balancelle du laboratoire à l’entrée de la baie. Il existe, en effet, assez loin de terre et par le travers de Pierrefitte, une pointe rocheuse qui émerge à peine et où je pensais qu’une exploration en scaphandre serait très fructueuse.

Le bateau est bientôt solidement établi à l'aide de plusieurs amarres disposées dans différents sens pour le tenir immobile malgré le courant. Je revêts l'habit, le

casque et les lourds souliers; soutenu par deux aides, je descends Je long de l'échelle, appendue au bord du bateau, et je m'immerge dans beau jusqu'à la ceinture.

On me place sur le dos et sur la poitrine les poids qui doivent achever de me lester; le chef d'équipe visse la glace située à la partie antérieure du casque et bouche ainsi le dernier orifice qui me mettait en communication avec l'air libre.

Transformé en scaphandrier, je m'enfonce alors dans l'eau. Après cette première immersion, je quitte l'échelle et me cramponne à une corde qui descend jusque sur les rochers où elle est maintenue à l’aide d un corps lourd, une grosse pierre, qui s’est logé dans une fente.

Mon premier soin, car je suis déjà habitué à la manœuvre, est de régler la soupape par où l’air injecté par la pompe s’échappe en bouillonnant.

Cette soupape, en effet, joue un rôle essentiel dans le bon fonctionnement de l'appareil, et le plongeur peut, en vissant ou en dévissant sa partie supérieure, livrer passage à une quantité variable de gaz.

Si la soupape est trop serrée, l’air retenu dans le vêtement le gonfle, le distend en une sorte de ballon qui a tendance à flotter. Si la soupape est au contraire trop largement ouverte, l’air n’a plus de raison pour séjourner dans l’intérieur du vêtement ; ce dernier s'applique, se moule sur toutes les parties du corps et produit une compression désagréable.

Dès que j'ai réglé la soupape par tâtonnements et que je me suis assuré qu elle ne laisse échapper que la quantité de gaz superflue, je me laisse doucement glisser le long de la corde.

11 importe en effet de ne pas descendre avec trop de

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précipitation, comme on est tenté de le faire les premières fois qu’on revêt l’habit du scaphandrier. Si l’on s’immerge brusquement à une profondeur qui dépasse 10 mètres, les inconvénients se font sentir avec une réelle brutalité.

L’oreille est particulièrement incommodée dans ce cas, et une douleur extrêmement vive avertit le Iravailleur de l’imprudence qu’il vient de commettre Cette douleur lancinante s’explique par une raison physiologique.

L’oreille moyenne est une cavité close, séparée seulement de l’extérieur par une membrane llexilde qu’on appelle le tympan.

Cette cavité, close à l’état normal, peut se mettre en communication avec l’extérieur par l’intermédiaire de la trompe d’Eustache, qui aboutit dans l'arrièrebouche au niveau des fosses nasales.

La trompe d’Eustache ne s’ouvre qu’à certains moments. L’acte de la déglutition est nécessaire pour faire bâiller son orifice externe. Si l’on descend trop précipitamment, l’air contenu dans l’oreille moyenne se comprime, sous l'influence de la pression croissante, son volume diminue, le tympan est refoulé dans l’intérieur de la cavité de l’oreille moyenne et sa tension cause cette douleur insupportable que nous avons signalée plus haut.

Il semble qu’une simple déglutition devrait rétablir l’équilibre et permettre l’introduction dans l’oreille moyenne de la quantité d’air nécessaire pour rendre au tympan sa tension primitive. 11 n’en est rien et, malgré les déglutitions répétées, la douleur subsiste.

Ce phénomène curieux tient probablement d’une part à une sorte d’érétisme de la paroi de la trompe qui se produit sous l’influence de la douleur et qui maintient la fermeture du canal; il tient probablement

aussi à la persistance de la sensation sur la membrane même du tympan qui, ayant été anormalement tiraillée, continue à donner une impression douloureuse même lorsqu’elle est revenue à sa tension primitive.

La descente s’est bien effectuée : me voici sur une surface solide, en contact avec la paroi rocheuse; il ne me reste qu’à m’orienter pour suivre une route certaine qui me permette de commencer les recherches avec sécurité.

Les points de repère que le scaphandrier a d’ordinaire à sa disposition sont assez difficiles à relever ; les chaînes qui servent à ancrer le bateau au fond de l’eau, la corde qui lui a servi à descendre vont s’estomper et se perdre dans une sorte de brume dès qu'il va s’éloigner.

Heureusement il existe un autre moyen de s’orienter, plus sûr que ceux que pourraient lui fournir les objets immergés.

