LES ANIMAUX LUMINEUX
Les observations que nous venons de noter dans le chapitre précédent montrent que dans les grandes profondeurs tous les rayons émanés du foyer solaire sont éteints et qu'il règne dans les abîmes une nuit que nous pouvons considérer comme le noir absolu.
Devant cette conclusion qui semblerait pourtant découler d’expériences bien conduites, les naturalistes au courant de la faune abyssale ne pourront s’empêcher d’émettre un doute. Non, même si les rayons solaires qui impressionnent les plaques photographiques ne parviennent pas dans les couches profondes de la mer, l’obscurité, au sens propre du mot, peut ne pas être absolue. Tout d’abord certaines vibrations que nos instruments ne savent pas enregistrer peuvent encore exister.
Ceci n’est qu’une hypothèse qui n’a que la valeur d’un doute, mais ce doute est justifié en face de notre ignorance actuelle sur ce qui se passe dans les abîmes.
Cette appréciation pourra paraître sévère, et l’on pourrait me faire remarquer que parler dans ce cas d’ignorance, c’est faire vraiment trop bon marché des efforts accumulés par des légions de naturalistes, et
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de toutes les découvertes qui ont enrichi les sciences naturelles depuis qu’ont été tentées les grandes expéditions scientitiques.
Quoique je ne méconnaisse nullement le mérite des découvertes déjà faites, je maintiens cependant le mot d’ignorance parce qu’il est juste et que sa justesse est prouvée précisément par certaines de ces découvertes.
Sans doute, on a fait de riches trouvailles, mais on peut se demander ce que nous réserve l’avenir, lorsque l’on constate que, non pas des animalcules microscopiques, mais des animaux de plus de 2 mètres de longueur, remarquables par des particularités étranges de leur organisation, ne sont encore connus qu’à l’état de débris informes :
L’extrait suivant d’une note présentée à l’Académie des Sciences par le savant professeur de Rennes, le Dr L. Joubin, le prouvera au lecteur :
« Pendant la campagne scientifique, dit Al. Joubin, que S. A. le Prince de Monaco effectua durant l’été de 1895 dans les eaux des Açores, un Cachalot ( Phy se ter macrocephalus Lacépède) fut capturé.
« Ce cétacé mesurait 13m,70 de long.
« Au moment de mourir, l’animal rejeta plusieurs grands Céphalopodes qu’il venait seulement d’avaler, comme le prouve leur parfait état de conservation. Parmi eux on remarque trois grands exemplaires, longs de plus de 1 mètre, d’une espèce probablement nouvelle, du genre Histioteuthis , aussi peu connu qu’intéressant au point de vue morphologique. On recueillit, en outre, les corps de deux grands Céphalopodes dont il sera question plus loin.
« Lorsque, un peu plus tard, on ouvrit l’estomac du Cachalot, on le trouva rempli d’une quantité de débris d’autres Céphalopodes à demi digérés. Plusieurs d’entre
eux sont en trop mauvais état pour être utilisés. Tous sont de très grande taille, et je n’estime pas à moins d’une centaine de kilogrammes le poids de tous ces Céphalopodes vivants.
« Les corps des deux grands Céphalopodes constituent une des nouveautés les plus intéressantes de la campagne scientifique de S. A. le Prince de Monaco.
« Leur structure et leur aspect les éloigne tellement de tout ce qui est connu chez ces animaux qu’il est impossible de les faire rentrer dans aucune espèce, genre ou famille de cet ordre. Je propose pour eux le nom de Lepidoteuthis Grimaldii, en espérant que la découverte d’exemplaires complets permettra de déterminer leurs affinités.
« L’un de ces animaux, à demi digéré, ne peut servir à l’étude; l’autre, dépourvu de tête, est beaucoup mieux conservé dans le reste du corps. C’est une femelle, dont le sac viscéral, après un séjour prolongé dans le formol et l’alcool, mesure encore 90 centimètres de long; on peut, d’après cette dimension, penser que l’animal complet devait dépasser 2 mètres.
« Le corps a la forme d’un cornet et porte une volumineuse nageoire ronde. La surface du sac est recouverte de grosses écailles rhomboïdales, saillantes, imbriquées, solides, et disposées en files spirales montant depuis la pointe jusqu’au bord paliéal. Cela figure assez bien une gigantesque pomme de pin.
« La nageoire est très puissante; elle occupe près de la moitié de la longueur du corps; elle est dépourvue d’écailles. J’ai pu dégager de la paroi dorsale une longue plume cannelée dont les deux bords, libres en haut, sont soudés dans le quart inférieur en un cône aigu.
«Les écailles, dont le nombre dépasse plusieurs milliers, constituent au Lepidoteuthis Grimaldii une véri-
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table cuirasse qui donne à l’animal un aspect étrange, rappelant certains poissons Ganoïdes, ou la carapace de divers fossiles.
