‹ La phrénologieChapitre 22 sur 62 · ORGANE DE LA YAMTE · texte numérisé non relu

ORGANE DE LA YAMTE

Placé en dehors de l'organe des hauteurs, et un peu plus bas que lui, il se manifeste sur le crâne par àenx grandes proéminences, saillantes en segment de sphère (1).

Les crânes des aliénés qui se croient rois ou reines avaient déjà servi à Gall à prouver l'organe de l'orgueil ; il les emploie maintenant à démontrer celui de la vanité (2). Il avoue en outre que les singes, dont on sait le goût pour la parure, ont ce dernier très-développé (3). C'est à ces deux seules assertions que se bornent les preuves qu'il donne de son existence. Or, pour ne parler que des singes, qu'on examine leurs cerveaux ou leurs crânes dans les atlas qui les représentent, dans les galeries du Muséum

souvenir à ce savant et spirituel Hoffman, auteur de tant île charmants feuilletons, sans compter tant d'autres charmantes choses, les Rendez-vous bourgeois, le Roman d'une lœure, leSecret : enfin, ce qui est ici pour nous son mérite, le premier et le plus redoutable adversaire de la phrénologie. C'est lui que Gall, à bout de raisons, avait appelé le Bouffon des an^i-orijanolo gistes, et qui répondait : « Eh! pourquoi pas bouffon? Mon professeur de rhétorique m'a toujours dit que je devais élever mon style au niveau de mon sujet. » {Note de la 2e édition.)

(\) Sur les fonctions du cerveau, t. IV, p. 310.

(2) Ibid., t. IV, p. 29C.

(3) Ibid., t. IV, p. 31 i.

EN PARTICULIER. ItiS

d'anatomie comparée, ou môme, car ce mode d'observation est tout phrénologique, à travers les grilles de leur nouveau palais, et l'on se convaincra que la tôte de ces animaux n'offre pas plus la saillie de la vanité que nous ne lui avons vu présenter celle de l'amour de la progéniture.

ORGA^E DE L\ CIRCONSPECTION.

Il élève en proéminence latérale les parties supérieures-postérieures-extérieures des pariétaux, les bosses pariétales, en un mot (1).

Les sujets qui offrent cette conformation et sont la preuve de l'existence de cet organe, sont, comme nous l'avons déjà ^•u, le conseiller de régence Cacadubio, les cbefs d'armée, les serpents et les docteurs en médecine ; ce sont ensuite les mélancoliques, le hibou et l'engoulevent (2). J'ai donné ailleurs (3) la raison physiologique de l'élargissement du crâne chez ces deux derniers oiseaux. Elle n'a, comme on se l'imagine bien, aucun rapport à la saillie de la circonspection, et est tirée tout entière delà largeur de leur bec et de la disposition de leur

(1) Sur les fonct iom du cerveau, t. IV, p. 327.

(2) Ibid., t. IV, p. 368.

(3) De /'organe phrénologique de In destruction chez les animaux, p. -iS et 75.

1 C (i DES ORGANES

yeux. Les mélancoliques doivent, suivant Gall, la triste disposition de leur esprit à un développement excessif de l'organe de la prudence, et ce développement se trahit chez eux par une forte proéminence des bosses pariétales. Or, cette proéminence, tout le monde le sait, est encore bien plus marquée dans les premiers temps de la vie ; et l'on sait aussi combien à cet âge l'espèce humaine est prudente et mélancolique !

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