Le soleil, qu’on ne peut regarder on face lorsqu’on se trouve hors de l'eau, s’aperçoit encore distinctement même lorsqu’on est immergé très profondément. H a perdu, il est vrai, une grande partie de son éclat, mais le globe étincelant est assez nettement visible à travers la vitre supérieure du casque pour qu’on puisse prendre sur lui un point de repère qui ne trompe jamais.

Grâce au soleil, un scaphandrier un peu exercé a d’ordinaire un moyen sûr et commode de se diriger et d’éviter de marcher à l’aventure, comme cela arrive forcément aux novices.

Dans le cas actuel, la pente, très raide, peut également me servir de guide.

Je reconnais la pierre à laquelle est fixée la corde

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qui descend du bateau, je sais qu’elle a 10 mètres de longueur et je suis par là même au courant de la profondeur où je suis déjà.

— Rien ne me presse; je m’accroupis dans un creux de roche et j’inspecte les environs : En face de moi, je vois l’eau transparente, sans rien de plus, c’est le côté du large, la nappe d’eau sans lin qui s’étend bien au-delà de ma vue ; derrière moi, c’est la pente abrupte que je devrai remonter pour retourner

Fig. — Un crabe (Maya) photographié dans une fente de rocher à 2 mètres de profondeur (1" appareil).

vers le bateau; sous mes pieds la roche s'incline, et toutà l'heure je suivrai ce plan incliné pour descendre aussi bas que je pourrai.

Mon inspection esl finie, en route maintenant. Je me redresse avec précaution pour me laisser tomber ensuite en avant. Celle manœuvre peut paraître bizarre,

mais la marche au fond de l'eau ne s'effectue pas comme à la surface du sol; les conditions d’équilibre sont absolument changées.

Le milieu eau étant beaucoup plus dense que le milieu air, la station de l’homme qui se déplace doit différer totalement.

L’effort à déployer pour vaincre la résistance du milieu ambiant étant beaucoup plus considérable, au lieu de conserver la station verticale, on adopte instinctivement, quand on se déplace, une station oblique qui rapproche la partie supérieure du corps du fond, et l’angle qu’on trace par rapport au plan figuré par le fond de la mer tend à devenir de plus en plus aigu.

En un mot, quand le scaphandrier progresse un peu rapidement sur le fond, il se couche presque complètement en avant dans une position qu'il lui serait impossible de conserver dans l’air sans tomber.

Sur la droite une fente de rocher attire mon attention ; j’en vois sortir des touffes de verdure et je m’approche pour l’examiner de plus près. La fente s'étend très loin et s’évase vers le haut comme si la roche avait été fendue d’un coup de sabre, je distingue à quelques mètres de moi deux grosses dorades qui broutent sur les parois. Elles me paraissent énormes, plus grosses qu’elles ne le sont en réalité, car l’eau exagère certainement leurs dimensions.

Un instant, je délibère si je ne vais pas leur donner la chasse ; mais je réfléchis que, malgré le poignard qui pend à mon côté, je ne suis qu'un pêcheur médiocre et que j’en serai probablement pour ma peine, d'ailleurs je me suis promis de descendre plus bas et je ne veux pas perdre mon temps.

Je quitte la fente à regret et je commence à glisser

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le long de la roche avec beaucoup de précautions.

A moitié accroupi contre la paroi, exécutant chaque mouvement avec une sage lenteur, je dois avoir l’air

Fig. 10. — Poisson pris en instantané au moment de son passage devant l’objectif.

d’un gros crabe en villégiature. Mais je n’en ai cure, car je sais fort bien que, dans le milieu dense où je manœuvre, je dois éviter tout mouvement brusque, qui me causerait une dépense de forces inutile et sans résultat efficace.

Toute l'habileté du scaphandrier doit se résumer dans ce vieil adage : « Se hâter lentement. »

Veut-il saisir un objet? Au lieu de chercher à l’atteindre en se baissant, il doit prendre l’habitude de se laisser tomber sur la proie convoitée, sûr d’avance

LA PHOTOGRAPHIE SOUS-JJARIXE

que sa chute ne l’amènera pas sur le fond, à moins que par un mouvement de tête il n'ait ouvert la soupape qui se trouve à sa disposition et qui fait échapper brusquement l’excès d’air que contient son vêtement.

Je m’enfonce peu à peu, sagement j’ai gagné du terrain; maintenant, j'ai perdu de vue la corde qui pendait du bateau et je n’ai plus que la paroi rocheuse pour me guider, car le soleil est masqué par la roche elle-même, mais je ne me préoccupe guère de ma solitude, je viens d’apercevoir dans un coin un joli groupe de gorgones d'un beau jaune et, tout à côté, un autre coralliaire tout petit, mais fort intéressant à observer sur place, la balônophyllia regia, qui a la forme d'une coupe hérissée de petits tentacules transparents et de couleur orange.