« Aucun autre Céphalopode ne présente une semblable disposition tégumentaire.
« Chacune de ces écailles rhomboédriques repose sur un amas circulaire de petits chromatophores ; la surface carrée supérieure est creusée d’une cupule de 3 à 5 millimètres de diamètre, renfermant des chromatophores, et recouverte d’une membrane ronde, convexe, probablement translucide sur le vivant, enchâssée comme un verre de montre entouré d’une rainure circulaire, dans le cartilage de l’écaille.
« Sur des coupes, on voit que ces écailles surmontent le plan musculaire dermique, et qu’elles consistent en un tissu transparent, spongieux, contenant un très grand nombre de fibres élastiques et des faisceaux musculaires; parmi ces derniers, on en remarque de circulaires faisant le tour de l’écaille et servant probablement à augmenter sa saillie.
« L'estomac du Cachalot contenait encore un autre Céphalopode de grande taille, pourvu d’une très grande nageoire, dont la peau renfermait quelques organes photogènes épars. La tête manque là aussi, ce qui empêche d’affirmer la nouveauté de l’espèce, que laisse prévoir la forme du corps.
« Enfin un grand nombre de gros becs et de plumes étaient encore contenus dans l’estomac du Cachalot.
« On peut signaler encore, ajoute le savant professeur de Rennes, dansune autre partie de cette communication, parmi ces débris, une énorme couronne tentaculaire d’un Céphalopode dont le corps n’a pu être retrouvé, appartenant vraisemblablement au genre Cuciotenthis, connu seulement par quelques fragments.
« Les bras musculeux qui la composent, et dont
chacun, bien que conservé, est presque aussi gros que celui d’un homme, étaient couverts de grandes ventouses, armées d’une griffe acérée, aussi puissante que celle des grands carnassiers. Il reste près d’une centaine de ces ventouses encore adhérentes au bras. »
Que de découvertes intéressantes nous font présager de pareils débris ! Quand ces formes extraordinaires pourront-elles être extraites des profondeurs où elles s’abritent, hors de la portée des appareils actuellement utilisés par les naturalistes?
Cette trouvaille dans le ventre d’un Cachalot nous montre l’imperfection des instruments que nous employons.
L’estomac du Cachalot a mieux travaillé que la plus perfectionnée de nos dragues.
On 11e peut évidemment songer à dresser à la chasse en grande profondeur des Cachalots de 13 mètres de long, comme certaines peuplades utilisent le Pélican pour la pêche du poisson. Il faut, en attendant mieux, se convaincre qu’il y a encore beaucoup à faire pour perfectionner nos instruments d'investigation et que nous sommes loin de connaître tous les habitants des abîmes.
Pouvons-nous, dans ces conditions, prétendre que nous savons exactement les conditions dans lesquelles vivent ces animaux?
Là encore, nous n’avons que quelques légers indices qui nous font soupçonner que leur genre de vie n’est nullement comparable à celui des animaux de surface.
Qu’on me permette de rappeler à ce sujet un souvenir personnel :
Il y a quelques années, avant de m’adonner à la photographie sous-marine, j’avais eu l’idée d’étudier
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méthodiquement la faune des grands fonds, qui se trouvent à portée du laboratoire Arago par le travers du cap C reus.
Au lieu de traîner au hasard la drague, je voulais
Fig. 46. — La bouée flotte en supportant les appareils immergés dans les grandes profondeurs.
placer au large une série de pièges que nous ne devions relever qu’à de longs intervalles.
M. de Lacaze-Duthiers, le savant directeur de la station, à qui j’avais communiqué mes projets, voulut bien favoriser ce travail et mettre à ma disposition le vapeur de la station pour réaliser le but que je poursuivais.
Au lever du jour, nous nous mettions en route jusqu’au cap Greus, puis nous allions au large, où j’immer-
geais, par 700, 800 mètres de fond, des nasses, des casiers et des palangres qui venaient se rattacher à une bouée (fig. 46) que nous abandonnions ensuite pour aller passer la nuit en Espagne, dans la petite baie de Port Ligat, où nous attendions, à l’abri du mistral, le résultat de la pêche.
Ce travail a malheureusement été interrompu trop tôt : Une tempête, qui dura plus de huit jours, emporta un beau matin tous nos engins; je perdis du même coup tous nos appareils et les 1.500 mètres de corde qui les reliaient aux bouées; mais avant ce jour néfaste qui mettait fin à mon entreprise, j’avais effectué plusieurs pêches fructueuses. Le résultat de l'une d’elle se trouve consigné fidèlement dans le cliché reproduit [fig. 47).
