XX PREFACE
nées ordinaires de la physiologie. Par toutes ces raisons, et appuyé sur toutes mes études antérieures, je me mis à l'œuvre et je le fis avec courage, dans l'intention de montrer, une fois pour toutes et à tout le monde, le néant de l'organologie phrénologique. J'établis qu'au seul point de vue organologique, la physiologie du cerveau suivant Gall n'est ni possible, ni fondée. Du maître je passai aux disciples ; j'opposai les disciples au maître; je les opposai les uns aux autres, et les suivis, à cet égard, dans toutes leurs contradictions. A leurs faits j'en opposai d'autres, pris en bien plus grand nombre, soit dans ma propre observation, soit dans la leur même; et je voulus qu'on vît, avec moi, que leur pseudo-science n'a pas eu en définitive de plus grands ennemis que ceux qui se sont donné la mission de la démontrer ou de la défendre. La matière s'étendit ainsi sous ma plume ; et quand je fus au bout de ma tache, lorsque j'en vins à formuler un dernier jugement, non-seulement sur l'organologie, mais sur son fondateur et sur le caractère de sa philosophie, je m'aperçus que la réfutation que je venais d'achever dépassait toutes limites, et que la laisser cà l'endroit où je l'avais écrite, c'eût été ronqjrc toute l'harmonie du travail qui l'avait amenée. Je ne pouvais encadrer ainsi un livre dans un autre livre ; mais j'avais encore un motif d'effectuer cette séparation. Lorsqu'on discute les travaux de Gall en anatomie, en psychologie et en philosophie de l'homme, on