Je reste absorbé dans la contemplation de tout ce petit monde lorsqu’un brusque coup de corde me ramène en contact avec le monde extérieur. C’est le patron qui me demande « si tout va bien » ; je me bâte de répondre par le même signal, car je ne désire pas prolonger la conversation.

Elle ne comporte pas, d’ailleurs, de grandes phrases :

Un coup de corde venant du bateau veut dire : « Comment vous portez-vous ? »

Un coup de corde venant de moi : «Très bien, merci. »

Deux coups de corde du bateau : « Remontez doucement. »

Deux coups de corde de moi : « Remontez-moi doucement. »

Enfin trois coups de corde du bateau : « Nous vous remontons, il y a urgence. »

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Et trois coups de corde de moi : « Remontez-moi vite, je suis en danger. »

Le vocabulaire, on le voit, n’est pas compliqué, et j’espère bien n’avoir jamais à user du troisième signal.

Je décolle avec précaution un échantillon de balono phyllie, que j’emmagasine avec précaution dans le blet qui pend à ma ceinture, et je recommence à descendre.

Me voilà au bas d’une première pente : je suis dans une sorte de trou, car, en face de moi, la roche se relève, ainsi que sur les côtés.

Pour descendre plus bas, il faudra commencer par remonter.

Avant de me décider à me remettre en route, je réfléchis longuement. Je m’imagine que je suis déjà à une grande profondeur, car la muraille rocheuse assombrit le paysage ; peut-être suis-je arrivé dans la région du corail, il va falloir visiter les fentes pour en trouver quelques branches.

Je vais bien, quoique j’aie la tête un peu lourde et que le vêtement, qui se moule un peu trop sur le corps, rende plus pénible la respiration. Je me parle à haute voix, bien sûr que je serai seul à m’entendre. Ma voix me fait un très drôle d’effet, je l’entends comme si on me parlait de très loin, ce qui tient évidemment au bruissement de la pompe.

Une bande de poissons passe à portée de mon casque ; ils ont de jolies raies bleues et rouges sur le dos : ce sont des Girelles qui viennent voir quel singulier animal a élu domicile dans ce trou; à mes pieds des Rougets profitent de ce que j’ai remué le sable pour tâter le terrain à l’aide de leurs barbillons, en quête de quelques vers marins.

Décidément, il n’y a pas de Corail dans les fentes,

mais un beau bryozoaire, qui en a la couleur et qui forme des touffes de plusieurs ! décimètres carrés. Il faut remonter jusqu’au haut de la paroi qui est en face de moi.

Je visse légèrement la soupape et j’attends que le

Fig. 11. — Quelques algues à la surface d'un rocher (lür appareil).

vêtement se gonfle, puis, sans effort, je me bisse jusqu’au point voulu ; je me suis transformé momentanément en ludion ; un bon coup de tête sur la soupape, je me dégonfle et je reviens à l’état normal.

Je suis maintenant sur le bord d’une nouvelle pente, et je commence à redescendre de quelques mètres ; je tombe en arrêt devant un petit bâtonnet blanchâtre: cette fois c’est bien un morceau de corail, mais, c’est le fragment d’une colonie morte depuis longtemps. Un peu de courage ! le corail vivant ne doit pas être foin...

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Tout entier à cette recherche, j’ai de nouveau oublié le monde extérieur, les hommes qui pompent là-haut et qui n’ont pas le plaisir de vivre avec les poissons ; mais voici le contact qui se rétablit.

Cette fois, j'ai ressenti deux secousses; le patron me demande de remonter.

Remonter! Je suis fort eu colère, qu'est-ce qui leur prend là-haut? Remonter juste au moment où je vais peut-être faire une abondante récolte !

Je signale que je vais bien! Mais, de nouveau, la corde m’envoie deux secousses.

Décidément, il faut remonter. Je résisterais volontiers, mais la corde de sauvetage se tend, ce qui m'indique nettement qu'il n’y a pas de confusion dans les signaux et qu’on désire me ramener à la surface, de gré ou de force.

Je fis donc contre mauvaise fortune bon cœur, et je me dirigeai tout doucement vers le haut du talus, jusqu’au moment où je retrouvai la corde qui pendait du bateau.