On y voit, entre autres, dix squales de belle taille qui pendent le long du drap blanc contre lequel on les a photographiés. Le lecteur a certainement remarqué leurs yeux énormes. Ce sont des Centrophores ( Centra phorus granulosus) dont on ignorait l’existence dans ce coin de la Méditerranée et c’est à cause de ces animaux que j’ai rappelé les faits qui précèdent.
Voici des squales qui vivent au large du cap Creus, dans des fonds de 700 à 800 mètres ; il en existe une espèce voisine qu’on pêche couramment à Cétubal par 1.000 brasses de profondeur. Ils sont, si l'on en croit les expériences d’immersion des plaques photographiques rapportées plus haut, plongés dans le noir absolu, toutes les radiations solaires sont éteintes avant d’arriver jusqu’à eux, et cependant ils ont des yeux, non pas de petits yeux en voie de dégénérescence, mais des yeux énormes, gros comme des lanternes...
A quoi leurs yeux peuvent-ils leur servir ?
Il est bien peu probable que ce soit un simple ornement et que ces chasseurs voraces qui vivent de proie,
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Fig. 67.
— Résultat d’une pêche faite par l’auteur à 700 mètres de profondeur, au large du cap Creus.
comme tous les squales, n’utilisent pas ces deux gros organes visuels qui leur donnent une physionomie si singulière.
Il suffit de poser la question pour montrer combien il nous reste de choses à apprendre.
A ce premier point d’interrogation, combien d’autres viennent se joindre!
Au moment de l’invasion des sous étrangers, quand les caisses publiques ont refusé de recevoir cette monnaie douteuse, beaucoup de lecteurs ont dû remarquer dans les omnibus les conducteurs faisant la manœuvre suivante : Au moment de faire leur recette, le conducteur avisé entr’ouvrait sa veste et comptait sa monnaie à l’aide d’une petite lanterne sourde appendue le long de son gilet; grâce à ce filet de lumière, il contrôlait l’effigie des pièces et pouvait faire entrer en confusion les clients indélicats qui essayaient d’écouler une pièce sans valeur ou démonétisée.
Eh bien! certains poissons ont leur lanterne sourde. Tel, le Halosarcropsis-Macrochir capturé au sud des Açores par 1.372 mètres de fond et étudié par le Dr Richard *.
Mais il ne se contente pas d’une seule lanterne sourde comme notre conducteur d'omnibus. A lui tout seul, il est plus illuminé qu’un candélabre et présente soixante-quatre écailles, munies de leur organe lumineux, protégé pa>* une membrane.
Il n’y a pas du reste que les poissons qui éclairent ainsi les profondeurs de la mer. Chez les Céphalopodes, par exemple, nous trouvons encore des organes phosphorescents.
1 Résultats des campagnes scientifiques accomplies par son Yacht, par Albert l*p, prince souverain de Monaco, publiés sous sa direction avec le concours de M. Jules Richard, docteur ès sciences, chargé des travaux zoologiques à bord, 1896.
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Dès 1834, le vieux et savant naturaliste Verany envoyait au Muséum de Paris une pieuvre très remar-
quable que Férussac décrivit sous le nom peu harmonieux d’ Histioteuthis Bonelliana ( fig . 48).
Si l’on en juge par la description de Férussac, cet animal a une livrée des plus riches lorsqu’il est vivant. Voici en effet, à peu près, les termes dans lesquels il le dépeint :
La couleur générale est rose clair passant au violet. Des points rouge-carmin très vif, les uns plus gros, les autres très petits, le colorent d’un rouge laque très brillant; la membrane qui entoure les bras est d’un très beau cramoisi velouté ;'les bras sur la face interne sont de la même couleur, mais leur extrémité est d’un bleu d’outremer.
La surface inférieure du corps est régulièrement clairsemée de doubles points, disposés en quinconce, dont les inférieurs sont jaune opalin, les supérieurs plus petits et bleus, api ( fig . 48).
On les prendrait les uns pour des saphirs très brillants, les autres pour des topazes, enchâssés dans la peau .
Ces mêmes points cerclent très régulièrement l’ouverture de l’œil et sont régulièrement disséminés sur les parties inférieures et latérales de la tète ; ils disparaissent sur la partie dorsale du corps et sur la région médio-dorsale de la tête ; ils sont très régulièrement disposés en trois rangées sur les bras des trois premières paires, et en cinq sur ceux de la quatrième. Ceux des rangées latérales sontles plus gros et les plus brillants et diminuent progressivement vers l'extrémité des bras. Sur le point d’attache, la nageoire est jaunâtre, le reste en est blanc rosé livide ; elle est marquée de points très fins, rouge laque carminée.
Après la mort, les points brillants perdent leur éclat.