En arrivant à fleur d’eau, je n’eus pas besoin d'explications : le temps s’était brusquement couvert, un orage menaçait, et il était grand temps de dégager le bateau de ses amarres si l’on voulait rentrer à Ranyuls avant le coup de mistral.

J’étais, d’ailleurs, resté dans l’eau près d’une heure, et quand je m’informai de la profondeur où j’étais descendu, je constatai avec étonnement que je n’avais pas dépassé 18 mètres, ainsi que le prouvait la longueur de la corde de sauvetage qu’on avait mise à l’eau et les indications encore plus précises du manomètre interposé sur le courant d’air de la pompe.

Je pensais être descendu beaucoup plus bas, et je n’avais atteint que la moitié environ de la profondeur où peut aller un scaphandrier exercé.

Ainsi que je le faisais remarquer au début de ce chapitre, les profondeurs qu’on peut atteindre ont, en effet, des limites assez restreintes; même les scaphandriers de profession ne peuvent se flatter, avec les appareils actuels, de descendre à une profondeur considérable.

Nous ne connaissons guère sur ce point qu’une observation ayant un caractère vraiment scientifique.

Un navire anglais, le Cohimbian , ayant coulé par 60 mètres de fond dans le voisinage des îles d’Ouessant, on voulut essayer de sauver la cargaison en le faisant visiter par des scaphandriers.

Un seul, un nommé Deschamps, consentit à tenter l'aventure. A 40 mètres de profondeur, il commença à éprouver des troubles sérieux; il continua cependant à descendre, mais un peu plus bas, il fut en proie, par suite de l’augmentation de pression, à des hallucinations qui lui lirent perdre connaissance. On dut le remonter, et il arriva à la surface de l’eau si congestionné qu'on craignit pendant quelque temps pour sa vie.

Il semble donc que dans les conditions actuelles, même en tenant compte des différences individuelles, il est impossible au scaphandrier de dépasser sans courir des risques sérieux une profondeur de 40 à 45 mètres.

Bien d’autres observations pourraient, il est vrai, être opposées à celle-ci; des chiffres plus élevés ont été donnés, mais ils manquent tous d'un contrôle scientifique sérieux et semblent appartenir à la catégorie des récits fabuleux.

Cette limite que nous indiquent les données scientifiques, cette limite de 4 à 5 atmosphères, audelà de laquelle le scaphandrier est en danger de mort,

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pourra-t-elle être dépassée dans l’avenir? Peut-on espérer qu’à l’aide de perfectionnements nouveaux, soit dans la structure, soit dans la disposition de l’appareil, on puisse tendre à éloigner cette limite au-delà des données actuelles?

Les remarquables expériences de Paul Bert effectuées dans des cages métalliques permettent d’entrevoir que dans un avenir prochain, on pourra descendre sans danger, en se soumettant à des pressions plus fortes que celle que nous fait supporter une colonne d’eau de 40 mètres.

La compression brusque a des effets nuisibles, moins nuisibles en tout cas qu’une décompression de même rapidité. Il est probable cependant que, par une compression savamment ménagée, on pourra amener l’homme à supporter des pressions beaucoup plus considérables.

Le scaphandrier de l’avenir, que je ne désespère pas de voir s’adonner couramment aux recherches zoologiques, devra donc être mis en possession, à diverses profondeurs, de sortes de relais où il pourra se mettre en équilibre de pression avec le milieu ambiant.

Une fois cet équilibre atteint, il pourra s’enfoncer de nouveau pour parvenir à une profondeur de plus en plus grande.

Ceci n’est pourtant qu’une hypothèse, et la question de l’avenir du scaphandre et des limites de profondeur auxquelles il est possible d’arriver soulève toute une série de problèmes.

Il n’est nullement prouvé, en effet, que l’accoutumance à la pression suffise pour permettre de descendre plus bas; il faudrait d’abord établir, comme se le proposait Paul Bert, quelle doit être la proportion d’oxygène à introduire dans le nouveau milieu qui va constituer l’atmosphère artificielle du relais.

Le dosage de l’oxygène aurait en effet, dans ce cas, une importance toute particulière, car il n’est nullement prouvé qu’une proportion donnée d’oxygène agisse de la môme façon sur l’organisme quand la pression change notablement. Il y aurait lieu aussi de tenir compte du danger produit par l’empoisonnement par l’azote. Ces premiers points complètement élucidés, il y aurait bien d’autres questions à envisager que nous ne pouvons examiner ici sans sortir de notre sujet et pour lesquelles nous renvoyons aux remarquables travaux publiés à ce sujet par M. Phillipon, et dont on trouvera le résumé dans plusieurs notes insérées aux Comptes Rendus cle l’ Académie des Sciences.

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