Verany, qui avait récolté l’animal, avait d'ailleurs été enthousiasmé de son aspect, et il écrivait de son côté :
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« C’est dans ce moment que je jouis du spectacle étonnant des points brillants qui parent la peau de ce Céphalopode déjà si extraordinaire par ses formes; tantôt c’était l’éclat du saphir qui m’éblouissait, tantôt c’était l’opalin des topazes qui le rendait plus remarquable ; d’autres fois ces deux riches couleurs confondaient leurs magnifiques rayons. Pendant la nuit, les points opalins projetaient un éclat phosphorescent; ce qui fait de ce mollusque une des plus brillantes productions de la nature. »
Les deux auteurs ne s’étaient cependant rendu compte de la véritable nature de ces points brillants ; c’est M. le professeur Joubin1 qui, en reprenant l’étude de ces intéressants animaux, a établi, sans conteste, leur signification.
Chacun de ces points brillants représente un appareil d’optique assez compliqué. M. Joubin le compare à une lanterne cylindrique peinte en noir, fermée en haut par une grosse lentille projetant la lumière verticalement et en avant par une autre lentille projetant la lumière horizontalement.
Dans l’intérieur de la lanterne se trouve un miroir parabolique et au-dessus de la lanterne est disposé un miroir ovale sur lequel viennent probablement se réfléchir les rayons verticaux.
Si l’on examine, en effet, la coupe que j’ai reproduite d’après le travail de M. Joubin, on voit que chaque point brillant contient une couche productrice de lumière, c’est la partie qui sert à l’animal pour allumer sa lanterne cp {/îg. 49).
Je ne l’ai figurée que par des traits irréguliers; en réalité, elle est plus compliquée et constituée par plu-
1 Nouvelles recherches sur l’appareil lumineux des Céphalopodes du genre Histioteuthis , par le Dr Joubin, Rennes, 1894.
sieurs sortes d’éléments, dont les plus importants sont de grosses cellules cylindriques à contenu granuleux,
la partie active de l’appareil, soutenues par du tissu conjonctif, au milieu desquelles on aperçoit des cellules nerveuses.
En arrière, E, se trouve la couche de pigment qui sert de réflecteur et qui est d’un beau bleu sur l’animal vivant ; elle est formée de grains nombreux serrés les uns contre les autres.
Les lentilles sont constituées par des cellules formant de nombreuses couches transparentes emboîtées les unes dans les autres autour d’un noyau central sphérique II et Is.
Enfin lesmiroirsm sont essentiellement constitués par des lamelles minces et parallèles de tissu conjonctif et sont doublés à l’extérieur par des éléments noirs qui forment écran en arrière de l’appareil.
Fig. 49. — Appareil de l’Histioteuthis, d’après L. Joubin.
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On comprend facilement le rôle de la couche photogène et celle des lentilles; le rôle des miroirs est plus difficile à interpréter.
D’après M. Joubin, le miroir lenticulaire est disposé de manière à projeter les rayons lumineux, les uns, ceux du fond, vers le haut, les autres, ceux de la région postérieure, vers la lentille frontale. Quant au miroir externe, il suppose que son rôle est double, et il est porté à penser que, d’une part, il projette au dehors les rayons émis par la couche lumineuse à travers la lentille supérieure et que, d’autre part, il sert à faire pénétrer à l’intérieur de l’appareil les rayons calorifiques provenant de l’extérieur et destinés à produire l’excitation de la luminosité par action réflexe.
Quoi qu’il en soit du rôle des miroirs, il n’en est pas moins établi par cet exemple et par bien d’autres que je ne puis citer ici, qu’il y a des animaux dans les grands fonds qui produisent de la lumière.
On voit donc que s’il fait nuit dans les abîmes, il y a cependant quelques réverbères pour guider les passants attardés.
On comprend que les Céphalopodes et les Poissons carnassiers soient munis de lanternes qui peuvent leur être d’un grand secours pour trouver leur proie, mais alors comment opèrent les Centrophores? Il est peu probable qu'ils s’associent à ces animaux lumineux, comme on prenait autrefois des porte-lanternes, pour aller à la chasse !
Sont-ils à l’affût des animaux lumineux pour les dévorer? autant d’hypothèses, autant de points d’interrogation que des recherches précises pourront seules éclaircir.
Ce que nous pouvons dire dès maintenant, c’est qu’il
est possible d’aller prendre des clichés jusque dans ces grands fonds, mais qu’il faudra probablement, pour atteindre les limites extrêmes où l’objectif ira recueillir des documents précis, renoncer à l’appareil étanche que nous avons employé et qui résisterait mal à ces formidables pressions pour utiliser un appareil, à objectif plongeant directement dans l’eau et où l’eau aura librement accès, du genre de celui que nous avons décrit page 172.